Un babillard : En reconstruction …

QuébecTribune Babillard politique 001

Bonjour,

Après quelques interventions, vous aurez vite compris que le présent blogue est un excellent moyen, pour moi, de donner libre cours à mon droit de parole sans avoir à me restreindre à un maigre 150 caractères pour autant. Naturellement, je cherche toujours à discourir tout en respectant le code de déontologie journalistique préconisé, entre autres, par le Conseil de presse du Québec ( Télécharger le document pdf | 246 Ko ). Toutefois, cela ne me métamorphosera pas en professionnel des communications pour autant. Ceci étant dit, je persisterai donc à humblement chercher réponses à mes légitimes petites questions, et ce, malgré le fait que la presse a encore le devoir de nous informer tout en ne voulant plus que nous distraire.

Il ne sera donc pas rare, pour moi, de retourner en arrière afin de préciser un fait, ajoutez une date, ou pour carrément imbriquer une toute nouvelle intervention entre deux textes déjà existants, afin de permettre, de par cet ajout, un traitement plus complet et plus structuré d’un même sujet traité. Il serait donc préférable de ne pas toujours ce fier aux dates de publication de mes articles, car l’ordre de lecture prime sur le reste.

Mr Le Contribuable

                                        ●                                        

Prochaines publications …

  • « Un contribuable en colère ▪ Partie 3 : Une question est déjà un pas vers l’émancipation … »
  • « Un contribuable en colère ▪ Partie 2 : Une question est déjà un pas vers l’émancipation … »
  • « Un contribuable en colère ▪ Partie 1 : Une question est déjà un pas vers l’émancipation … »

                                        ●                                        

N.B. Si vous désirez recevoir un courriel chaque fois qu’une nouvelle publication apparaîtra sur mon blogue, veuillez m’en faire part en m’envoyant un simple courriel à « quebectribune@yahoo.ca », et je me ferai un plaisir de vous ajouter sur ma liste de membres de « Québec ● Tribune ». Naturellement, pareille liste n’aura absolument aucune autre raison d’être que de vous tenir au courant de l’avancement du présent blogue.

Photo : Montage / Babillard

Les « Galeries de la Capitale » ▪ Partie 3 : Une réponse …

QuébecTribune Castafiore Bianca 001

Le jour où la direction des « Galeries de la Capitale », ce véritable émissaire du luxe québécois, adressera une honnête réponse à ses propres locataires, ainsi qu’à sa distinguée clientèle, nous nous ferons le plaisir de publier celle-ci en nos murs, soit ici même …

… d’ici là, bien des boutiquiers auront dû plier bagage, car ainsi va l’impitoyable réalité du show-business des affaires. Un spectacle doit savoir évoluer, doit savoir s’adapter aux réels goûts du public afin de pouvoir vivre, mais pour cela, faut-il encore que le directeur artistique élu d’office sache respecter les artisans de sa propre troupe tout en sachant tout autant accepter une certaine critique dite constructive !

Mr Le Contribuable

N.B. Mlle Bianca Castafiore, cantatrice italienne de renom, est régulièrement surnommée par la presse internationale comme étant « Le Rossignol milanais ».

Photo : Le sceptre d’Ottokar / Mlle Bianca Castafiore / Studios Hergé

Les « Galeries de la Capitale » ▪ Partie 2 : Une réaction …

QuébecTribune Elwes Cary 001

La lettre ouverte ( Note 1 ) publiée lors de notre dernière intervention s’inscrit parfaitement dans la ligne éditoriale du présent site, car au-delà du contenu, il y a toujours le contenant, l’essence d’une même histoire, cette histoire qui est inlassablement la nôtre. Pour faire suite à la décision des « Galeries de la Capitale » d’imposer de nouvelles heures d’ouverture à sa distinguée clientèle, il y eut le mécontentement. Celui qui imbibe les conversations d’un homme ivre sans mener à de plus concrètes actions. Gérants et superviseurs persiflèrent, se regardèrent, et attendirent la venue d’un « Robin Hood » ( Note 2 ) sans même réaliser qu’une voix unie aurait eu bien plus d’impétuosité que l’épée d’un homme seul, en collant de surcroît. S’il avait s’agit d’une prise de pouvoir, notre parlement porterait désormais le nom de « Palais du shérif de Nottingham » ( Note 3 ), notre drapeau serait en cendre, et l’envahisseur normand sillonnerait nos rues dans l’indifférence la plus totale pendant que nous persisterions à nous demander qui prendrait le contrôle de qui dans le prochain épisode de Dallas.

Il y eut bien quelques efforts isolés, mais personne ne voulut quitter la quiétude de sa petite boutique afin de connaître l’aventure d’une quelconque tentative d’émancipation ? Les boutiquiers abdiquèrent sans même avoir levé une plume bien aiguisée, le combat était désormais chose du passé. Tous avaient attendu une improbable initiative venant de son voisin, mais personne ne voulut être le premier à porter une action, ne serait-ce pour créer une association de commerçants, ne serait-ce pour se donner les outils d’une éventuelle prochaine confrontation.

Mr André Ouellet ( Note 4 ), un simple vendeur du « Leclerc chaussures » des « Galeries », fut l’un des rares à vouloir confronter sa vision de commerçant locataire à celle de Mr Rossignol sur les ondes d’une station radiophonique bien connue de Québec, mais on lui refusa l’accès en studio, et suite à une cavalière coupure de ligne, l’ensemble des travailleurs des « Galeries de la Capitale » fut grossièrement qualifié de « Loser » par un annonceur supposément encore libre de pensé. Malheureusement, Mr Rossignol ne s’opposa jamais à de tels propos tenus contre l’ensemble de ces hommes et de ces femmes qui permettent quotidiennement à son petit royaume d’exister. Sans doute, ne les avait-il pas saisi au vol, et ce fut là, le début d’une bien cureuse valses médiatiques.

Il ne fallait pas demander aux locataires si leurs ventes étaient bonnes ou pas depuis ledit changement d’horaire, car les ventes augmentent toujours à pareille date de chaque année, mais il aurait été bien plus représentatif de demander pourquoi cette période n’avait-elle pas été nettement mieux qu’à l’accoutumée étant donné qu’en plus du nouvel horaire supposément des plus attendu par la population de Québec, des sommes colossales avaient tant été investies dans une campagne publicitaire tous azimuts ? Je pense que si la rentabilité avait réellement été au rendez-vous, certains commerçants penseraient actuellement à ouvrir plutôt qu’à fermer !

En grande pompe, on commença par annoncer l’ouverture prochaine d’une belle brochette de boutiques haut de gamme tout en banalisant le départ du bien populaire « Dollarama » qui semblait, je vous le rappelle, grandement répondre aux besoins de la clientèle et des marchands de la place. Naturellement, une boutique Michael Kors, c’est bien beau, mais ça ne vous donne pas un sac de croustilles pour autant lorsque vous avez le goût d’en engloutir un ! Serait-ce le shérif qui refusa la cour du roi aux petits vendeurs de patates, car n’étant point de nobles commerçants pour pareil endroit ? La question ne fut jamais posée ! Pire, aucun journaliste ne réalisa ou n’osa réaliser qu’il n’y avait pas plus de chemisiers à 400 tomates chez « Forever 21 » que chez « Hennes & Mauritz » ! Alors, pourquoi parler de « boutiques de luxe » plutôt que de parler de « boutiques à prix abordables » ? Comment expliquer le fond de pareil message tout en sachant qu’il y avait déjà trois bijouteries de fermées depuis le tout début des travaux de rénovation, si ce n’est que par la présence d’une clientèle devant vivre dans un monde bien réel à mille lieues d’un endroit n’étant bercé que par d’improbables contes pour enfants !

Et nos médias en allèrent d’une première vox populi où l’on questionna cette vieille dame. Celle qui arrive à chaque matin dans l’unique but de s’asseoir à l’air de restauration afin de lire son roman préféré tout en voyant des gens passer. Un bon fauteuil constituant le seul besoin de cette vieille dame qui ne consommera, en définitive, absolument rien. On alla tout autant questionner ce brave père de famille. Celui qui arrive en début d‘après-midi afin de bénéficier d’un réseau Wi-Fi gratuit tout en envoyant ses mômes dans des manèges dont l’accès est encore gratuit. Un bon fauteuil constituant le seul besoin de ce jeune homme qui ne consommera, en définitive, absolument rien. Désireux de questionner tout le monde, on finira par ce boutiquier d’un îlot ( Encore un îlot ! ), toujours le même. Celui qui se dit grandement satisfait de pareille initiative tout en omettant de spécifier que son produit se vend, de par sa nature, bien mieux au cours de l’été, et sans spécifier que celui-ci craint, avant tout, son prochain renouvellement de bail, car les îlots n’auraient apparemment plus la cote aux « Galeries ». Une vox populi qui ne dit rien, tout en disant tout de par ce que l’on oublia de dire.

Tout le monde sait qu’une image vaut mille mots, mais que dire de cet extrait vidéo diffusé en plein milieu du bulletin de nouvelles afin de révéler la frénésie des lieux ? Cela aurait été une bien bonne couverture si cela n’avait été que l’extrait vidéo en question était une vidéo d’archives filmée bien avant le début de tous travaux. Des travaux que l’on ne voit d’ailleurs jamais ? Ni à la télé ? Ni dans les journaux ? Ni sur le web ? Des travaux qui faute d’exister, ne peuvent donc avoir de répercussions pour les locataires et leurs clientèles désireuses de faire des affaires dans un cadre environnemental plus ou moins convenable ( La poussière et le bruit étant actuellement à la source de nombreuses plaintes envers la direction du centre ). Certes, le stationnement était bien plein, je l’ai vu sur une photo publiée dans un grand quotidien de Québec ! Il est toutefois amusant de remarquer que l’auteur de cettedite photo ne remarqua jamais que lorsque son appareil fit « clic », le stationnement de proximité était grandement limité de par le fait que la porte B du niveau 1 ainsi que l’ancienne porte extérieure du défunt « Target » étaient, toutes deux, encore condamnées. Tous ceux qui se stationnaient, autrefois, à ces deux sections étaient donc maintenant contraints de déplacer leur véhicule à une autre section, et rendant, de par le fait même, ces mêmes nouvelles sections un peu plus denses qu’autrefois.

