Extinction du péquiste d’Amérique ▪ Partie 1 : Lorsque l’orgueil a préséance sur l’idéologie …

Non sans un petit sourire en coin, vous pouvez enfin sortir de chez vous sans galurin et capot de fourrure. Force est d’admettre que le dernier hiver est désormais bel et bien terminé, mais aussi qu’il ne vous reste désormais plus que quelques jours pour démonter hâtivement votre abri d’auto tout en sortant votre BBQ si vous désirez un tant soit peu pouvoir encore profiter d’un été qui commencera déjà à décroître d’ici quelques jours.

L’événement, comme chaque année, n’aura absolument rien d’exceptionnel sauf pour le fait qu’il s’agira de la toute dernière année ou ledit exercice sera fait en présence de la petite famille au beau complet. En effet, venant tout juste d’obtenir leur majorité, votre progéniture quittera, en juillet prochain, la douce protection du nid familial afin de désormais affronter « seule » les dures réalités de cette vie qui sera la leur. Naturellement, l’exercice ne se fera pas sans peine, et déjà, vous pouvez déjà apprécier les maints sauts d’humeur de votre charmante épouse qui vous rappellent, à tout instant, votre propre désarroi face à l’imminent départ de vos deux jumeaux. Marco et Mia, pour ne pas les nommer !

Votre fils « Marco » est plutôt cartésien tout comme son grand-père maternel. « Bon croyant » contrairement à vous, il est avec la même jeune fille depuis plus de deux ans. De nature économe, il a, entre autres, déjà acheté et entreposé réfrigérateur, cuisinière, laveuse et sécheuse dans votre garage. De plus, lui et sa petite amie sont déjà parvenus à économiser quelques deniers dans le but de se constituer un petit fond commun pour les imprévus. Bien évidemment, ce ne serait sûrement pas suffisant pour déjà commencer à parler achat de propriété, mais à quel point suffisant pour savoir efficacement rassurer leurs mères respectives ! Certes, il aurait été fort simple, pour de si jeunes gens, de préférer les soirées en discothèques avec des amis plutôt que les soirées de cinéma-maison dans votre sous-sol, mais pour cela, il aurait fallu ne pas connaître votre « Marco ». Même si celui-ci a déjà perdu quelques supposés bons amis, il semble aussi avoir bien compris qu’on peut que très rarement réaliser ses rêves sans de réels sacrifices. Les années qui vinrent de passer lui auront donc valu quelques efforts, mais n’était-ce pas là le prix à payer s’il veut parvenir, un jour, à devenir un bon médecin tout comme ce grand-père qu’il idéalise tant ?

Votre fille « Mia » est, quant à elle, tout le contraire de son frère. Non-croyante tout comme vous, elle semble régulièrement changer de petits amis au même rythme que vous changez de chemises. Il n’est donc pas très étonnant qu’elle eût à subir l’an dernier, au grand dam de sa mère, son premier avortement. Totalement désintéressée de son propre avenir financier, elle semble encore croire que l’argent pousse dans les arbres et n’hésitera donc jamais à venir implorer sa mère pour l’obtention d’un petit billet de vingt dollars qui ne servira pourtant jamais à l’achat de ses fameux livres scolaires de référence. Anarchiste, elle milite autant contre les outranciers bonus accordés aux présidents de quelques grandes sociétés de ce monde que pour la survie de la petite grenouille verte mouchetée de St-Clinclin du Lac Vert. Elle se dit parfois artiste, parfois bohème. Ce n’est donc qu’avec un petit balluchon et une boîte de CD qu’elle ira habiter à la grande ville comme si le ciel devait indéfectiblement y être plus bleu qu’en banlieue. Comme de raison, elle n’est pas mauvaise, mais tellement différente. Toujours prête à aider une amie dans le besoin, si cela pouvait seulement lui être parfois rendu !

Deux jumeaux bien loin d’être identiques ! Deux enfants ayant chacun une personnalité distinctive sachant allier qualités et défauts tout comme pour vous, tout comme pour moi ! Deux jeunes adultes maintenant pleinement responsables de leurs actes et devant désormais affronter les réalités de la vie sans papa ou maman ! Toutefois, pourriez-vous, pour un court instant, faire preuve d’une certaine lucidité en nous avouant, dans le blanc des yeux, la véritable nature de ce qui s’apprête à tant venir troubler le sommeil de vos nuits ? Lorsque « Marco » et « Mia » auront quitté votre foyer et que vous aurez refermé la porte derrière eux, de qui vous inquiéterez-vous le plus ? De « Marco » ou de « Mia » ?

Dans mon exemple, j’ai naturellement construit deux personnalités totalement opposées, soit une de « droite », celle de « Marco », et une de « gauche », soit celle de « Mia ». Loin de moi, l’intention de juger l’un plus que l’autre, mais force est d’admettre que la personnalité plutôt espiègle de « Mia » suscitera toujours plus d’inquiétudes pour deux parents dits normaux et surprotecteurs que celle de « Marco ». De plus, si nous appliquions la présente remarque à l’histoire politique du Québec, que pourrions-nous en conclure ?

Suite à la récente déconfiture du PQ, les diverses opinions des membres de notre petite élite intellectuelle fusèrent de partout comme à l’accoutumée. Allant d’un simple « poing de libération » soulevé un peu trop haut à une gestion toujours plus opportuniste, les casseroles étaient peut-être retournées aux cuisines, mais l’agenda politique avait, quant à lui, carrément été échappé et les raisons qui expliqueraient dans nos livres d’histoire que l’électorat québécois avait tant vu rouge ne pouvaient désormais s’expliquer que par de vulgaires futilités ayant eu lieu au cours de la dernière mascarade électorale … Comme d’habitude ! Totalement incapable d’avoir su bénéficier d’une conjoncture politique semblant historiquement vouloir désavantager une opposition sans grandes inhibitions de nature éthique, et si l’orgueil avait été le talon d’Achille du PQ ?

