Terrorisme de gauche ▪ Épilogue : L’art de prôner la tolérance en créant l’intolérance …

Aujourd’hui, l’Américain moyen semble toujours penser que l’homme des cavernes partageait son propre territoire avec les dinosaures, mais dans les faits, la science eut tôt fait de démontrer tout le contraire. En effet, même si nos terribles reptiles régnèrent réellement sur terre pendant plus de 140 millions d’années, ceux-ci n’eurent jamais la chance de grignoter le moindre hominidé, car à cette époque, nous n’existions tout simplement pas encore ! Lorsque les dinosaures disparurent ( Il y a environ 66,4 millions d’années ) suite à une impromptue collision entre un météorite de forte taille et notre planète bleue, l’ancêtre commun à tous les mammifères placentaires ( À cette époque, il y avait deux autres embranchements de mammifères, soit celle des marsupiaux et celle des monotrèmes ! ) s’apprêtait un peu plus à prendre l’apparence d’un simple petit rongeur insectivore de 200 Gr que de communément prendre l’apparence d’un populaire « Fred Flintstone ».

Ce n’est qu’il y a six millions d’années qu’un certain embranchement des mammifères placentaires se scinda en deux, l’un étant appelé à aboutir vers le singe et l’autre vers l’homme. Nous ne descendons donc pas plus du singe que lui de nous, mais singes et hommes descendent tous deux d’un ancêtre commun.

Il y a deux millions d’années, l’homme commença à développer l’outil, et la posture debout s’en suivit irrémédiablement. Le nez devint un peu plus proéminent, le symbolisme fit son apparition, et la prémisse de l’homme était née. Nous étions alors 200 000 ans avant la naissance d’un fils de charpentier appelé à devenir le rédempteur de tous les hommes.

À l’époque, la végétation abritait un grand nombre de variétés d’hominidés un peu comme nous pourrions dire qu’il y a, aujourd’hui, plus qu’une seule variété de singe dans nos jungles ( Voir : Note 1 ). Nous étions alors environ un million d’individus répartis sur un territoire allant de l’Afrique à ce qui deviendrait le « Grand Empire du milieu » en passant par l’Europe du Nord, et c’est là que survint une extinction massive qui changea radicalement l’avenir de l’homme ( Voir : Note 2 ) !

Suite à l’étude du code génétique inscrit dans nos mitochondries héritées de nos mères, les professeurs Lynn Jorde et Henry Harpending de l’Université de l’Utah parvinrent, en 1990, à conclure que nous devions tous descendre d’un même petit groupe d’individus ayant subsisté il y a 75 000 ans. De plus, le professeur Gregory Zielinski de l’Université du Maine découvrit, en 1993, une impressionnante concentration de sulfate dans une petite couche de glace trouvée en Arctique datant aussi de 75 000 ans. Corrélation parfaite, L’homme avait dû être mené au bord de l’extinction par la faute d’une colossale éruption volcanique, et ce fut l’anthropologue américain Stanley Ambrose de l’Université de l’Illinois qui y pensa le premier en 1998.

Déjà en 1949, le géologue néerlandais Reinout Willem Van Bemmelen de l’Université d’Utrecht nous avait fait remarquer, dans son ouvrage « The geology of Indonesia », que le lac Toba ( Voir : Note 3 ) situé sur l’île indonésienne de Sumatra n’était, en réalité, rien de moins qu’un lac volcanique de grande importance ( Région sous l’influence tectonique ayant engendré le célèbre tsunami du 26 décembre 2004 suite à un séisme de magnitude 9 sur l’échelle de Richter ). En effet, la colossale éruption ayant été à l’origine d’un pareil phénomène, il y a 75 000 ans, avait du avoir des répercussions planétaires, car elle avait, selon les estimations, rejeté cent fois plus de dioxyde de souffre dans l’atmosphère que les 20 millions de tonnes rejetées le 7 juin 1991 par le volcan Pinatubo aux Philippines. Même à plus de 2 500 km, les scientifiques parvinrent à trouver une couche de cendre de 35 cm d’épaisseur sur le plancher océanique. Avec une force trois mille fois supérieure à celle du volcan Ste-Hélène dont l’éruption eut lieu aux États-Unis le 18 mai 1980, l’éruption du lac Toba n’eut d’autres choix que de constituer un événement de première importance dans l’histoire de l’homme.