QuébecTribune Galeries de la Capitale 001

QuébecTribune Galeries de la Capitale 002

La vérité n’est pas toujours ce qu’elle semble être, et les quelques propos tenus au cours de nos deux dernières interventions auraient donc facilement pu être le fruit d’une quelconque plume bien aiguisée, car nombreux furent ceux qui eurent de semblables questionnements face à la présente couverture médiatique ayant entouré la modification des heures d’ouverture aux « Galeries de la Capitale », mais très peu le firent ! Pourquoi ? Par peur de perdre un éventuel généreux commanditaire ? Je ne le sais pas, mais j’aimerais toutefois rappeler les quelques extraits qui suivent à notre gent journalistique, car il y eut, dans notre petit compte, tellement d’efforts promotionnels qui furent déployés que c’est à se demander qui souhaitait réellement le plus une telle modification des heures d’ouverture aux « Galeries ». La clientèle des « Galeries » ou la direction des « Galeries » ?

QuébecTribune Galeries de la Capitale 003

QuébecTribune Galeries de la Capitale 004

Mais avant tout, rappelons-nous qu’à partir du lundi 1er juin 2015, la direction des « Galeries de la Capitale » décida unilatéralement de concrètement modifier ses heures d’ouverture. De ce fait, un grand nombre de ressources fut aussitôt alloué à une campagne promotionnelle visant à encourager le magasinage en soirée. Publicité postale dans plus de 123 000 foyers ciblés, commandite de la météo au bulletin d’informations de début de soirée, placement radiophonique dans 5 stations de la vieille Capitale, publicité en région ( Saguenay et Trois-Rivières ) et affichage à divers endroits tels que l’aéroport international de Québec et certains abribus du RTC, etc.

Extraits du document « Droits et responsabilité de la presse » déjà diffusé par le Conseil de presse du Québec

Responsabilités de la presse :

Il est aussi de la responsabilité des entreprises de presse et des journalistes de se montrer prudents et attentifs aux tentatives de manipulation de l’information. Ils doivent faire preuve d’une extrême vigilance pour éviter de devenir, même à leur insu, les complices de personnes, de groupes ou d’instances qui ont intérêt à les exploiter pour imposer leurs idées ou encore pour orienter et influencer l’information au service de leurs intérêts propres, au détriment d’une information complète et impartiale … Cette responsabilité englobe l’ensemble de ce qu’ils publient ou diffusent : les informations journalistiques, la présentation et l’illustration de l’information, les commentaires et les informations provenant du public auxquels ils accordent espace et temps d’antenne, ainsi que les réclames et les annonces publicitaires.

Conflits d’intérêts :

Les entreprises de presse et les journalistes doivent éviter les conflits d’intérêts. Ils doivent, au surplus, éviter toute situation qui risque de les faire paraître en conflit d’intérêts, ou donner l’impression qu’ils ont partie liée avec des intérêts particuliers ou quelque pouvoir politique, financier ou autre … Il est essentiel que les principes éthiques en la matière, et que les règles de conduite professionnelle qui en découlent, soient respectés rigoureusement par les entreprises de presse et les journalistes dans l’exercice de leurs fonctions. Même si l’information transmise respecte les critères d’intégrité et d’impartialité, il importe de souligner que l’apparence de conflit d’intérêts s’avère aussi préjudiciable que les conflits d’intérêts réels.

Information et publicité :

Il relève de la prérogative de l’éditeur d’établir la politique d’un organe d’information en matière de publicité. Toutefois, en regard du rôle de la presse en matière d’information et en vertu du droit du public à l’information, les préoccupations commerciales et économiques qui peuvent présider au choix de la publicité publiée ou diffusée ne doivent en aucun cas influencer la politique rédactionnelle des organes d’information. Les médias doivent établir une distinction nette entre l’information et la publicité sur tous les plans : contenu, présentation, illustration. Tout manquement à cet égard est porteur de confusion auprès du public quant à la nature de l’information qu’il croit recevoir … Les médias et les journalistes doivent éviter de faire de la publicité déguisée ou indirecte dans leur traitement de l’information ou de se faire les publicistes ou les promoteurs de quelque cause, produit, activité, événement culturel ou sportif que ce soit. Les médias devraient être particulièrement vigilants en traitant les événements à caractère promotionnel qu’ils commanditent pour éviter toute confusion entre leurs activités commerciales et le traitement impartial de l’information.

Devoirs à l’égard de l’accès du public aux médias :

Les médias et les professionnels de l’information doivent encourager la libre circulation des idées et l’expression du plus grand nombre de points de vue, soit en publiant les lettres des lecteurs, des documents, des communiqués, des opinions, des études, des sondages ou des analyses, soit en réservant au public des périodes sur les ondes. De tels espaces ou temps d’antenne favorisent le débat démocratique et diversifient l’information.

En d’autres mots, les organes de presse doivent porter une attention particulière afin de ne pas devenir les porte-parole de qui que ce soit. Cette question est primordiale pour une démocratie, car imaginez le potentiel de persuasion d’une information biaisée, mais présentée comme étant « vrai » au sein d’un bulletin de nouvelles dit sérieux ? Dans de telles conditions, jusqu’où pourrait s’étendre, en période électorale, le pouvoir d’un parti politique disposant d’un financement occulte sans fin ? … Jusqu’où pourrait s’étendre, en période référendaire, le pouvoir d’une fédération disposant d’un financement occulte sans fin ( Note 5 ) ? … Jacques Parizeau n’est plus ! Dieu est son âme ( Note 6 ).

QuébecTribune Galeries de la Capitale 005

En attendant, regardez bien la photo précédente, et portez une attention particulière sur le fait que toutes les bannières commerciales du premier niveau ne pourront désormais plus être visibles du deuxième niveau suite aux actuelles rénovations. Si seulement il y avait une association de commerçants pour discuter « perte de visibilité » avec cette administration sans écoute, l’avenir semblerait peut-être moins gris pour la plupart des commerçants de ce centre.

Mr Le Contribuable

N.B. Pour tous ceux qui travaillent dans le monde merveilleux de la vente, il peut être extrêmement difficile d’avouer sa propre incapacité à contrôler son niveau de vente, et ce, même si cedit niveau est parfois sous l’influence directe de certaines contraintes extérieures à l’entreprise, car ce serait là, un apparent désaveu de sa propre équipe face à une équipe concurrente. Du coup, tous se regardent en démontrant une bien futile confiance en soi, car dans les faits, l’herbe n’est parfois pas plus verte chez le concurrent.

Note 1 : La lettre en question ne fut jamais publiée dans un grand quotidien, et ce, même si celle-ci semblait constituer une certaine unanimité autour de son contenu.

Note 2 : Le pseudonyme anglophone de « Robin Hood » signifie littéralement « Robin la Capuche » et non pas « Robin des Bois » tel que la grande ressemblance entre les mots « hood » et « wood » purent aisément le laisser croire au fil du temps. Toutefois, le mot « hood » pourrait tout autant provenir du mot « truand » en anglais. Lors de la première mention d’un « Robehod » dans un document judiciaire de 1228, nous apprenions que ledit homme serait mis en prison pour non-paiement d’une dette ou d’une amende. La majorité des autres références datèrent de la fin du XIIIième siècle, soit entre 1261 et 1300.

Note 3 : considéré comme étant le principal ennemi de Robin des bois, le shérif de Nottingham avait pour mission d’assurer la sécurité sur les routes commerciales dans la région de la forêt de Sherwood. Il pourchassait donc les brigands sur les terres du roi Richard tout en s’entourant, parfois, du seigneur Guy de Gisbourne ou du Prince Jean, mais ce n’est point pour lui que battra, en définitive, le petit cœur de la belle Marianne.

Note 4 : Aux premières heures de ce conflit qui ne connut jamais de véritable envol, Mr André Ouellet fut celui qui mit sur pied une campagne de contestation via une pétition contre l’ouverture des « Galeries de la Capitale » lors des lundis, mardis et mercredis en soirée. Toutefois, cette liste de signataires ne fut curieusement jamais publiquement remise à la direction du centre.

Note 5 : La Commission du juge John Gomery et celle du juge Bernard Grenier vinrent prouver qu’il y avait déjà eu du financement occulte au Québec, et ce, tant en période électorale qu’en période référendaire. Les derniers propos de l’ex-maire de Québec, Mr Jean Pelletier, ne vinrent que confirmer le tout lors de son dernier entretien avec le quotidien « Le Soleil ».

Note 6 : Jacques Parizeau fut, sans contredit, l’un de ceux qui donnèrent à chaque Québécois les véritables outils économiques ( La Société générale de financement en 1962 et la Caisse de dépôt et placement du Québec en 1965 ) leur permettant de réellement porter leur province vers une autonomie concrète ( Ne pas lire indépendance ). Malheureusement, celui-ci décéda le lundi 1er juin 2015 dernier. Il avait alors 84 ans.

Photo : Robin Hood : Men in Tights / Robin Hood / Mr Cary Elwes

Photo : Perspective / Galeries de la Capitale

Photo : Perspective / Galeries de la Capitale

Photo : Perspective / Galeries de la Capitale

Photo : Perspective / Galeries de la Capitale

Photo : Perspective / Galeries de la Capitale

Les « Galeries de la Capitale » ▪ Partie 1 : Une lettre …

Rappelons-nous qu’à partir du lundi 1er juin 2015, la direction des « Galeries de la Capitale » décida unilatéralement de devenir le tout premier centre commercial de la grande région de Québec à concrètement modifier ses heures d’ouverture dans le but d’être désormais plus accessible en soirée, et ce, plus particulièrement du lundi au mercredi. De ce fait, un grand nombre de ressources fut aussitôt alloué à une campagne promotionnelle visant à encourager le magasinage en soirée. Publicité postale dans plus de 123 000 foyers ciblés, commandite de la météo au bulletin d’informations de début de soirée, placement radiophonique dans 5 stations de la vieille Capitale, publicité en région ( Saguenay et Trois-Rivières ) et affichage à divers endroits tels que l’aéroport international de Québec et certains abribus du RTC, etc.