Dans son ouvrage « Jean Garon / Pour tout vous dire », l’un de nos anciens ministres de l’Agriculture ( L’un de pères fondateurs du PQ ) que certains nommaient gentiment « The Smiling Minister », déclarait que les Québécois constituaient un peuple de peureux, voire de pissous. Triste, mais non amère face à la non-réalisation de l’indépendance du Québec, il se disait encore tout aussi déterminé qu’à la première heure lors du lancement de son livre le mercredi 3 avril 2013, tout en se disant rendu un peu plus vieux pour un tel combat.

Dans son ouvrage « Jean Garon / Pour tout vous dire », Mr Jean Garon déclare : « Le peuple québécois est un peuple peureux. Il ne faut pas se compter d’histoire. On est des pissous. On a même peur de dire que ça se passe en français au Québec. On donne l’impression d’avoir peur de notre ombrage. On est tellement identifié à avoir peur. »

Dans les faits, sommes-nous réellement trop frileux face à un projet de société des mieux planifié et fort bien présenté ou nous offre-t-on, tout simplement, une alternative des plus bancale dont les porteurs sont des acteurs n’ayant absolument plus ce minimum de connaissances économique requis pour nous faire encore croire en la faisabilité d’un tel rêve ? Devenir économiquement adulte en prenant les rênes de notre destinée ! Comme pour notre petite « Mia », se pourrait-il que notre « Pauline » flanquée de son groupe de troubadours dégantés se soit montrée un peu trop à gauche et un peu trop opportuniste au point de ne plus pouvoir atteindre ce minimum de confiance requis où deux parents peuvent encore se coucher tranquille sans avoir à se demander si leur fille a mangé à sa faim la veille ? Un gouvernement de gauche pourrait-il réellement faire l’indépendance du Québec en invitant journalistes et artistes au grand buffet de l’État ? Qu’y a-t-il là de pleinement rassurant à part quelques chansons qu’on ne fredonnera définitivement plus, l’hiver venu ? Dans les prochaines années, vous aurez à redéfinir les termes de votre propre plan de retraite et votre femme vient tout juste de perdre son emploi dans une boutique de lingue en pleine restructuration, l’air est-il donc au beau risque ? Nous vivons en des temps incertains, l’échiquier politique mondial semble actuellement être sur le point de vouloir se redéfinir sous la contrainte de la force, nous entendons parler de bulle obligataire et nous aurions consciemment remis les rênes de notre pays à devenir entre les mains d’une politicienne qui se fit ouvertement conseiller par un comédien de théâtre d’été ne sachant plus à quelles centrales syndicales se vouer ( Voir : Note 1 ). Le récent renversement du PQ ne fut donc pas l’échec de Mme Marois, ne fut donc pas l’échec du PQ, mais constitue plutôt l’échec d’une gauche qui s’est toujours refusé « de raisonner pour mieux comprendre », « d’échanger pour mieux construire », car préférant toujours, et de loin, « diaboliser pour mieux faire taire ».

 

Il peut être si simple de radicaliser les propos d’un adversaire en extirpant toutes subtilités de ceux-ci comme si la nuance née d’une saine réflexion ne pouvait être le fruit que d’un esprit éclairé de gauche ! Quelle réception ferait-on à un homme qui prendrait le temps de nous élaborer des politiques qui se trouveraient au beau milieu de cette ligne imaginaire entre la gauche et la droite, car si une première partie des Québécois se situe à gauche et que la seconde se situe à droite, c’est peut être parce que le « gros bon sens » se situ, en définitive, au centre ? La castration intellectuelle telle que généralement pratiquée par la gauche ne permettra donc jamais l’émergence d’un débat sain, car ses inquisiteurs sont bien puissants au pays de la rectitude politique. À l’ombre de l’échafaud, l’homme ne croyant plus au dogme imposé par la Sainte Gauche est aussitôt qualifié d’hérétique, mais dans l’abri de nos chaumières, la discussion est bien souvent plus pragmatique qu’en public. Quoiqu’en disent nos prolifiques sondeurs, et autres beaux parleurs de tout acabit !

Dans les prochaines semaines, le PQ tergiversera, mais osera-t-il fondamentalement se repositionner sur cette ligne entre la gauche et la droite avec un peu plus de sincérité ? Bien sûr, certains y verront une opportunité de carrière. Devenir chef, quel prestige ! Mais le rêve dans tout ça ! Ce n’est sûrement pas Jean-François Lisée, avec son livre « Comment mettre la droite K.-O. / en 15 arguments » qui pourra trouver, en lui, l’humilité d’amorcer une telle réflexion, car en politique, ce qui compte n’est plus d’offrir au peuple ce que celui-ci réclame, mais bel et bien de convaincre le peuple de prendre ce que l’on voudra bien lui faire prendre. Si ce sir avait des études en administration plutôt qu’en journalisme, comme bon nombre de nos honorables élus, il saurait pertinemment que son approche va à l’encontre des fondements mêmes du marketing moderne. Au cours de la dernière campagne, le PQ nous présenta, dans une même publicité, un Léo Bureau Blouin bien reposé au côté de Pierre Karl Péladeau bien optimiste, comme si ces deux hommes pouvaient sincèrement avoir la même vision d’un Québec indépendant ! Alors, les Québécois de gauche se sentir outrageusement trahis, les Québécois de droite se sentir manipulé avec la plus grande des complaisances, les péquistes y crurent, mais apparemment pas nous tous ! Quoi qu’en dise le PQ, la bêtise humaine sembla avoir ses limites, et celles-ci furent atteintes lors du dernier scrutin du lundi 7 avril 2014 !

Le haut degré d’instabilité du PQ dépend de l’hétérogénéité idéologique qui y règne ( Ne pas lire hétérogénéité culturelle ou raciale ). Lorsque chacun arrive avec sa propre vision de ce que devrait être un Québec ayant un plein contrôle sur sa gouvernance, les tensions ne peuvent que s’exacerber devant la divergence des points de vue, et lorsque les intérêts personnels de tous et chacun s’additionnent au reste, la situation ne peut devenir que hors contrôle et sans avenir. Comme si un « Vive le Québec libre » pouvait susciter le même rêve pour un « Léo Bureau Blouin » que pour un « Pierre Karl Péladeau » ! En tentant de créer une volonté populaire, le PQ se forma un électorat des plus disparate, mais s’il s’était donné la peine de tenter d’unir des gens ayant réellement des points en commun, une volonté de changement aurait enfin pu être créée. En fin de compte, le PQ ne se sera jamais réellement remis en cause, la CAQ aura vu le jour afin de combler un vide, et la souveraineté ne sera plus qu’une belle figure de style dans un texte enlevé. Pendant ce temps, le PLQ resta toujours uni, car la prémisse qui soutenait les rouges était tout aussi homogène que simple, le Canada doit demeurer l’alternative la plus stable du point de vue de l’économie.