Ce qui rendit cette catastrophe aussi colossale est le fait que la chambre magmatique sous-jacente à l’île devait contenir un magma d’une viscosité particulièrement élevé, ce qui avait encore plus tendance à garder emprisonner les gaz d’où la violence de l’explosion qui découla d’un éventuel glissement tectonique. Ce fut donc plus de 2 milliards de tonnes d’acide sulfurique qui vinrent contaminer la planète en l’espace de quelques semaines. L’air et l’eau devinrent toxiques, les terres devinrent stériles, la déforestation rendit les terres instables et une épaisse couche nuageuse fit abaisser la température de 15° C dans les régions tempérées tout en bloquant 90 % de la lumière permettant la photosynthèse. Notre ancêtre « chasseur / cueilleur » n’avait désormais plus de cousins, il était désormais seul sur sa branche de l’évolution, car l’humanité venait de passer de 1 million d’individus à seulement quelques milliers. Nous étions désormais tous égaux devant dieux, car la race humaine venait de perdre irrémédiablement la majeure partie de son patrimoine génétique.

Les diverses ressemblances observées lors de l’étude de l’évolution des connaissances, des croyances et du langage nous portent à croire que les différentes cultures qui tapissent actuellement notre monde seraient tous issues d’une seule et même culture originelle. Suite à l’éruption, seul un petit groupe d’individus aurait survécu, ceux-ci se seraient reproduits, et auraient donc recommencé à migrer afin de constituer les sept milliards d’hominidés que constitue l’humanité d’aujourd’hui.

La catastrophe de Toba eut donc des répercussions majeures sur l’évolution de l’homme, car elle constitua un « Goulot d’étranglement génétique ». C’est-à-dire que suite à une extinction de masse, la majorité des espèces communes à une même lignée évolutive disparaît afin de ne laisser qu’une population génétiquement très similaire. De ce fait, les hommes modernes sont donc tous génétiquement fort similaire, et ce, malgré quelques variances esthétiques ( Couleurs de peau ) dues à la grande diversité géographique de nos milieux de vie respectifs. À cet effet, même si ceux qui choisirent « chaleur et terre aride » durent prendre une teinte de peau plus foncée et que ceux qui optèrent pour « froid et terre humide » durent adopter une teinte de peau plus blanche, dans les faits, il existera toujours une plus grande diversité génétique entre trois hommes d’une même tribu d’Afrique orientale ( Esthétiquement très similaire ) qu’entre un chirurgien blanc de Los Angeles, un comptable noir de Québec et un restaurateur asiatique de Paris. Pareil phénomène étant uniquement dû au fait que nos trois hommes similaires issus d’une même petite tribu sont plus près de l’épicentre génétique qui aboutit à l’humanité d’aujourd’hui que les trois autres hommes à l’aspect pourtant si distinctif.

Est-ce que des différences raciales purent réellement être observées lors de l’étude de « la capacité moyenne des hommes à savoir s’adapter à la modernité » ? La réponse est oui ! Est-ce que ces différences ne peuvent être expliquées que par un processus de « sélection artificielle » dû à l’esclavagisme tel que décrit par le Docteur Pierre Mailloux ? Je ne le pense pas, et ce, tout en avouant bien humblement ne pas être, tout comme Mr Pierre Mailloux, un grand « généticien » de renom !

Notre cerveau est ce que nous en faisons et ce sont nos parents qui en posent les premières briques en nous éveillant sur le monde. Je ne pense donc pas qu’il puisse exister une telle variance de « capacité d’adaptabilité à la modernité » simplement inscrite dans notre génome, car je crois plutôt que pareille variance dans le QI de certains hommes est seulement le fruit d’un traumatisme ethnique intergénérationnel. Le mal laisse des traces, les plaies guérissent, mais le souvenir de la cruauté des hommes envers autrui demeure longtemps dans l’esprit des peuples. Même si nous devions tous avoir sensiblement le même potentiel d’émancipation dès notre naissance ( Chose que je crois ! ), l’effet papillon ne se fait pas sentir que dans l’espace, mais aussi dans le temps.

Actuellement, il n’y a donc que 0,1 % de différence génétique entre les sept milliards d’êtres humains résidents sur Terre. Des différences du domaine de l’esthétisme plutôt qu’autre chose, car même si certains sont blancs et que d’autres sont noirs, nous ne sommes pas cousins pour autant, car nous sommes tous bel et bien frères à la grande table de la vie.