Toutefois, pareille opération ne fit apparemment pas l’affaire de tout le monde. Voici donc la copie d’une lettre ouverte circulant actuellement auprès de certains boutiquiers des « Galeries ». À vous d’en prendre connaissance et d’encourager la saine discussion pouvant naturellement découler d’un tel document.

                      ●                      

QuébecTribune Terminus du RTC 001

Lettre ouverte adressée à une administration sans écoute …

Deux fois plus de temps pour acheter, mais pas plus d’argent à dépenser !

Force est d’admettre que la nouvelle aire de restauration des « Galeries de la Capitale » est bien belle. Une fois les travaux terminés, c’est donc vêtu de tout nouveaux atours que ce centre commercial pourra enfin envisager l’avenir avec le plus grand des optimismes. L’investissement était loin d’être futile, car on n’avait déjà que trop tardé. En effet, certains commerçants avaient grande peine à fermer la porte de leur propre magasin tellement le sol s’était soulevé sous l’effet de la pyrite sise sous les dalles de leur plancher. Toutefois, même si le coût de pareils travaux s’annonce pharaonique, en a-t-on réellement mesuré tous les aléas ?

Je me souviens encore de ce premier matin où un mur avait été érigé. Comme toujours, nous savions que quelque chose se tramait, mais en connaissions nullement le comment du pourquoi. L’aire de restauration du premier niveau venait de disparaître ! En restait-il encore quelque chose ? Nous ne le savions pas ! Pourquoi nous aurait-on mis au courant ? Et ce fut à ce moment que les gens commencèrent à affluer dans un couloir cul-de-sac à la recherche d’un petit café ! L’opération avait pourtant été minutieusement préparée par de grands penseurs, mais la flèche devant pointer le « Tim Hortons » avait bien tristement été mise à l’envers, et les « Où est-ce qu’on est ? » commencèrent à être suivi par des « Hosties de magasin, on reviendra pu icitte ! ».

Les mois se suivirent, et furent à l’image de ce premier geste malhabile de la part d’une direction sans écoute et plutôt avare d’explications. Certes, il fallait agir, mais le petit peuple avait-il à comprendre ? Étant employé ou client, rien n’y fit, et nous apprenions, inexorablement, qu’une fois placé devant le fait accompli. Pendant que les employés du centre n’avaient d’autres choix que de demeurer captif, la clientèle ne vivait nullement les mêmes contraintes, et les chiffres de vente commencèrent à baisser malgré les efforts de tous et chacun.

Pour comprendre la situation qui prévaut actuellement aux « Galeries de la Capitale », il ne suffit que de tendre l’oreille. En ces temps de restrictions budgétaires et d’instabilités politiques ( L’économie peut être bonne tout en étant empreinte d’incertitude ), les clients éclairés se font de plus en plus de listes d’emplettes et ne passent aux luxes qu’après avoir comblé leurs besoins de bases. Malheureusement, contrairement à tous autres centres commerciaux d’Amérique, notre beau centre se positionna, au cours des derniers mois, comme étant le seul complexe à vocation commerciale ne pouvant plus répondre à de tels besoins. De ce fait, les clients migrèrent rapidement vers de nouvelles options telles que les « Promenades Beauport » afin de parfaire leurs emplettes de base, et du coup, c’est à pareils endroits que le fameux sac à main de prestige fut acheté. Notre clientèle fondit comme neige au soleil, et ceux qui évoluent au sein d’une grande chaîne purent rapidement quantifier ce phénomène migratoire d’une clientèle qui ne vivait apparemment pas seulement pour acquérir un sac à main de luxe. Dans pareille circonstance, comment penser que le simple fait de rester ouvert jusqu’à vingt et une heures pourrait changer quoi que ce soit dans nos chiffres d’affaires ?

C’est bien beau de vouloir vendre du rêve, mais les gens ont aussi parfois besoin d’un simple journal, d’un paquet de gomme, de billets d’autobus, d’une boîte de « Pablum », d’un sac de couches, de rouleaux d’essuie-tout, d’une bouteille de « Windex », d’une boîte de savon à linge, de sacs poubelles, d’une boîte de stylos « Paper Mate », d’une bouteille de vin, d’un flacon d’aspirine, de serviettes hygiéniques, de services postaux ( Retours de marchandises à ses fournisseurs ), de services bancaires ( Besoins commerciaux en monnaie ), etc. De tous ces besoins, il ne subsiste désormais plus rien dans ce beau centre commercial sans âmes, car, aux « Galeries », on veut vendre du rêve ! « … Nous avons une clientèle à desservir et nous avons le devoir de répondre à ses besoins … » prônait candidement un certain Mr Serge Rossignol dans le quotidien « Le Soleil » du mercredi 22 avril 2015 dernier ? Ah oui ?

Déjà, certains magasins préférèrent quitter les « Galeries » ( Endroit où ils n’avaient pas de concurrence ) pour aller s’installer à d’autres centres ( Endroit où ils avaient de la concurrence ) ! Pourquoi ? D’autres magasins, quant à eux, commencèrent à carrément penser fermer après avoir encore fait une grosse caisse que de quelques dollars pour une journée complète de travail passé à attendre une clientèle acheteuse qui ne venait plus ! Pourquoi ? Dans certaines bijouteries, comme ailleurs, le nombre d’heures de travail pouvant être allouées fut parfois coupé. Du coup, c’est une dame seule qui devra ouvrir et fermer une boutique qui, autrefois, devait toujours être simultanément opérée par deux personnes. C’est donc encore un profit espéré qui remplacera désormais la plus élémentaire des sécurités, car de toute façon, s’il devait y avoir un larcin, n’est-ce pas la dame que l’on blâmerait ?

Naturellement, les gens veulent travailler, et faire un lundi soir ne sera pas plus compliqué que de faire un jeudi soir, mais faudrait-il encore des clients pour rendre pareille opération rentable. Qui achètera deux grille-pain sous la simple raison qu’il dispose de plus de temps pour le faire ? Il faudra donc bien du courage de la part de tous ceux qui accepteront de travailler un lundi, un mardi ou un mercredi soir, car accepter un tel nouvel horaire représentera inexorablement la baisse de leur propre niveau de vente par heure de travail, et un cruel jugement d’inefficacité s’en suivra dans bien des cas. En définitive, l’objectif « 21 heures » représentera un peu plus de main-d’œuvre à payer, une bonne part de démotivation avec de nouveaux objectifs de vente impossible à atteindre ( Note 1 ), un loyer qui augmente ( Le Méga Parc devant aussi être opéré en soirée ! ), des prix qui augmentent ou une qualité qui baisse et éventuellement, une fermeture programmée, car la clientèle acheteuse ne sera pas plus à ce rendez-vous factice d’un lundi soir de juin, pendant le festival d’été, que pendant celui d’un premier lundi soir de décembre. Après tout, la réalité d’un « Wallmart » ou d’un « Homesens » n’est-elle pas bien différente de la nôtre, car quel petit boutiquier des « Galeries » a actuellement besoin d’une douzième caisse, en tout temps, afin de pouvoir répondre adéquatement à sa clientèle ?

Après les manèges gratuits, l’Internet gratuit et les emplettes remboursées, nous finirons bien par constater que ce fameux rendez-vous n’était qu’illusion, et qu’un budget publicitaire adéquat doit, afin d’être optimal, cibler l’augmentation de sa part de marché en acquérant de nouveaux clients plutôt que de cibler une stabilisation de sa part actuelle en modifiant simplement les habitudes de consommation de sa propre clientèle déjà existante sauf s’il y avait, auparavant, un phénomène d’embouteillage auprès des boutiques des « Galeries », notamment lors des jeudis et des vendredis soir ! Était-ce le cas ? Je ne le pense pas ! Il est vrai que certains, désireux de magasiner en paix, préféreront, sans doute, un mardi soir à un vendredi soir, mais que ferons-nous lorsque tous auront eu le même raisonnement et qu’il n’y aura désormais plus assez de clientèle dans tous ces grands couloirs neufs afin de justifier des jeudis et des vendredis encore ouverts en soirée ? Prendrons-nous, alors, la décision éclairée de fermer à 17 H 30 plutôt que de fermer au traditionnel 21 H 00 ! Déjà, quelques boutiques furent contraintes de déguiser certains de leurs vendeurs du vendredi en vendeurs du mardi, mais l’opération est-elle vraiment une réussite pour autant ? Vendre une marchandise à un prix réduit afin de convaincre un client du midi de plutôt venir magasiner en soirée lorsque celui-ci paiera, en fin de compte, avec une carte reçue en cadeau d’Oxford ( 10 $, 20 $, 50 $ et même 100 $ reçu par la poste ou sur place ( Note 2 ) ), ce n’est pas du commerce, mais de l’humour, voir du cynisme, car qui devra éventuellement payer ces fameuses cartes-cadeau si ce n’est l’ensemble des locataires ? Triste constat, pendant que Mr Rossignol rêvait de blanc bonnet plutôt que de bonnet blanc, les locataires ne rêvaient-ils pas simplement de vendre un deuxième bonnet afin de pouvoir dignement encore payer leur loyer, leurs fournisseurs, leurs employés, ainsi que leur retour sur investissement ?