Dans l’attente d’un combat de coqs entre supposés bons amis, le PQ et Québec Solidaire s’unirent déjà après que quelques heures afin de se montrer outrés de l’absence des femmes dans le nouveau gouvernement libéral, comme s’ils ne pouvaient pas plutôt s’insurger sur les réelles raisons qui auraient pu porter le Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec à ne pas rendre public un certain affidavit concernant Mr Marc-Yvan Côté ( Voir : Note 2 ) ! Apparente entente des plus pratique sachant nous préserver des véritables enjeux. De la même façon, on ne soulèvera pas plus de questionnement concernant un certain deal ? Mérite-t-on seulement encore la vérité ? À chacun son combat lorsque les idéaux font tant place à l’échange de bons procédés, mais sachons, au moins, admettre que lorsqu’une femme est déjà parvenue au digne poste de Premier ministre du Québec à la seule sueur de son front, comment peut-on encore parvenir à dire que les femmes du Québec ont toujours besoin de certaines mesures de discriminations positives afin de dignement parvenir à un simple poste de ministre ? Malheureusement, il ne nous aura point fallu grand temps avant de revenir à ce même schéma de pensée qui tissa la corde d’une inexorable bien amère défaite.

De cette terre de Nouvelle-France devant être défrichée et labourée à cet immense Canada allant d’un océan à l’autre, le sol que nous foulons chaque matin n’est rien de plus qu’une colonie. Il en a toujours été ainsi, et si personne ne parvient incessamment à trouver, en lui, l’humilité de changer pour mieux s’adapter, il en sera éternellement de même. Le PQ s’est toujours montré bien fier de nos artistes, fier de nos ouvriers, fier de cette image d’un Québec innovateur indéniablement tourné vers l’avenir, et pendant ce temps, le pont de Québec rouillait. Œuvre ultime de grande ingénierie ayant pourtant déjà démontré tout ce que le Québec pouvait faire de plus beau et de plus grand, ce symbole d’une vision artistique sans égale sombrerait dans l’oubli. Pourtant, des hommes y laissèrent leur vie, et cela n’empêcha pourtant pas Mme Marois de descendre dans les rues, casseroles à la main afin de combattre de vulgaires futilités. Lorsque nous oublions ce que nos pères battirent, il n’est pas étonnant, un jour, de constater que nos enfants n’aient plus aucun égard envers ce que nous aurons construit. Le PQ aura beau se plaindre, il obtint ce qu’il mérita, car pour s’émanciper, il faut avoir le courage de ses convictions. Que ce soit en érigeant un pont entre Québécois et Français plutôt qu’entre Québécois et Étasuniens, le Québec ne serait-il pas demeuré, en fin de compte, rien de plus que la colonie d’un autre pays ( Voir : Note 3 ) ?

Nous ne nous émanciperons jamais en faisant l’indépendance, mais si nous nous émancipons un beau jour, nous aurons indéniablement un goût d’indépendance qui germera aussitôt à notre esprit …

Autrefois, les fils de la liberté étaient peintre, poète ou écrivain, car ceux-ci étaient porteurs d’une certaine culture et membres d’une classe prolétarienne qui côtoyait régulièrement les castes au pouvoir. Mais maintenant, on remet trop souvent le micro à des hommes ayant simplement étudié à l’école de l’humour comme si ceux-ci avaient étudié aux HEC et un journaliste tant ambitieux que talentueux termine inexorablement sa prolifique carrière en tant que ministre plutôt qu’en tant que valeureux possesseur d’un prix Pulitzer. Décidément, se souvient-on encore de ce qu’est le désir de ne plus vivre en ce temps béni des colonies.

Hier encore, vous aviez encore vingt ans et même si votre père pouvait être bien souvent un peu trop sévère sur les convenances qu’il était donc rassurant, pour vous, de pouvoir ainsi boire et manger en famille devant le foyer. Vous caressâtes le temps, et lors de l’arrivée de vos deux jumeaux, vous vendîtes votre caravane, car le temps de ne plus être bohème était venu. Désormais, vous deviez vous ranger et entrer dans le moule ! Votre famille s’était agrandie et avait besoin d’un peu plus de stabilité financière, car n’est-ce pas ainsi que les vôtres croiraient suffisamment en vous pour vous suivre dans les projets d’avenir qui s’apprêtaient à porter cette vie qui serait la votre ?

Mr Le Contribuable

Note 1 : Le jeudi 14 novembre 2013, le quotidien « Le Soleil » nous apprenait que Mr Yves Desgagnés, supposément comédien et metteur en scène de profession, avait encaissé la respectable somme de 30 000 $ en provenance de nos fonds publics pour des services d’expert analyste ayant été rendus, pour le bureau de Mme Marois, de la mi-janvier à la fin août 2013. Cette information aurait été fournie par le PLQ qui l’aurait initialement obtenu comme suite à une demande d’accès à l’information. Toutefois, le bureau de Mme Marois aurait tenu à bien spécifier que les sommes versées à Mr Desgagnés ne l’avaient nullement été au titre de rémunération pour l’élaboration d’un documentaire télévisuel à l’objectivité douteuse ayant été diffusé en septembre sur la chaîne TVA du groupe Québecor Média au début de septembre 2013.