Mr Le Contribuable

N.B. À l’époque médiévale, l’un des volcans voisins du Toba affligea, luis aussi, de bien lourdes pertes à l’humanité dans des circonstances similaires. En effet, le Samalas, trônant sur l’île Lombok, décida en 1257 d’expulser, tout comme le Toba, tout le magma de sa chambre magmatique sous jacente. Le premier hiver qui s’en suivit fut des plus cléments pour ne pas dire pratiquement inexistant. De tout l’hiver, il n’y eut que deux jours de gel, et la floraison se fit pratiquement sans arrêt au cours de l’année, mais l’hiver volcanique tramait déjà de tristes répercussions pour notre espèce. L’été suivant, les moissons furent abattues de pluie et d’humidité, les récoltes catastrophiques, les semences pourrirent dans les greniers par la faute de l’humidité, et la peste arriva sans crier gare. Nous étions à l’aube de cette mini ère glacière qui frappa l’humanité où nourriture se fit rare au point d’inspirer un compte basé sur la présence d’une maison de pain d’épice au fond des bois. « Hansel et Gretel » expliqueraient désormais la cruauté de la vie aux enfants, mais nous ne savons toujours pas ce qui pourrait expliquer les crises de 1268, 1275 et 1284.

Note 1 : Rappelons qu’une « espèce » est l’ensemble d’une population d’individus capable de se reproduire entre eux. À partir du moment où certains de ceux-ci, même si étant d’apparence très proche, ne parviennent plus à concevoir de descendants susceptibles d’être féconds, on dit qu’ils appartiennent à deux espèces différentes. De ce fait, un chameau ne peut se reproduire avec une jument, car ils sont génétiquement trop éloignés l’un de l’autre. Par contre, un cheval peut se reproduire avec une ânesse, car ils sont génétiquement relativement assez proches, mais le mulet qui en résulte étant inévitablement stérile, nous sommes donc encore en présence de deux espèces distinctes. Pour l’homme, il n’y a plus qu’une seule espèce sur Terre, car étant tous issus du même petit groupe d’hominidés, nous sommes donc tous génétiquement plus similaires qu’il n’y parait a priori. Un homme noir peut donc aisément se reproduire avec une femme blanche et engendrer des enfants mulâtres qui pourront, eux aussi, fort bien se reproduire à leur tour en partageant leur bagage génétique respectif.

Note 2 : Au cours des millénaires, cinq grandes extinctions des masses furent inscrites sur la grande ardoise de l’histoire de la vie sur Terre, et l’extinction qui signa la fin des dinosaures ne fut nullement la plus meurtrière. Quant à la catastrophe de Toba, elle n’apparaît même pas sur cette célèbre liste, mais la violence de l’évènement devrait quand même avoir été suffisante pour imposer une certaine humilité aux hommes cherchant encore leur réelle place dans l’univers. L’équilibre de la vie est souvent précaire ! En effet, lorsqu’une espèce est endémique, elle devient des plus sensible aux affres de la vie, car lors d’un quelconque bouleversement environnemental, la simple survie d’un seul individu des deux sexes ne suffit nullement pour qu’il y ait survie de l’espèce en question. En effet, en dessous d’un certain seuil critique, voir d’un certain nombre d’individus, une population commence à souffrir d’un phénomène dit d’appauvrissement génétique qui fait en sorte que chaque génération s’avérera génétiquement plus pauvre que la préçédente, ce qui mène inexorablement ladite espèce vers une extinction assurée à plus ou moins court terme. Heureusement pour nous, ce seuil ne fut jamais atteint suite à l’explosion du Toba.

Note 3 : Le Toba est un volcan en sommeil dont la dernière éruption fut à l’origine de la création du lac Toba ( Se dit « Danau Toba » en indonésien ), soit la plus grande caldeira résurgente répertoriée de la planète ( Voir : Note 4 ). Situé au beau milieu de la province du « Sumatra du Nord » à plus de 905 mètres d’altitude, ce lac est d’une dimension de 100 kilomètres de long par 30 de large, et sa profondeur maximale atteint, quant à elle, plus de 500 mètres ( Visiter un site complémentaire | Wikimapia ).

Note 4 : Une caldeira est le résultat de l’effondrement de la chambre magmatique située sous un volcan, partiellement ou totalement vidée de son magma suite à une éruption.

Photo : The Flintstones / Fred Flintstone

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