Nous aurions bien aimé pouvoir juger du professionnalisme mis en œuvre lors de la conception du questionnaire ayant mené les « Galeries de la Capitale » à la conclusion que l’ouverture en soirée des débuts de semaine mousserait les ventes de tous et chacun ? Nous aurions tout autant aimé pouvoir juger de la pertinence des analyses ayant découlé de pareille enquête ( Note 3 ), mais tout cela nous fut refusé ? Comme toujours ! Ce ne sera malheureusement pas la première fois qu’un grand penseur s’exprimera au nom de tous les Québécois ! Mais j’y songe, se pourrait-il que ces mêmes clients aient pu avoir une préférence marquée pour l’obtention d’un service de qualité plutôt que pour l’obtention d’une plus grande accessibilité ? Pour moi, le choix aurait été fort simple ! Je préférerai toujours me faire répondre par un conseiller d’expérience en après-midi plutôt que par un « Chsais-pas » en fin de soirée, car on ne s’achète pas un nouveau téléviseur avec la même désinvolture dont on fait preuve lors de l’achat d’un simple Big Mac !

Ce matin, il y avait un mur devant mon commerce ! Érigé pendant la nuit, je fus donc obligé de chercher un accès que mon client ne cherchera peut-être pas autant ! Pareille situation est d’autant plus navrante que le kiosque d’informations disparut en même temps ! Décidément, mon client me retrouvera-t-il même si celui-ci dispose désormais de trois soirées de plus ?

Sans équivoque, force est d’admettre que les « Galeries de la Capitale » seront éventuellement bien belles. Un design contemporain, des banquettes en vrai cuir, mais serais-je seulement encore là pour m’y promener. Décidément, Mr Rossignol me donne réellement mal à la tête ! Si seulement j’avais encore un endroit pour m’acheter de l’aspirine !

Un groupe de commerçants bien incompris …

Note 1 : Plutôt que de se battre, plusieurs commerçants eurent la pensée magique de simplement augmenter les objectifs de leurs vendeurs, mais le milieu des affaires oublie trop souvent qu’avant de responsabiliser un employé pour un manque de performance, celui-ci doit avoir reçu, au préalable, une certaine part de pouvoir de son employeur. Ainsi, un directeur de magasin qui ne contrôlerait absolument rien ne devrait jamais être blâmé par son superviseur pour une diminution des ventes, car toutes les décisions ayant pu avoir une incidence sur cesdites ventes auraient été prises, en réalité, par ce même superviseur. En d’autres mots, un employé ne doit être tenu responsable que de ce qu’il peut contrôler.

Note 2 : Le jeudi 30 juillet 2015, il nous sembla bien curieux d’apprendre que la personne qui avait été mise en charge par Oxford afin de remettre des cartes-cadeaux à la clientèle de soirée s’avouait aussi être la responsable d’un magasin, soit un îlot, qui performait supposément fort bien suite à la présente initiative du 21 H 00 des lundis, mardis et mercredis soir. C’est à se demander ce qui avait pu pousser une telle personne à avoir accepté un tel emploi à temps partiel, car pendant que celle-ci se promenait avec une mascotte afin de remettre de petites cartes-cadeaux, son magasin était supposément bien plein ? De plus, les commerçants, œuvrant naturellement dans ce monde de haute concurrence qu’est un centre commercial, seraient en droit de s’interroger sur la neutralité de pareille opération promotionnelle.

Note 3 : L’ensemble de tous les centres commerciaux du Canada, actuellement géré par « Oxford », ayant pris simultanément le même tournant vers des changements d’horaire en début de semaine, il est à se demander si l’actuelle décision prise par « Oxford » dépendit-elle réellement de la volonté de la clientèle de Québec ou celle-ci ne dépendit-elle pas plutôt de la volonté de la clientèle d’une autre ville dans une autre province ?

Photo : Perspective / Terminus du RTC

Extinction du péquiste d’Amérique ▪ Partie 1 : Lorsque l’orgueil a préséance sur l’idéologie …

Non sans un petit sourire en coin, vous pouvez enfin sortir de chez vous sans galurin et capot de fourrure. Force est d’admettre que le dernier hiver est désormais bel et bien terminé, mais aussi qu’il ne vous reste désormais plus que quelques jours pour démonter hâtivement votre abri d’auto tout en sortant votre BBQ si vous désirez un tant soit peu pouvoir encore profiter d’un été qui commencera déjà à décroître d’ici quelques jours.

L’événement, comme chaque année, n’aura absolument rien d’exceptionnel sauf pour le fait qu’il s’agira de la toute dernière année ou ledit exercice sera fait en présence de la petite famille au beau complet. En effet, venant tout juste d’obtenir leur majorité, votre progéniture quittera, en juillet prochain, la douce protection du nid familial afin de désormais affronter « seule » les dures réalités de cette vie qui sera la leur. Naturellement, l’exercice ne se fera pas sans peine, et déjà, vous pouvez déjà apprécier les maints sauts d’humeur de votre charmante épouse qui vous rappellent, à tout instant, votre propre désarroi face à l’imminent départ de vos deux jumeaux. Marco et Mia, pour ne pas les nommer !

Votre fils « Marco » est plutôt cartésien tout comme son grand-père maternel. « Bon croyant » contrairement à vous, il est avec la même jeune fille depuis plus de deux ans. De nature économe, il a, entre autres, déjà acheté et entreposé réfrigérateur, cuisinière, laveuse et sécheuse dans votre garage. De plus, lui et sa petite amie sont déjà parvenus à économiser quelques deniers dans le but de se constituer un petit fond commun pour les imprévus. Bien évidemment, ce ne serait sûrement pas suffisant pour déjà commencer à parler achat de propriété, mais à quel point suffisant pour savoir efficacement rassurer leurs mères respectives ! Certes, il aurait été fort simple, pour de si jeunes gens, de préférer les soirées en discothèques avec des amis plutôt que les soirées de cinéma-maison dans votre sous-sol, mais pour cela, il aurait fallu ne pas connaître votre « Marco ». Même si celui-ci a déjà perdu quelques supposés bons amis, il semble aussi avoir bien compris qu’on peut que très rarement réaliser ses rêves sans de réels sacrifices. Les années qui vinrent de passer lui auront donc valu quelques efforts, mais n’était-ce pas là le prix à payer s’il veut parvenir, un jour, à devenir un bon médecin tout comme ce grand-père qu’il idéalise tant ?

Votre fille « Mia » est, quant à elle, tout le contraire de son frère. Non-croyante tout comme vous, elle semble régulièrement changer de petits amis au même rythme que vous changez de chemises. Il n’est donc pas très étonnant qu’elle eût à subir l’an dernier, au grand dam de sa mère, son premier avortement. Totalement désintéressée de son propre avenir financier, elle semble encore croire que l’argent pousse dans les arbres et n’hésitera donc jamais à venir implorer sa mère pour l’obtention d’un petit billet de vingt dollars qui ne servira pourtant jamais à l’achat de ses fameux livres scolaires de référence. Anarchiste, elle milite autant contre les outranciers bonus accordés aux présidents de quelques grandes sociétés de ce monde que pour la survie de la petite grenouille verte mouchetée de St-Clinclin du Lac Vert. Elle se dit parfois artiste, parfois bohème. Ce n’est donc qu’avec un petit balluchon et une boîte de CD qu’elle ira habiter à la grande ville comme si le ciel devait indéfectiblement y être plus bleu qu’en banlieue. Comme de raison, elle n’est pas mauvaise, mais tellement différente. Toujours prête à aider une amie dans le besoin, si cela pouvait seulement lui être parfois rendu !

Deux jumeaux bien loin d’être identiques ! Deux enfants ayant chacun une personnalité distinctive sachant allier qualités et défauts tout comme pour vous, tout comme pour moi ! Deux jeunes adultes maintenant pleinement responsables de leurs actes et devant désormais affronter les réalités de la vie sans papa ou maman ! Toutefois, pourriez-vous, pour un court instant, faire preuve d’une certaine lucidité en nous avouant, dans le blanc des yeux, la véritable nature de ce qui s’apprête à tant venir troubler le sommeil de vos nuits ? Lorsque « Marco » et « Mia » auront quitté votre foyer et que vous aurez refermé la porte derrière eux, de qui vous inquiéterez-vous le plus ? De « Marco » ou de « Mia » ?

Dans mon exemple, j’ai naturellement construit deux personnalités totalement opposées, soit une de « droite », celle de « Marco », et une de « gauche », soit celle de « Mia ». Loin de moi, l’intention de juger l’un plus que l’autre, mais force est d’admettre que la personnalité plutôt espiègle de « Mia » suscitera toujours plus d’inquiétudes pour deux parents dits normaux et surprotecteurs que celle de « Marco ». De plus, si nous appliquions la présente remarque à l’histoire politique du Québec, que pourrions-nous en conclure ?

Suite à la récente déconfiture du PQ, les diverses opinions des membres de notre petite élite intellectuelle fusèrent de partout comme à l’accoutumée. Allant d’un simple « poing de libération » soulevé un peu trop haut à une gestion toujours plus opportuniste, les casseroles étaient peut-être retournées aux cuisines, mais l’agenda politique avait, quant à lui, carrément été échappé et les raisons qui expliqueraient dans nos livres d’histoire que l’électorat québécois avait tant vu rouge ne pouvaient désormais s’expliquer que par de vulgaires futilités ayant eu lieu au cours de la dernière mascarade électorale … Comme d’habitude ! Totalement incapable d’avoir su bénéficier d’une conjoncture politique semblant historiquement vouloir désavantager une opposition sans grandes inhibitions de nature éthique, et si l’orgueil avait été le talon d’Achille du PQ ?

Dans son ouvrage « Jean Garon / Pour tout vous dire », l’un de nos anciens ministres de l’Agriculture ( L’un de pères fondateurs du PQ ) que certains nommaient gentiment « The Smiling Minister », déclarait que les Québécois constituaient un peuple de peureux, voire de pissous. Triste, mais non amère face à la non-réalisation de l’indépendance du Québec, il se disait encore tout aussi déterminé qu’à la première heure lors du lancement de son livre le mercredi 3 avril 2013, tout en se disant rendu un peu plus vieux pour un tel combat.