Note 2 : Si on en croit un affidavit rédigé par un policier de l’unité anticorruption ( Télécharger le document pdf | Perquisition Roche ltée ), Mr Marc-Yvan Côté, ancien ministre libéral et ex-cadre de la firme Roche ltée Groupe Conseil, aurait été au cœur même du stratagème du financement illégal au PLQ de Jean Charest, soit de 2005 à 2012. C’est d’ailleurs cette même déclaration, dont une copie hautement caviardée fut obtenue par les médias, qui aurait mené la justice à lancer un mandat de perquisition en bonne et due forme pour la résidence de Mr Côté à Baie St-Paul ( Siège social de sa propre firme de consultant ) en date du jeudi 27 février 2014 ( Télécharger le document pdf | Perquisition Côté Marc-Yvan ). Déjà en 1994, Mr Côté était responsable du développement des affaires chez Roche ltée, mais depuis 2005, il travaillait à partir de chez lui. Le Soleil, Le Devoir, SRC et TVA tentèrent d’obtenir l’intégralité dudit document, mais sans succès, car le Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec en aurait décidé autrement. Comme toujours ! Rappelons-nous que le projet Joug de l’UPAC fut amené à enquêter sur Marc-Yvan Côté pour des motifs de :

  • Trafic d’influence et complot ;
  • Fraude envers le gouvernement ;
  • Financement illégal d’une caisse électorale.

Note 3 : De par leurs natures, les péquistes semblent autant apprécier la France qu’ils semblent mépriser les États-Unis, mais avant d’être une colonie britannique, le Québec était une colonie française. Économiquement parlant, c’était donc blanc bonnet et bonnet blanc à part pour le fait que les Britanniques méprisaient solidement nos ancêtres français. Ceci étant dit, nous devrions, peut-être, commencer à respecter un peu plus les Étasuniens, car ceux-ci eurent au moins le courage de se séparer de la Couronne britannique afin de devenir pleinement les maîtres de leur propre destinée. N’est-ce pas le même rêve que berça tous bons souverainistes du Québec depuis la nuit des temps ?

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Démocratie ▪ Partie 1 : Le jour où la Terre s’arrêta …

Cette journée s’annonçait des plus anodines, car absolument rien ne permettait encore de croire en de quelconques singularités s’apprêtant à venir troubler la quiétude de l’ordre établi par une humanité désabusée. Comme toujours, une petite demi-heure ayant été nécessaire pour se remettre de la violente agression d’une monstruosité de technologie dénommée « Réveille-matin », un brin de toilette, un petit café prit à la sauvette et je devais déjà filer afin prendre ce métrobus qui arrivait généralement bien plein. Que voulez-vous ? Ne sommes-nous pas tous dans la même galère ? Vivre pour travailler et travailler pour survivre tout en espérant, un jour prochain, pouvoir enfin atteindre ce niveau budgétaire où le mot « épargne » commencera réellement à vouloir signifier quelque chose.

QuébecTribune  Martin Joseph Lockard 001

Soudain, un coup de sifflet retentit afin de nous avertir qu’il est maintenant l’heure d’avancer. Chaque matin, c’est ainsi que débute la course folle de notre peine quotidienne ! Inexorablement, notre tête retourne sur le billot de la concurrence. On doit rapporter un maximum de profits pour un minimum de coûts, car sinon, le couperet du capitalisme tombera en venant nous remplacer par un autre petit robot. La lutte est de tous les instants, car le petit robot d’hier est maintenant moins neuf que le robot neuf d’aujourd’hui. Malheureusement, force est d’admettre qu’un jour viendra où notre expérience ne suffira plus à compenser les diplômes hyperspécialisés des petits nouveaux de demain. Là est la triste réalité d’un capitalisme que je ne chercherai nullement à remettre en cause, car si la vie peut nous élever au rang d’envahisseur, elle peut tout autant nous réduire au rang d’envahis. Silencieux, j’accomplirai donc ma petite besogne jusqu’à l’heure du dîner.

Assis à la cantine du complexe qui abrite mon lieu de travail, je regardais, par la fenêtre, ces millions de petits êtres qui invectivaient les grands manitous de la circulation tout en courant après le temps qui file, lorsque je réalisai que pour payer mon loyer, je me nourrissais encore d’une vulgaire pizza pochette mollasse que je n’appréciais pas particulièrement tout en discutant avec un collègue qui se nourrissait bien mieux, car ne payant plus son propre loyer. Troquant quelques fibres pour quelques gras trans, j’aurais donc quelques bourrelets de plus à la taille, mais au moins, j’aurais, contrairement à mon collègue, encore un toi sur la tête au début du prochain mois. Sur cette note, le second coup de sifflet de la journée vint mettre un terme définitif à mes rêvasseries sans importance.

À 17 heures, cela avait naturellement été le chemin inverse. Toutefois, m’étant endormi sur la banquette de l’autobus, je m’étais réveillé deux arrêts plus loin que mon terminus habituel, et comme toujours, j’avais dû marcher un peu plus que prévu afin de pouvoir réintégrer mon foyer. En arrivant chez moi, un petit plat de congelé, vite fait bien fait, tout en espérant même plus me rattraper pour ce second égarement alimentaire. Point de place à l’illusion, je ne suivrai jamais ce fameux cours d’aérobie que mon médecin généraliste me prescrit régulièrement lors de mon bilan de santé annuel.

C’est donc épuisé que je me retrouvasse calé dans un fauteuil trop rembourré. Juste assez pour disparaître, l’espace d’une soirée télé. À pareille heure, le cerveau ne répond plus vraiment, et le reportage scientifique est vite remplacé par une réalité qui est tout sauf bien réelle. Tout droit sorti d’un esprit malsain, on nous fait voir l’être humain tel un rat de laboratoire, mais tant pis. Des millions d’années d’évolution auront été balayés par une si pauvre dévolution de la sagesse humaine. Preuve est désormais faite, on nourrit notre esprit avec la même rigueur que l’on nourrit notre panse. La fatigue n’appelle-t-elle pas trop souvent la facilité ?

Après une soirée de futilité, je pitonne une dernière fois tout en allant du premier poste disponible au dernier, et puis, je m’arrête, l’espace d’un instant, sur la retransmission des débats à l’Assemblée nationale du Québec. S’apparentant un peu plus à une taverne de bas quartier qu’à la noble loge de la volonté du peuple, je m’arrête pour écouter, et j’écoute pour tenter de comprendre ( Voir : Note 1 ) :

Mme Diane Lemieux : Mr le Président, ce qui serait tellement facile pour le Premier ministre, c’est de dire aux Québécois : « Je suis conscient qu’il y a 11 personnes dans mes cabinets qui sont interpellées par cette enquête, y compris, également, deux hauts fonctionnaires, et je suis conscient que je dois donner des garanties, à défaut d’avoir à notre disposition un rapport clair, net et précis, de donner des garanties que ces personnes n’ont pas enfreint la Loi électorale. ». Mr le Président, je comprends, au silence du Premier ministre, qu’il est incapable de nous donner ces garanties. Considérant, Mr le Président, qu’il ne peut donner ces garanties, qu’il s’agit … Ce qui est en cause, c’est des manquements à nos lois électorales, c’est aussi une affaire de détournement de fonds dont aurait été au cœur son directeur de cabinet ( Voir : Note 2 ). Est-ce que le Premier ministre convient que la seule solution qu’il nous reste à ce moment-ci, c’est d’indiquer aux Québécois que, ni de près ni de loin, ces personnes ne seront impliquées dans la prochaine campagne électorale ?

Mr Jacques P. Dupuis : Mr le Président, Mr le Président, je suis totalement, complètement dérouté, scandalisé par la question de la leader de l’opposition officielle qui a le front, Mr le Président, de se lever aujourd’hui, en cette Chambre, de poser des questions qui ne sont que des suppositions, des questions qui ne sont faites que pour salir des réputations, des questions qui sont faites au sujet de gens qui ont le droit, comme tous les citoyens du Québec … tous les citoyens du Québec ont le droit à la présomption d’innocence. Il y a actuellement une enquête qui se tient devant un juge réputé, devant un juge impartial, devant un juge, Mr le Président, qui tient une enquête tout à fait objective. Et, si la leader de l’opposition officielle était le moindrement … avait le moindrement d’honnêteté intellectuelle, elle regarderait, elle regarderait … Si la leader de l’opposition officielle, si la leader de l’opposition officielle voulait regarder à sa droite et à sa gauche, et à sa droite et à sa gauche, elle verrait des gens qui ont enfreint la Loi électorale et des gens qui ont enfreint le Code criminel ( Voir : Note 3 ). C’est ça qu’elle verrait.

C’est à ce moment précis que la Terre s’arrêta, car je venais de comprendre ! Comprendre que malgré tous ces efforts quotidiennement déployés par des millions de Québécois afin de financer « Ladite machine de l’État », on ne nous respectait plus. Bien au-delà des apparences, nous étions réellement devenus de petits robots, et devions désormais nous taire tout en persistant à marcher en silence. La vérité était ailleurs, et elle y resterait, car je ne méritais plus de savoir.

Étant donné ce que sa position privilégiée de vice-président du comité du « Non » lui permit d’apprendre au cours de la dernière période référendaire, pourquoi, Mr Jean Charest décida-t-il sciemment d’organiser un scrutin en date du 26 mars 2007, soit cinq jours avant la date de remise du Rapport Grenier prévue, à l’époque, pour le 31 mars 2007 ?

Simulant fort bien l’échange de bons procédés, une première moitié de nos élus semblèrent ainsi vouloir dire qu’ils sauraient ne pas gratter certains sujets, si l’autre moitié de l’assemblée se contentait de ne pas en gratter certains autres. Même si ayant formellement été mandatés pour parler et agir au nom du peuple, nos députés reléguèrent notre démocratie aux affaires non classées. Réalisant que si les uns et les autres s’entretuaient afin de prendre le pouvoir, ils y laisseraient des plumes, et en fin de compte, la balance du pouvoir irait au troisième acteur de notre petite fiction à grand budget. Désormais, la priorité étant d’être réélu plutôt que de faire germer la vérité, un seul choix s’imposait. Mieux valait donc de feindre l’ignorance tout en perdant sa dignité afin de ne pas trop être blessé au combat plutôt que de dignement combattre, l’estafilade au menton et le courage au ventre. La soif de pouvoir avait pris le pas sur l’idéologie politique ! Le message devenait donc vide de sens, mais devait-on réellement la vérité à notre population apparemment sans âmes !

Prochainement, l’état appellerait donc des millions de petits robots aux urnes. Pensant améliorer leur sort, pensant changer leur monde, ces petits robots se prêteraient donc à l’exercice. D’un coup de pince, ils grifferaient un « X » sans valeur pour élire des gens en manque de courage, mais pendant ce temps, je savais déjà que j’userais de mon bulletin de vote afin de me faire un petit avion de papier, car ainsi, il amuserait au moins un enfant qui croit encore qu’au-delà de l’horizon, il existe toujours un monde où il y a autre chose que la lâcheté des hommes.

Mr Le Contribuable

Note 1 : Voici un extrait du journal des débats de l’Assemblée nationale lors de la 2ième session de la 37ième législature ( Séance extraordinaire ) et ayant porté sur l’enquête du DGE concernant Option Canada ainsi que sur le respect de la loi électorale par des membres du personnel politique. Cet échange fut tenu le mardi 20 février 2007 ( Visiter un site complémentaire | Journal des débats ).

Note 2 : Lors de cette intervention, Mme Diane Lemieux parlait de la possible implication de Mr Stéphane Bertrand au sein d’Option Canada.

Note 3 : Lors de cette intervention, Mr Jacques P. Dupuis parlait de certaines interventions qui auraient été pratiquées par certains membres du PQ au cours du référendum de 1995, ainsi que de la consommation avouée de cocaïne de Mr André Boisclair.

Photo : The day the Earth stood still / Mr Joseph Lockard Martin Jr.

Terrorisme de gauche ▪ Épilogue : L’art de prôner la tolérance en créant l’intolérance …

Aujourd’hui, l’Américain moyen semble toujours penser que l’homme des cavernes partageait son propre territoire avec les dinosaures, mais dans les faits, la science eut tôt fait de démontrer tout le contraire. En effet, même si nos terribles reptiles régnèrent réellement sur terre pendant plus de 140 millions d’années, ceux-ci n’eurent jamais la chance de grignoter le moindre hominidé, car à cette époque, nous n’existions tout simplement pas encore ! Lorsque les dinosaures disparurent ( Il y a environ 66,4 millions d’années ) suite à une impromptue collision entre un météorite de forte taille et notre planète bleue, l’ancêtre commun à tous les mammifères placentaires ( À cette époque, il y avait deux autres embranchements de mammifères, soit celle des marsupiaux et celle des monotrèmes ! ) s’apprêtait un peu plus à prendre l’apparence d’un simple petit rongeur insectivore de 200 Gr que de communément prendre l’apparence d’un populaire « Fred Flintstone ».