Dans son ouvrage « Jean Garon / Pour tout vous dire », Mr Jean Garon déclare : « Le peuple québécois est un peuple peureux. Il ne faut pas se compter d’histoire. On est des pissous. On a même peur de dire que ça se passe en français au Québec. On donne l’impression d’avoir peur de notre ombrage. On est tellement identifié à avoir peur. »

Dans les faits, sommes-nous réellement trop frileux face à un projet de société des mieux planifié et fort bien présenté ou nous offre-t-on, tout simplement, une alternative des plus bancale dont les porteurs sont des acteurs n’ayant absolument plus ce minimum de connaissances économique requis pour nous faire encore croire en la faisabilité d’un tel rêve ? Devenir économiquement adulte en prenant les rênes de notre destinée ! Comme pour notre petite « Mia », se pourrait-il que notre « Pauline » flanquée de son groupe de troubadours dégantés se soit montrée un peu trop à gauche et un peu trop opportuniste au point de ne plus pouvoir atteindre ce minimum de confiance requis où deux parents peuvent encore se coucher tranquille sans avoir à se demander si leur fille a mangé à sa faim la veille ? Un gouvernement de gauche pourrait-il réellement faire l’indépendance du Québec en invitant journalistes et artistes au grand buffet de l’État ? Qu’y a-t-il là de pleinement rassurant à part quelques chansons qu’on ne fredonnera définitivement plus, l’hiver venu ? Dans les prochaines années, vous aurez à redéfinir les termes de votre propre plan de retraite et votre femme vient tout juste de perdre son emploi dans une boutique de lingue en pleine restructuration, l’air est-il donc au beau risque ? Nous vivons en des temps incertains, l’échiquier politique mondial semble actuellement être sur le point de vouloir se redéfinir sous la contrainte de la force, nous entendons parler de bulle obligataire et nous aurions consciemment remis les rênes de notre pays à devenir entre les mains d’une politicienne qui se fit ouvertement conseiller par un comédien de théâtre d’été ne sachant plus à quelles centrales syndicales se vouer ( Voir : Note 1 ). Le récent renversement du PQ ne fut donc pas l’échec de Mme Marois, ne fut donc pas l’échec du PQ, mais constitue plutôt l’échec d’une gauche qui s’est toujours refusé « de raisonner pour mieux comprendre », « d’échanger pour mieux construire », car préférant toujours, et de loin, « diaboliser pour mieux faire taire ».

 

Il peut être si simple de radicaliser les propos d’un adversaire en extirpant toutes subtilités de ceux-ci comme si la nuance née d’une saine réflexion ne pouvait être le fruit que d’un esprit éclairé de gauche ! Quelle réception ferait-on à un homme qui prendrait le temps de nous élaborer des politiques qui se trouveraient au beau milieu de cette ligne imaginaire entre la gauche et la droite, car si une première partie des Québécois se situe à gauche et que la seconde se situe à droite, c’est peut être parce que le « gros bon sens » se situ, en définitive, au centre ? La castration intellectuelle telle que généralement pratiquée par la gauche ne permettra donc jamais l’émergence d’un débat sain, car ses inquisiteurs sont bien puissants au pays de la rectitude politique. À l’ombre de l’échafaud, l’homme ne croyant plus au dogme imposé par la Sainte Gauche est aussitôt qualifié d’hérétique, mais dans l’abri de nos chaumières, la discussion est bien souvent plus pragmatique qu’en public. Quoiqu’en disent nos prolifiques sondeurs, et autres beaux parleurs de tout acabit !

Dans les prochaines semaines, le PQ tergiversera, mais osera-t-il fondamentalement se repositionner sur cette ligne entre la gauche et la droite avec un peu plus de sincérité ? Bien sûr, certains y verront une opportunité de carrière. Devenir chef, quel prestige ! Mais le rêve dans tout ça ! Ce n’est sûrement pas Jean-François Lisée, avec son livre « Comment mettre la droite K.-O. / en 15 arguments » qui pourra trouver, en lui, l’humilité d’amorcer une telle réflexion, car en politique, ce qui compte n’est plus d’offrir au peuple ce que celui-ci réclame, mais bel et bien de convaincre le peuple de prendre ce que l’on voudra bien lui faire prendre. Si ce sir avait des études en administration plutôt qu’en journalisme, comme bon nombre de nos honorables élus, il saurait pertinemment que son approche va à l’encontre des fondements mêmes du marketing moderne. Au cours de la dernière campagne, le PQ nous présenta, dans une même publicité, un Léo Bureau Blouin bien reposé au côté de Pierre Karl Péladeau bien optimiste, comme si ces deux hommes pouvaient sincèrement avoir la même vision d’un Québec indépendant ! Alors, les Québécois de gauche se sentir outrageusement trahis, les Québécois de droite se sentir manipulé avec la plus grande des complaisances, les péquistes y crurent, mais apparemment pas nous tous ! Quoi qu’en dise le PQ, la bêtise humaine sembla avoir ses limites, et celles-ci furent atteintes lors du dernier scrutin du lundi 7 avril 2014 !

Le haut degré d’instabilité du PQ dépend de l’hétérogénéité idéologique qui y règne ( Ne pas lire hétérogénéité culturelle ou raciale ). Lorsque chacun arrive avec sa propre vision de ce que devrait être un Québec ayant un plein contrôle sur sa gouvernance, les tensions ne peuvent que s’exacerber devant la divergence des points de vue, et lorsque les intérêts personnels de tous et chacun s’additionnent au reste, la situation ne peut devenir que hors contrôle et sans avenir. Comme si un « Vive le Québec libre » pouvait susciter le même rêve pour un « Léo Bureau Blouin » que pour un « Pierre Karl Péladeau » ! En tentant de créer une volonté populaire, le PQ se forma un électorat des plus disparate, mais s’il s’était donné la peine de tenter d’unir des gens ayant réellement des points en commun, une volonté de changement aurait enfin pu être créée. En fin de compte, le PQ ne se sera jamais réellement remis en cause, la CAQ aura vu le jour afin de combler un vide, et la souveraineté ne sera plus qu’une belle figure de style dans un texte enlevé. Pendant ce temps, le PLQ resta toujours uni, car la prémisse qui soutenait les rouges était tout aussi homogène que simple, le Canada doit demeurer l’alternative la plus stable du point de vue de l’économie.

Dans l’attente d’un combat de coqs entre supposés bons amis, le PQ et Québec Solidaire s’unirent déjà après que quelques heures afin de se montrer outrés de l’absence des femmes dans le nouveau gouvernement libéral, comme s’ils ne pouvaient pas plutôt s’insurger sur les réelles raisons qui auraient pu porter le Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec à ne pas rendre public un certain affidavit concernant Mr Marc-Yvan Côté ( Voir : Note 2 ) ! Apparente entente des plus pratique sachant nous préserver des véritables enjeux. De la même façon, on ne soulèvera pas plus de questionnement concernant un certain deal ? Mérite-t-on seulement encore la vérité ? À chacun son combat lorsque les idéaux font tant place à l’échange de bons procédés, mais sachons, au moins, admettre que lorsqu’une femme est déjà parvenue au digne poste de Premier ministre du Québec à la seule sueur de son front, comment peut-on encore parvenir à dire que les femmes du Québec ont toujours besoin de certaines mesures de discriminations positives afin de dignement parvenir à un simple poste de ministre ? Malheureusement, il ne nous aura point fallu grand temps avant de revenir à ce même schéma de pensée qui tissa la corde d’une inexorable bien amère défaite.

De cette terre de Nouvelle-France devant être défrichée et labourée à cet immense Canada allant d’un océan à l’autre, le sol que nous foulons chaque matin n’est rien de plus qu’une colonie. Il en a toujours été ainsi, et si personne ne parvient incessamment à trouver, en lui, l’humilité de changer pour mieux s’adapter, il en sera éternellement de même. Le PQ s’est toujours montré bien fier de nos artistes, fier de nos ouvriers, fier de cette image d’un Québec innovateur indéniablement tourné vers l’avenir, et pendant ce temps, le pont de Québec rouillait. Œuvre ultime de grande ingénierie ayant pourtant déjà démontré tout ce que le Québec pouvait faire de plus beau et de plus grand, ce symbole d’une vision artistique sans égale sombrerait dans l’oubli. Pourtant, des hommes y laissèrent leur vie, et cela n’empêcha pourtant pas Mme Marois de descendre dans les rues, casseroles à la main afin de combattre de vulgaires futilités. Lorsque nous oublions ce que nos pères battirent, il n’est pas étonnant, un jour, de constater que nos enfants n’aient plus aucun égard envers ce que nous aurons construit. Le PQ aura beau se plaindre, il obtint ce qu’il mérita, car pour s’émanciper, il faut avoir le courage de ses convictions. Que ce soit en érigeant un pont entre Québécois et Français plutôt qu’entre Québécois et Étasuniens, le Québec ne serait-il pas demeuré, en fin de compte, rien de plus que la colonie d’un autre pays ( Voir : Note 3 ) ?

Nous ne nous émanciperons jamais en faisant l’indépendance, mais si nous nous émancipons un beau jour, nous aurons indéniablement un goût d’indépendance qui germera aussitôt à notre esprit …

Autrefois, les fils de la liberté étaient peintre, poète ou écrivain, car ceux-ci étaient porteurs d’une certaine culture et membres d’une classe prolétarienne qui côtoyait régulièrement les castes au pouvoir. Mais maintenant, on remet trop souvent le micro à des hommes ayant simplement étudié à l’école de l’humour comme si ceux-ci avaient étudié aux HEC et un journaliste tant ambitieux que talentueux termine inexorablement sa prolifique carrière en tant que ministre plutôt qu’en tant que valeureux possesseur d’un prix Pulitzer. Décidément, se souvient-on encore de ce qu’est le désir de ne plus vivre en ce temps béni des colonies.

Hier encore, vous aviez encore vingt ans et même si votre père pouvait être bien souvent un peu trop sévère sur les convenances qu’il était donc rassurant, pour vous, de pouvoir ainsi boire et manger en famille devant le foyer. Vous caressâtes le temps, et lors de l’arrivée de vos deux jumeaux, vous vendîtes votre caravane, car le temps de ne plus être bohème était venu. Désormais, vous deviez vous ranger et entrer dans le moule ! Votre famille s’était agrandie et avait besoin d’un peu plus de stabilité financière, car n’est-ce pas ainsi que les vôtres croiraient suffisamment en vous pour vous suivre dans les projets d’avenir qui s’apprêtaient à porter cette vie qui serait la votre ?