Ce n’est qu’il y a six millions d’années qu’un certain embranchement des mammifères placentaires se scinda en deux, l’un étant appelé à aboutir vers le singe et l’autre vers l’homme. Nous ne descendons donc pas plus du singe que lui de nous, mais singes et hommes descendent tous deux d’un ancêtre commun.

Il y a deux millions d’années, l’homme commença à développer l’outil, et la posture debout s’en suivit irrémédiablement. Le nez devint un peu plus proéminent, le symbolisme fit son apparition, et la prémisse de l’homme était née. Nous étions alors 200 000 ans avant la naissance d’un fils de charpentier appelé à devenir le rédempteur de tous les hommes.

À l’époque, la végétation abritait un grand nombre de variétés d’hominidés un peu comme nous pourrions dire qu’il y a, aujourd’hui, plus qu’une seule variété de singe dans nos jungles ( Voir : Note 1 ). Nous étions alors environ un million d’individus répartis sur un territoire allant de l’Afrique à ce qui deviendrait le « Grand Empire du milieu » en passant par l’Europe du Nord, et c’est là que survint une extinction massive qui changea radicalement l’avenir de l’homme ( Voir : Note 2 ) !

Suite à l’étude du code génétique inscrit dans nos mitochondries héritées de nos mères, les professeurs Lynn Jorde et Henry Harpending de l’Université de l’Utah parvinrent, en 1990, à conclure que nous devions tous descendre d’un même petit groupe d’individus ayant subsisté il y a 75 000 ans. De plus, le professeur Gregory Zielinski de l’Université du Maine découvrit, en 1993, une impressionnante concentration de sulfate dans une petite couche de glace trouvée en Arctique datant aussi de 75 000 ans. Corrélation parfaite, L’homme avait dû être mené au bord de l’extinction par la faute d’une colossale éruption volcanique, et ce fut l’anthropologue américain Stanley Ambrose de l’Université de l’Illinois qui y pensa le premier en 1998.

Déjà en 1949, le géologue néerlandais Reinout Willem Van Bemmelen de l’Université d’Utrecht nous avait fait remarquer, dans son ouvrage « The geology of Indonesia », que le lac Toba ( Voir : Note 3 ) situé sur l’île indonésienne de Sumatra n’était, en réalité, rien de moins qu’un lac volcanique de grande importance ( Région sous l’influence tectonique ayant engendré le célèbre tsunami du 26 décembre 2004 suite à un séisme de magnitude 9 sur l’échelle de Richter ). En effet, la colossale éruption ayant été à l’origine d’un pareil phénomène, il y a 75 000 ans, avait du avoir des répercussions planétaires, car elle avait, selon les estimations, rejeté cent fois plus de dioxyde de souffre dans l’atmosphère que les 20 millions de tonnes rejetées le 7 juin 1991 par le volcan Pinatubo aux Philippines. Même à plus de 2 500 km, les scientifiques parvinrent à trouver une couche de cendre de 35 cm d’épaisseur sur le plancher océanique. Avec une force trois mille fois supérieure à celle du volcan Ste-Hélène dont l’éruption eut lieu aux États-Unis le 18 mai 1980, l’éruption du lac Toba n’eut d’autres choix que de constituer un événement de première importance dans l’histoire de l’homme.

Ce qui rendit cette catastrophe aussi colossale est le fait que la chambre magmatique sous-jacente à l’île devait contenir un magma d’une viscosité particulièrement élevé, ce qui avait encore plus tendance à garder emprisonner les gaz d’où la violence de l’explosion qui découla d’un éventuel glissement tectonique. Ce fut donc plus de 2 milliards de tonnes d’acide sulfurique qui vinrent contaminer la planète en l’espace de quelques semaines. L’air et l’eau devinrent toxiques, les terres devinrent stériles, la déforestation rendit les terres instables et une épaisse couche nuageuse fit abaisser la température de 15° C dans les régions tempérées tout en bloquant 90 % de la lumière permettant la photosynthèse. Notre ancêtre « chasseur / cueilleur » n’avait désormais plus de cousins, il était désormais seul sur sa branche de l’évolution, car l’humanité venait de passer de 1 million d’individus à seulement quelques milliers. Nous étions désormais tous égaux devant dieux, car la race humaine venait de perdre irrémédiablement la majeure partie de son patrimoine génétique.

Les diverses ressemblances observées lors de l’étude de l’évolution des connaissances, des croyances et du langage nous portent à croire que les différentes cultures qui tapissent actuellement notre monde seraient tous issues d’une seule et même culture originelle. Suite à l’éruption, seul un petit groupe d’individus aurait survécu, ceux-ci se seraient reproduits, et auraient donc recommencé à migrer afin de constituer les sept milliards d’hominidés que constitue l’humanité d’aujourd’hui.

La catastrophe de Toba eut donc des répercussions majeures sur l’évolution de l’homme, car elle constitua un « Goulot d’étranglement génétique ». C’est-à-dire que suite à une extinction de masse, la majorité des espèces communes à une même lignée évolutive disparaît afin de ne laisser qu’une population génétiquement très similaire. De ce fait, les hommes modernes sont donc tous génétiquement fort similaire, et ce, malgré quelques variances esthétiques ( Couleurs de peau ) dues à la grande diversité géographique de nos milieux de vie respectifs. À cet effet, même si ceux qui choisirent « chaleur et terre aride » durent prendre une teinte de peau plus foncée et que ceux qui optèrent pour « froid et terre humide » durent adopter une teinte de peau plus blanche, dans les faits, il existera toujours une plus grande diversité génétique entre trois hommes d’une même tribu d’Afrique orientale ( Esthétiquement très similaire ) qu’entre un chirurgien blanc de Los Angeles, un comptable noir de Québec et un restaurateur asiatique de Paris. Pareil phénomène étant uniquement dû au fait que nos trois hommes similaires issus d’une même petite tribu sont plus près de l’épicentre génétique qui aboutit à l’humanité d’aujourd’hui que les trois autres hommes à l’aspect pourtant si distinctif.

Est-ce que des différences raciales purent réellement être observées lors de l’étude de « la capacité moyenne des hommes à savoir s’adapter à la modernité » ? La réponse est oui ! Est-ce que ces différences ne peuvent être expliquées que par un processus de « sélection artificielle » dû à l’esclavagisme tel que décrit par le Docteur Pierre Mailloux ? Je ne le pense pas, et ce, tout en avouant bien humblement ne pas être, tout comme Mr Pierre Mailloux, un grand « généticien » de renom !

Notre cerveau est ce que nous en faisons et ce sont nos parents qui en posent les premières briques en nous éveillant sur le monde. Je ne pense donc pas qu’il puisse exister une telle variance de « capacité d’adaptabilité à la modernité » simplement inscrite dans notre génome, car je crois plutôt que pareille variance dans le QI de certains hommes est seulement le fruit d’un traumatisme ethnique intergénérationnel. Le mal laisse des traces, les plaies guérissent, mais le souvenir de la cruauté des hommes envers autrui demeure longtemps dans l’esprit des peuples. Même si nous devions tous avoir sensiblement le même potentiel d’émancipation dès notre naissance ( Chose que je crois ! ), l’effet papillon ne se fait pas sentir que dans l’espace, mais aussi dans le temps.

Actuellement, il n’y a donc que 0,1 % de différence génétique entre les sept milliards d’êtres humains résidents sur Terre. Des différences du domaine de l’esthétisme plutôt qu’autre chose, car même si certains sont blancs et que d’autres sont noirs, nous ne sommes pas cousins pour autant, car nous sommes tous bel et bien frères à la grande table de la vie.

Mr Le Contribuable

N.B. À l’époque médiévale, l’un des volcans voisins du Toba affligea, luis aussi, de bien lourdes pertes à l’humanité dans des circonstances similaires. En effet, le Samalas, trônant sur l’île Lombok, décida en 1257 d’expulser, tout comme le Toba, tout le magma de sa chambre magmatique sous jacente. Le premier hiver qui s’en suivit fut des plus cléments pour ne pas dire pratiquement inexistant. De tout l’hiver, il n’y eut que deux jours de gel, et la floraison se fit pratiquement sans arrêt au cours de l’année, mais l’hiver volcanique tramait déjà de tristes répercussions pour notre espèce. L’été suivant, les moissons furent abattues de pluie et d’humidité, les récoltes catastrophiques, les semences pourrirent dans les greniers par la faute de l’humidité, et la peste arriva sans crier gare. Nous étions à l’aube de cette mini ère glacière qui frappa l’humanité où nourriture se fit rare au point d’inspirer un compte basé sur la présence d’une maison de pain d’épice au fond des bois. « Hansel et Gretel » expliqueraient désormais la cruauté de la vie aux enfants, mais nous ne savons toujours pas ce qui pourrait expliquer les crises de 1268, 1275 et 1284.

Note 1 : Rappelons qu’une « espèce » est l’ensemble d’une population d’individus capable de se reproduire entre eux. À partir du moment où certains de ceux-ci, même si étant d’apparence très proche, ne parviennent plus à concevoir de descendants susceptibles d’être féconds, on dit qu’ils appartiennent à deux espèces différentes. De ce fait, un chameau ne peut se reproduire avec une jument, car ils sont génétiquement trop éloignés l’un de l’autre. Par contre, un cheval peut se reproduire avec une ânesse, car ils sont génétiquement relativement assez proches, mais le mulet qui en résulte étant inévitablement stérile, nous sommes donc encore en présence de deux espèces distinctes. Pour l’homme, il n’y a plus qu’une seule espèce sur Terre, car étant tous issus du même petit groupe d’hominidés, nous sommes donc tous génétiquement plus similaires qu’il n’y parait a priori. Un homme noir peut donc aisément se reproduire avec une femme blanche et engendrer des enfants mulâtres qui pourront, eux aussi, fort bien se reproduire à leur tour en partageant leur bagage génétique respectif.

Note 2 : Au cours des millénaires, cinq grandes extinctions des masses furent inscrites sur la grande ardoise de l’histoire de la vie sur Terre, et l’extinction qui signa la fin des dinosaures ne fut nullement la plus meurtrière. Quant à la catastrophe de Toba, elle n’apparaît même pas sur cette célèbre liste, mais la violence de l’évènement devrait quand même avoir été suffisante pour imposer une certaine humilité aux hommes cherchant encore leur réelle place dans l’univers. L’équilibre de la vie est souvent précaire ! En effet, lorsqu’une espèce est endémique, elle devient des plus sensible aux affres de la vie, car lors d’un quelconque bouleversement environnemental, la simple survie d’un seul individu des deux sexes ne suffit nullement pour qu’il y ait survie de l’espèce en question. En effet, en dessous d’un certain seuil critique, voir d’un certain nombre d’individus, une population commence à souffrir d’un phénomène dit d’appauvrissement génétique qui fait en sorte que chaque génération s’avérera génétiquement plus pauvre que la préçédente, ce qui mène inexorablement ladite espèce vers une extinction assurée à plus ou moins court terme. Heureusement pour nous, ce seuil ne fut jamais atteint suite à l’explosion du Toba.

Note 3 : Le Toba est un volcan en sommeil dont la dernière éruption fut à l’origine de la création du lac Toba ( Se dit « Danau Toba » en indonésien ), soit la plus grande caldeira résurgente répertoriée de la planète ( Voir : Note 4 ). Situé au beau milieu de la province du « Sumatra du Nord » à plus de 905 mètres d’altitude, ce lac est d’une dimension de 100 kilomètres de long par 30 de large, et sa profondeur maximale atteint, quant à elle, plus de 500 mètres ( Visiter un site complémentaire | Wikimapia ).

Note 4 : Une caldeira est le résultat de l’effondrement de la chambre magmatique située sous un volcan, partiellement ou totalement vidée de son magma suite à une éruption.