Mr Le Contribuable

Note 1 : Le jeudi 14 novembre 2013, le quotidien « Le Soleil » nous apprenait que Mr Yves Desgagnés, supposément comédien et metteur en scène de profession, avait encaissé la respectable somme de 30 000 $ en provenance de nos fonds publics pour des services d’expert analyste ayant été rendus, pour le bureau de Mme Marois, de la mi-janvier à la fin août 2013. Cette information aurait été fournie par le PLQ qui l’aurait initialement obtenu comme suite à une demande d’accès à l’information. Toutefois, le bureau de Mme Marois aurait tenu à bien spécifier que les sommes versées à Mr Desgagnés ne l’avaient nullement été au titre de rémunération pour l’élaboration d’un documentaire télévisuel à l’objectivité douteuse ayant été diffusé en septembre sur la chaîne TVA du groupe Québecor Média au début de septembre 2013.

Note 2 : Si on en croit un affidavit rédigé par un policier de l’unité anticorruption ( Télécharger le document pdf | Perquisition Roche ltée ), Mr Marc-Yvan Côté, ancien ministre libéral et ex-cadre de la firme Roche ltée Groupe Conseil, aurait été au cœur même du stratagème du financement illégal au PLQ de Jean Charest, soit de 2005 à 2012. C’est d’ailleurs cette même déclaration, dont une copie hautement caviardée fut obtenue par les médias, qui aurait mené la justice à lancer un mandat de perquisition en bonne et due forme pour la résidence de Mr Côté à Baie St-Paul ( Siège social de sa propre firme de consultant ) en date du jeudi 27 février 2014 ( Télécharger le document pdf | Perquisition Côté Marc-Yvan ). Déjà en 1994, Mr Côté était responsable du développement des affaires chez Roche ltée, mais depuis 2005, il travaillait à partir de chez lui. Le Soleil, Le Devoir, SRC et TVA tentèrent d’obtenir l’intégralité dudit document, mais sans succès, car le Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec en aurait décidé autrement. Comme toujours ! Rappelons-nous que le projet Joug de l’UPAC fut amené à enquêter sur Marc-Yvan Côté pour des motifs de :

  • Trafic d’influence et complot ;
  • Fraude envers le gouvernement ;
  • Financement illégal d’une caisse électorale.

Note 3 : De par leurs natures, les péquistes semblent autant apprécier la France qu’ils semblent mépriser les États-Unis, mais avant d’être une colonie britannique, le Québec était une colonie française. Économiquement parlant, c’était donc blanc bonnet et bonnet blanc à part pour le fait que les Britanniques méprisaient solidement nos ancêtres français. Ceci étant dit, nous devrions, peut-être, commencer à respecter un peu plus les Étasuniens, car ceux-ci eurent au moins le courage de se séparer de la Couronne britannique afin de devenir pleinement les maîtres de leur propre destinée. N’est-ce pas le même rêve que berça tous bons souverainistes du Québec depuis la nuit des temps ?

Un contribuable en colère ▪ Partie 3 : Une question est déjà un pas vers l’émancipation …

QuébecTribune  J. Cobb Lee 001

Seul dans notre cuisine, nous régissons trop souvent à l’actualité après avoir substitué nos émotions à notre raison, car le but de notre petit écran n’est-il toujours pas de nous distraire faute de vouloir encore nous informer ! Dans le célèbre film « 12 hommes en colère », la véritable nature de douze hommes nous fut magistralement dévoilée avec la plus grande des lucidités, mais si nous devions être jurés dans une cause célèbre, aurions-nous réellement le courage de nous exprimer sans craindre ce choc des idées dont naît la colère, et ultimement la confrontation ? Avons-nous réellement cette petite étincelle de courage qui saurait tout autant nous convaincre de nous battre pour une cause qui n’est pas la nôtre, mais que l’on sait juste ? Une démocratie ne puise-t-elle pas sa force dans la capacité de sa population à savoir s’émanciper en s’exprimant ?

                                        ●                                        

Seul dans nos cuisines, nous nous interrogeons et colérons en silence,
mais que voudrions-nous réellement savoir concernant … Le journalisme ?

                                        ●                                        

Sera en perpétuel construction …

                                        ●                                        

Mr Le Contribuable

Photo : Twelve angry men / Mr Lee J. Cobb ( Juré No 3 )

Démocratie ▪ Partie 1 : Le jour où la Terre s’arrêta …

Cette journée s’annonçait des plus anodines, car absolument rien ne permettait encore de croire en de quelconques singularités s’apprêtant à venir troubler la quiétude de l’ordre établi par une humanité désabusée. Comme toujours, une petite demi-heure ayant été nécessaire pour se remettre de la violente agression d’une monstruosité de technologie dénommée « Réveille-matin », un brin de toilette, un petit café prit à la sauvette et je devais déjà filer afin prendre ce métrobus qui arrivait généralement bien plein. Que voulez-vous ? Ne sommes-nous pas tous dans la même galère ? Vivre pour travailler et travailler pour survivre tout en espérant, un jour prochain, pouvoir enfin atteindre ce niveau budgétaire où le mot « épargne » commencera réellement à vouloir signifier quelque chose.

QuébecTribune  Martin Joseph Lockard 001

Soudain, un coup de sifflet retentit afin de nous avertir qu’il est maintenant l’heure d’avancer. Chaque matin, c’est ainsi que débute la course folle de notre peine quotidienne ! Inexorablement, notre tête retourne sur le billot de la concurrence. On doit rapporter un maximum de profits pour un minimum de coûts, car sinon, le couperet du capitalisme tombera en venant nous remplacer par un autre petit robot. La lutte est de tous les instants, car le petit robot d’hier est maintenant moins neuf que le robot neuf d’aujourd’hui. Malheureusement, force est d’admettre qu’un jour viendra où notre expérience ne suffira plus à compenser les diplômes hyperspécialisés des petits nouveaux de demain. Là est la triste réalité d’un capitalisme que je ne chercherai nullement à remettre en cause, car si la vie peut nous élever au rang d’envahisseur, elle peut tout autant nous réduire au rang d’envahis. Silencieux, j’accomplirai donc ma petite besogne jusqu’à l’heure du dîner.

Assis à la cantine du complexe qui abrite mon lieu de travail, je regardais, par la fenêtre, ces millions de petits êtres qui invectivaient les grands manitous de la circulation tout en courant après le temps qui file, lorsque je réalisai que pour payer mon loyer, je me nourrissais encore d’une vulgaire pizza pochette mollasse que je n’appréciais pas particulièrement tout en discutant avec un collègue qui se nourrissait bien mieux, car ne payant plus son propre loyer. Troquant quelques fibres pour quelques gras trans, j’aurais donc quelques bourrelets de plus à la taille, mais au moins, j’aurais, contrairement à mon collègue, encore un toi sur la tête au début du prochain mois. Sur cette note, le second coup de sifflet de la journée vint mettre un terme définitif à mes rêvasseries sans importance.

À 17 heures, cela avait naturellement été le chemin inverse. Toutefois, m’étant endormi sur la banquette de l’autobus, je m’étais réveillé deux arrêts plus loin que mon terminus habituel, et comme toujours, j’avais dû marcher un peu plus que prévu afin de pouvoir réintégrer mon foyer. En arrivant chez moi, un petit plat de congelé, vite fait bien fait, tout en espérant même plus me rattraper pour ce second égarement alimentaire. Point de place à l’illusion, je ne suivrai jamais ce fameux cours d’aérobie que mon médecin généraliste me prescrit régulièrement lors de mon bilan de santé annuel.

C’est donc épuisé que je me retrouvasse calé dans un fauteuil trop rembourré. Juste assez pour disparaître, l’espace d’une soirée télé. À pareille heure, le cerveau ne répond plus vraiment, et le reportage scientifique est vite remplacé par une réalité qui est tout sauf bien réelle. Tout droit sorti d’un esprit malsain, on nous fait voir l’être humain tel un rat de laboratoire, mais tant pis. Des millions d’années d’évolution auront été balayés par une si pauvre dévolution de la sagesse humaine. Preuve est désormais faite, on nourrit notre esprit avec la même rigueur que l’on nourrit notre panse. La fatigue n’appelle-t-elle pas trop souvent la facilité ?

Après une soirée de futilité, je pitonne une dernière fois tout en allant du premier poste disponible au dernier, et puis, je m’arrête, l’espace d’un instant, sur la retransmission des débats à l’Assemblée nationale du Québec. S’apparentant un peu plus à une taverne de bas quartier qu’à la noble loge de la volonté du peuple, je m’arrête pour écouter, et j’écoute pour tenter de comprendre ( Voir : Note 1 ) :

Mme Diane Lemieux : Mr le Président, ce qui serait tellement facile pour le Premier ministre, c’est de dire aux Québécois : « Je suis conscient qu’il y a 11 personnes dans mes cabinets qui sont interpellées par cette enquête, y compris, également, deux hauts fonctionnaires, et je suis conscient que je dois donner des garanties, à défaut d’avoir à notre disposition un rapport clair, net et précis, de donner des garanties que ces personnes n’ont pas enfreint la Loi électorale. ». Mr le Président, je comprends, au silence du Premier ministre, qu’il est incapable de nous donner ces garanties. Considérant, Mr le Président, qu’il ne peut donner ces garanties, qu’il s’agit … Ce qui est en cause, c’est des manquements à nos lois électorales, c’est aussi une affaire de détournement de fonds dont aurait été au cœur son directeur de cabinet ( Voir : Note 2 ). Est-ce que le Premier ministre convient que la seule solution qu’il nous reste à ce moment-ci, c’est d’indiquer aux Québécois que, ni de près ni de loin, ces personnes ne seront impliquées dans la prochaine campagne électorale ?

Mr Jacques P. Dupuis : Mr le Président, Mr le Président, je suis totalement, complètement dérouté, scandalisé par la question de la leader de l’opposition officielle qui a le front, Mr le Président, de se lever aujourd’hui, en cette Chambre, de poser des questions qui ne sont que des suppositions, des questions qui ne sont faites que pour salir des réputations, des questions qui sont faites au sujet de gens qui ont le droit, comme tous les citoyens du Québec … tous les citoyens du Québec ont le droit à la présomption d’innocence. Il y a actuellement une enquête qui se tient devant un juge réputé, devant un juge impartial, devant un juge, Mr le Président, qui tient une enquête tout à fait objective. Et, si la leader de l’opposition officielle était le moindrement … avait le moindrement d’honnêteté intellectuelle, elle regarderait, elle regarderait … Si la leader de l’opposition officielle, si la leader de l’opposition officielle voulait regarder à sa droite et à sa gauche, et à sa droite et à sa gauche, elle verrait des gens qui ont enfreint la Loi électorale et des gens qui ont enfreint le Code criminel ( Voir : Note 3 ). C’est ça qu’elle verrait.

C’est à ce moment précis que la Terre s’arrêta, car je venais de comprendre ! Comprendre que malgré tous ces efforts quotidiennement déployés par des millions de Québécois afin de financer « Ladite machine de l’État », on ne nous respectait plus. Bien au-delà des apparences, nous étions réellement devenus de petits robots, et devions désormais nous taire tout en persistant à marcher en silence. La vérité était ailleurs, et elle y resterait, car je ne méritais plus de savoir.

Étant donné ce que sa position privilégiée de vice-président du comité du « Non » lui permit d’apprendre au cours de la dernière période référendaire, pourquoi, Mr Jean Charest décida-t-il sciemment d’organiser un scrutin en date du 26 mars 2007, soit cinq jours avant la date de remise du Rapport Grenier prévue, à l’époque, pour le 31 mars 2007 ?

Simulant fort bien l’échange de bons procédés, une première moitié de nos élus semblèrent ainsi vouloir dire qu’ils sauraient ne pas gratter certains sujets, si l’autre moitié de l’assemblée se contentait de ne pas en gratter certains autres. Même si ayant formellement été mandatés pour parler et agir au nom du peuple, nos députés reléguèrent notre démocratie aux affaires non classées. Réalisant que si les uns et les autres s’entretuaient afin de prendre le pouvoir, ils y laisseraient des plumes, et en fin de compte, la balance du pouvoir irait au troisième acteur de notre petite fiction à grand budget. Désormais, la priorité étant d’être réélu plutôt que de faire germer la vérité, un seul choix s’imposait. Mieux valait donc de feindre l’ignorance tout en perdant sa dignité afin de ne pas trop être blessé au combat plutôt que de dignement combattre, l’estafilade au menton et le courage au ventre. La soif de pouvoir avait pris le pas sur l’idéologie politique ! Le message devenait donc vide de sens, mais devait-on réellement la vérité à notre population apparemment sans âmes !

Prochainement, l’état appellerait donc des millions de petits robots aux urnes. Pensant améliorer leur sort, pensant changer leur monde, ces petits robots se prêteraient donc à l’exercice. D’un coup de pince, ils grifferaient un « X » sans valeur pour élire des gens en manque de courage, mais pendant ce temps, je savais déjà que j’userais de mon bulletin de vote afin de me faire un petit avion de papier, car ainsi, il amuserait au moins un enfant qui croit encore qu’au-delà de l’horizon, il existe toujours un monde où il y a autre chose que la lâcheté des hommes.

Mr Le Contribuable

Note 1 : Voici un extrait du journal des débats de l’Assemblée nationale lors de la 2ième session de la 37ième législature ( Séance extraordinaire ) et ayant porté sur l’enquête du DGE concernant Option Canada ainsi que sur le respect de la loi électorale par des membres du personnel politique. Cet échange fut tenu le mardi 20 février 2007 ( Visiter un site complémentaire | Journal des débats ).

Note 2 : Lors de cette intervention, Mme Diane Lemieux parlait de la possible implication de Mr Stéphane Bertrand au sein d’Option Canada.

Note 3 : Lors de cette intervention, Mr Jacques P. Dupuis parlait de certaines interventions qui auraient été pratiquées par certains membres du PQ au cours du référendum de 1995, ainsi que de la consommation avouée de cocaïne de Mr André Boisclair.

Photo : The day the Earth stood still / Mr Joseph Lockard Martin Jr.

Un contribuable en colère ▪ Partie 2 : Une question est déjà un pas vers l’émancipation …

QuébecTribune  Fonda Henry 001

Seul dans notre cuisine, nous régissons trop souvent à l’actualité après avoir substitué nos émotions à notre raison, car le but de notre petit écran n’est-il toujours pas de nous distraire faute de vouloir encore nous informer ! Dans le célèbre film « 12 hommes en colère », la véritable nature de douze hommes nous fut magistralement dévoilée avec la plus grande des lucidités, mais si nous devions être jurés dans une cause célèbre, aurions-nous réellement la perspicacité et la patience nécessaire pour démontrer qu’il y a encore place à un doute raisonnable ? Avons-nous réellement cette soif de vérité qui saurait tout autant nous donner la volonté de persister dans une quête de réponses entreprise ultérieurement auprès de l’un de nos dirigeants ? Une démocratie ne puise-t-elle pas sa force dans la capacité de sa population à savoir s’émanciper en s’exprimant ?

                                        ●                                        

Seul dans nos cuisines, nous nous interrogeons et colérons en silence,
mais que voudrions-nous réellement savoir concernant … La politique ?

                                        ●                                        

Sera en perpétuel construction …

                                        ●                                        

Mr Le Contribuable

Photo : Twelve angry men / Mr Henry Fonda ( Juré No 8 )

Terrorisme de gauche ▪ Épilogue : L’art de prôner la tolérance en créant l’intolérance …

Aujourd’hui, l’Américain moyen semble toujours penser que l’homme des cavernes partageait son propre territoire avec les dinosaures, mais dans les faits, la science eut tôt fait de démontrer tout le contraire. En effet, même si nos terribles reptiles régnèrent réellement sur terre pendant plus de 140 millions d’années, ceux-ci n’eurent jamais la chance de grignoter le moindre hominidé, car à cette époque, nous n’existions tout simplement pas encore ! Lorsque les dinosaures disparurent ( Il y a environ 66,4 millions d’années ) suite à une impromptue collision entre un météorite de forte taille et notre planète bleue, l’ancêtre commun à tous les mammifères placentaires ( À cette époque, il y avait deux autres embranchements de mammifères, soit celle des marsupiaux et celle des monotrèmes ! ) s’apprêtait un peu plus à prendre l’apparence d’un simple petit rongeur insectivore de 200 Gr que de communément prendre l’apparence d’un populaire « Fred Flintstone ».

Ce n’est qu’il y a six millions d’années qu’un certain embranchement des mammifères placentaires se scinda en deux, l’un étant appelé à aboutir vers le singe et l’autre vers l’homme. Nous ne descendons donc pas plus du singe que lui de nous, mais singes et hommes descendent tous deux d’un ancêtre commun.

Il y a deux millions d’années, l’homme commença à développer l’outil, et la posture debout s’en suivit irrémédiablement. Le nez devint un peu plus proéminent, le symbolisme fit son apparition, et la prémisse de l’homme était née. Nous étions alors 200 000 ans avant la naissance d’un fils de charpentier appelé à devenir le rédempteur de tous les hommes.

À l’époque, la végétation abritait un grand nombre de variétés d’hominidés un peu comme nous pourrions dire qu’il y a, aujourd’hui, plus qu’une seule variété de singe dans nos jungles ( Voir : Note 1 ). Nous étions alors environ un million d’individus répartis sur un territoire allant de l’Afrique à ce qui deviendrait le « Grand Empire du milieu » en passant par l’Europe du Nord, et c’est là que survint une extinction massive qui changea radicalement l’avenir de l’homme ( Voir : Note 2 ) !

Suite à l’étude du code génétique inscrit dans nos mitochondries héritées de nos mères, les professeurs Lynn Jorde et Henry Harpending de l’Université de l’Utah parvinrent, en 1990, à conclure que nous devions tous descendre d’un même petit groupe d’individus ayant subsisté il y a 75 000 ans. De plus, le professeur Gregory Zielinski de l’Université du Maine découvrit, en 1993, une impressionnante concentration de sulfate dans une petite couche de glace trouvée en Arctique datant aussi de 75 000 ans. Corrélation parfaite, L’homme avait dû être mené au bord de l’extinction par la faute d’une colossale éruption volcanique, et ce fut l’anthropologue américain Stanley Ambrose de l’Université de l’Illinois qui y pensa le premier en 1998.

Déjà en 1949, le géologue néerlandais Reinout Willem Van Bemmelen de l’Université d’Utrecht nous avait fait remarquer, dans son ouvrage « The geology of Indonesia », que le lac Toba ( Voir : Note 3 ) situé sur l’île indonésienne de Sumatra n’était, en réalité, rien de moins qu’un lac volcanique de grande importance ( Région sous l’influence tectonique ayant engendré le célèbre tsunami du 26 décembre 2004 suite à un séisme de magnitude 9 sur l’échelle de Richter ). En effet, la colossale éruption ayant été à l’origine d’un pareil phénomène, il y a 75 000 ans, avait du avoir des répercussions planétaires, car elle avait, selon les estimations, rejeté cent fois plus de dioxyde de souffre dans l’atmosphère que les 20 millions de tonnes rejetées le 7 juin 1991 par le volcan Pinatubo aux Philippines. Même à plus de 2 500 km, les scientifiques parvinrent à trouver une couche de cendre de 35 cm d’épaisseur sur le plancher océanique. Avec une force trois mille fois supérieure à celle du volcan Ste-Hélène dont l’éruption eut lieu aux États-Unis le 18 mai 1980, l’éruption du lac Toba n’eut d’autres choix que de constituer un événement de première importance dans l’histoire de l’homme.

Ce qui rendit cette catastrophe aussi colossale est le fait que la chambre magmatique sous-jacente à l’île devait contenir un magma d’une viscosité particulièrement élevé, ce qui avait encore plus tendance à garder emprisonner les gaz d’où la violence de l’explosion qui découla d’un éventuel glissement tectonique. Ce fut donc plus de 2 milliards de tonnes d’acide sulfurique qui vinrent contaminer la planète en l’espace de quelques semaines. L’air et l’eau devinrent toxiques, les terres devinrent stériles, la déforestation rendit les terres instables et une épaisse couche nuageuse fit abaisser la température de 15° C dans les régions tempérées tout en bloquant 90 % de la lumière permettant la photosynthèse. Notre ancêtre « chasseur / cueilleur » n’avait désormais plus de cousins, il était désormais seul sur sa branche de l’évolution, car l’humanité venait de passer de 1 million d’individus à seulement quelques milliers. Nous étions désormais tous égaux devant dieux, car la race humaine venait de perdre irrémédiablement la majeure partie de son patrimoine génétique.

Les diverses ressemblances observées lors de l’étude de l’évolution des connaissances, des croyances et du langage nous portent à croire que les différentes cultures qui tapissent actuellement notre monde seraient tous issues d’une seule et même culture originelle. Suite à l’éruption, seul un petit groupe d’individus aurait survécu, ceux-ci se seraient reproduits, et auraient donc recommencé à migrer afin de constituer les sept milliards d’hominidés que constitue l’humanité d’aujourd’hui.

La catastrophe de Toba eut donc des répercussions majeures sur l’évolution de l’homme, car elle constitua un « Goulot d’étranglement génétique ». C’est-à-dire que suite à une extinction de masse, la majorité des espèces communes à une même lignée évolutive disparaît afin de ne laisser qu’une population génétiquement très similaire. De ce fait, les hommes modernes sont donc tous génétiquement fort similaire, et ce, malgré quelques variances esthétiques ( Couleurs de peau ) dues à la grande diversité géographique de nos milieux de vie respectifs. À cet effet, même si ceux qui choisirent « chaleur et terre aride » durent prendre une teinte de peau plus foncée et que ceux qui optèrent pour « froid et terre humide » durent adopter une teinte de peau plus blanche, dans les faits, il existera toujours une plus grande diversité génétique entre trois hommes d’une même tribu d’Afrique orientale ( Esthétiquement très similaire ) qu’entre un chirurgien blanc de Los Angeles, un comptable noir de Québec et un restaurateur asiatique de Paris. Pareil phénomène étant uniquement dû au fait que nos trois hommes similaires issus d’une même petite tribu sont plus près de l’épicentre génétique qui aboutit à l’humanité d’aujourd’hui que les trois autres hommes à l’aspect pourtant si distinctif.

Est-ce que des différences raciales purent réellement être observées lors de l’étude de « la capacité moyenne des hommes à savoir s’adapter à la modernité » ? La réponse est oui ! Est-ce que ces différences ne peuvent être expliquées que par un processus de « sélection artificielle » dû à l’esclavagisme tel que décrit par le Docteur Pierre Mailloux ? Je ne le pense pas, et ce, tout en avouant bien humblement ne pas être, tout comme Mr Pierre Mailloux, un grand « généticien » de renom !

Notre cerveau est ce que nous en faisons et ce sont nos parents qui en posent les premières briques en nous éveillant sur le monde. Je ne pense donc pas qu’il puisse exister une telle variance de « capacité d’adaptabilité à la modernité » simplement inscrite dans notre génome, car je crois plutôt que pareille variance dans le QI de certains hommes est seulement le fruit d’un traumatisme ethnique intergénérationnel. Le mal laisse des traces, les plaies guérissent, mais le souvenir de la cruauté des hommes envers autrui demeure longtemps dans l’esprit des peuples. Même si nous devions tous avoir sensiblement le même potentiel d’émancipation dès notre naissance ( Chose que je crois ! ), l’effet papillon ne se fait pas sentir que dans l’espace, mais aussi dans le temps.

Actuellement, il n’y a donc que 0,1 % de différence génétique entre les sept milliards d’êtres humains résidents sur Terre. Des différences du domaine de l’esthétisme plutôt qu’autre chose, car même si certains sont blancs et que d’autres sont noirs, nous ne sommes pas cousins pour autant, car nous sommes tous bel et bien frères à la grande table de la vie.

Mr Le Contribuable

N.B. À l’époque médiévale, l’un des volcans voisins du Toba affligea, luis aussi, de bien lourdes pertes à l’humanité dans des circonstances similaires. En effet, le Samalas, trônant sur l’île Lombok, décida en 1257 d’expulser, tout comme le Toba, tout le magma de sa chambre magmatique sous jacente. Le premier hiver qui s’en suivit fut des plus cléments pour ne pas dire pratiquement inexistant. De tout l’hiver, il n’y eut que deux jours de gel, et la floraison se fit pratiquement sans arrêt au cours de l’année, mais l’hiver volcanique tramait déjà de tristes répercussions pour notre espèce. L’été suivant, les moissons furent abattues de pluie et d’humidité, les récoltes catastrophiques, les semences pourrirent dans les greniers par la faute de l’humidité, et la peste arriva sans crier gare. Nous étions à l’aube de cette mini ère glacière qui frappa l’humanité où nourriture se fit rare au point d’inspirer un compte basé sur la présence d’une maison de pain d’épice au fond des bois. « Hansel et Gretel » expliqueraient désormais la cruauté de la vie aux enfants, mais nous ne savons toujours pas ce qui pourrait expliquer les crises de 1268, 1275 et 1284.

Note 1 : Rappelons qu’une « espèce » est l’ensemble d’une population d’individus capable de se reproduire entre eux. À partir du moment où certains de ceux-ci, même si étant d’apparence très proche, ne parviennent plus à concevoir de descendants susceptibles d’être féconds, on dit qu’ils appartiennent à deux espèces différentes. De ce fait, un chameau ne peut se reproduire avec une jument, car ils sont génétiquement trop éloignés l’un de l’autre. Par contre, un cheval peut se reproduire avec une ânesse, car ils sont génétiquement relativement assez proches, mais le mulet qui en résulte étant inévitablement stérile, nous sommes donc encore en présence de deux espèces distinctes. Pour l’homme, il n’y a plus qu’une seule espèce sur Terre, car étant tous issus du même petit groupe d’hominidés, nous sommes donc tous génétiquement plus similaires qu’il n’y parait a priori. Un homme noir peut donc aisément se reproduire avec une femme blanche et engendrer des enfants mulâtres qui pourront, eux aussi, fort bien se reproduire à leur tour en partageant leur bagage génétique respectif.

Note 2 : Au cours des millénaires, cinq grandes extinctions des masses furent inscrites sur la grande ardoise de l’histoire de la vie sur Terre, et l’extinction qui signa la fin des dinosaures ne fut nullement la plus meurtrière. Quant à la catastrophe de Toba, elle n’apparaît même pas sur cette célèbre liste, mais la violence de l’évènement devrait quand même avoir été suffisante pour imposer une certaine humilité aux hommes cherchant encore leur réelle place dans l’univers. L’équilibre de la vie est souvent précaire ! En effet, lorsqu’une espèce est endémique, elle devient des plus sensible aux affres de la vie, car lors d’un quelconque bouleversement environnemental, la simple survie d’un seul individu des deux sexes ne suffit nullement pour qu’il y ait survie de l’espèce en question. En effet, en dessous d’un certain seuil critique, voir d’un certain nombre d’individus, une population commence à souffrir d’un phénomène dit d’appauvrissement génétique qui fait en sorte que chaque génération s’avérera génétiquement plus pauvre que la préçédente, ce qui mène inexorablement ladite espèce vers une extinction assurée à plus ou moins court terme. Heureusement pour nous, ce seuil ne fut jamais atteint suite à l’explosion du Toba.

Note 3 : Le Toba est un volcan en sommeil dont la dernière éruption fut à l’origine de la création du lac Toba ( Se dit « Danau Toba » en indonésien ), soit la plus grande caldeira résurgente répertoriée de la planète ( Voir : Note 4 ). Situé au beau milieu de la province du « Sumatra du Nord » à plus de 905 mètres d’altitude, ce lac est d’une dimension de 100 kilomètres de long par 30 de large, et sa profondeur maximale atteint, quant à elle, plus de 500 mètres ( Visiter un site complémentaire | Wikimapia ).

Note 4 : Une caldeira est le résultat de l’effondrement de la chambre magmatique située sous un volcan, partiellement ou totalement vidée de son magma suite à une éruption.

Photo : The Flintstones / Fred Flintstone

Un contribuable en colère ▪ Partie 1 : Une question est déjà un pas vers l’émancipation …

QuébecTribune  Klugman Jack 001

Seul dans notre cuisine, nous régissons trop souvent à l’actualité après avoir substitué nos émotions à notre raison, car le but de notre petit écran n’est-il toujours pas de nous distraire faute de vouloir encore nous informer ! Dans le célèbre film « 12 hommes en colère », la véritable nature de douze hommes nous fut magistralement dévoilée avec la plus grande des lucidités, mais si nous devions être jurés dans une cause célèbre, aurions-nous réellement le courage de nous exprimer sans craindre le regard réprobateur des autres ? Avons-nous réellement cette petite étincelle de courage qui saurait tout autant nous donner le goût de publiquement questionner l’un de nos dirigeants dans l’unique but de remettre en cause un point de vue déjà accepté en silence par la majorité ? Une démocratie ne puise-t-elle pas sa force dans la capacité de sa population à savoir s’émanciper en s’exprimant ?

                                        ●                                        

Seul dans nos cuisines, nous nous interrogeons et colérons en silence,
mais que voudrions-nous réellement savoir concernant … La justice ?

                                        ●                                        

Sera en perpétuel construction …

                                        ●                                        

Mr Le Contribuable

Photo : Twelve angry men / Mr Jack Klugman ( Juré No 5 )