Photo : The Flintstones / Fred Flintstone

Terrorisme de gauche ▪ Partie 3 : L’art de prôner la tolérance en créant l’intolérance …

Aujourd’hui, la poussière est retombée, les biens pensants de ce monde se sont remis à respirer par le nez, mais que pense-t-on réellement du Docteur Pierre Mailloux ? Est-il toujours étiqueté de « sale raciste » dans notre esprit collectif ? La science a pourtant parlé, une étude existe réellement, celle-ci fut conduite d’une façon scientifiquement irréprochable, et les résultats en ayant découlé sont désormais mondialement reconnus par toute l’élite médicale concernée. Naturellement, si cela n’avait été d’une certaine couverture cherchant à diaboliser plutôt qu’à expliquer et sciemment perpétrée par nos extrémistes de gauches ( Ici, je ne parle pas forcément que de l’équipe de « Tout le monde en parle » ! ), la question ne se serait même pas posée ! Lesdits résultats auraient sans doute, quant à eux, tout aussi passé inaperçu que cette fameuse émission de vulgarisation scientifique que fût ce « Docu-D » diffusé certain jeudi 10 février 2011 sur « Canal D ».

Au cours du contre-interrogatoire mené par Mr Max Stanley Bazin, avocat du Docteur Pierre Mailloux, nous avons pu avoir confirmation qu’il existait bel et bien des différences entre les résultats moyens des blancs et ceux des noirs lors de tests cognitifs.

En effet, le docteur Chantale Jeanrie ( Voir : Note 1 ) est venu expliquer à la cour que les résultats moyens obtenus par des blancs se situeraient toujours, à quelques exceptions près, environ 15 points au-dessus des résultats moyens obtenus par des noirs, c’est-à-dire la valeur d’un écart-type, et ce, quel que soit le test utilisé ou le contexte d’administration utilisé. Selon le barème de Cohen, de telles différences doivent être qualifiées d’importantes.

Ces faits étant connus, cette partie des affirmations de Mr Mailloux ne peut donc plus être considérée comme étant erronée.

Quotidiennement, ce ne sont que de simples petits mots qui parviennent à insuffler le germe du changement en soulevant la foule jusqu’à l’émancipation d’un peuple, mais ce ne sont aussi que de petits mots qui servent désormais ceux qui veulent faire taire. On l’oublie trop souvent, mais une simple accusation de racisme est tout aussi facile à instaurer que ces effets sont difficiles à inhiber. De telles accusations ou suppositions sont donc bien loin d’être banales ( Visionner l’entrevue | Les francs-tireurs ) ! Que voilà donc un outil de prédilection pour nos apôtres de la pensée pacifiste qui prônent paix et compassion tout en faisant un usage outrancier d’une violence verbale sans aucune mesure envers autrui. Désormais, on ne détruit plus par la violence, car il ne nous suffit plus que de créer une image méprisante fictive médiatiquement forte et le tour est joué pour mettre à genoux l’ennemi tout en primant dans les cotes d’écoute. Pourtant, ce n’est pas parce que nous sommes indignés que nous sommes impérativement « violents » pour autant et ce n’est pas plus parce que nous utilisons l’expression « homme noir » que nous sommes impérativement « racistes » pour autant. Dans de telles conditions, nous n’avons plus d’autres choix que de commencer à dire « Non, c’est assez, car il n’est pas plus acceptable que nous endurions de fausses accusations de racisme que pour d’autres d’accepter d’être victime de discrimination raciale ! », car le racisme apparaît lorsque nous hiérarchisons les êtres humains selon leur couleur de peau, selon leur schéma de pensés, etc.

Avec mes deux interventions précédentes, vous avez, sans doute, été porté à penser que j’appuyais l’entièreté des propos du Doc Mailloux, mais cela n’est pas tout à fait le cas, car si je réprouve la campagne médiatique que dut subir Mr Mailloux, car si preuve est faite que l’étude en cause est scientifiquement inattaquable, la cause de l’obtention de tels résultats devient, quant à elle, un peu moins évidente à trouver que semble le croire notre controversé petit barbu. Dans les faits, il n’y eut absolument pas de partialité scientifique, mais il n’en demeure pas moins que le monde qui nous entoure n’est absolument pas toujours rose ! …

L’énoncé du célèbre psychiatre interprétait donc l’obtention de pareils résultats comme ne pouvant être que le résultat d’une « sélection artificielle », soit le fruit de l’esclavagisme autrefois perpétré par les sudistes américains. Selon cette théorie, les esclaves ayant eus un QI supérieur à la moyenne se seraient naturellement fait tuer en tentant de fuir le joug de leurs oppresseurs, et cela aurait donc eu pour conséquence de génétiquement affaiblir le QI moyen de la population d’esclaves survivants. Toutefois, le QI n’est pas représentatif du degré d’intelligence d’un individu, mais plutôt représentatif de sa capacité à savoir s’adapter à la modernité, et dans le cas qui nous préoccupe, je me demande si ceux qui avaient la plus grande capacité d’adaptation furent ceux qui s’échappèrent ou ceux qui ne le firent pas. En d’autres mots, le détenteur d’un QI élevé sera-t-il porté à faire fonctionner ses méninges pour parvenir à s’échapper tout en sachant qu’il se fera immanquablement abattre dans la plantation de coton voisine ?

Si nous prenons l’exemple du phalène du bouleau, papillon de nuit résidant au Royaume-Uni et constituant l’un des exemples types de tout bon cours de biologie, l’intellect ne fut nullement l’ultime explication à leur évolution. En effet, pendant que le « Carbonaria » à ailes noires tachetées de blanc était vite repérable sur l’écorce pâle des arbres, les prédateurs avaient un peu plus de difficultés à repérer les « Typica » à ailes blanches tachetées de noir reposant au même endroit. Toutefois, la venue de l’air industriel du début du 19ième siècle fit remarquer un processus de « mélanisme industriel » à un certain Mr Bernard Kettlewell. Modernité oblige, les usines au charbon avaient désormais l’habitude de rendre l’écorce des arbres bien plus foncée et l’air du « Typica » fut remplacé par celle du proche cousin « Carbonaria ». Dans ce cas, ce ne sont pas forcément les plus intelligents qui survécurent au changement, mais bel et bien les moins physiquement visibles aux yeux des prédateurs. Le mot évolution est largement assimilé, à tort, à un concept d’amélioration, mais il devrait plutôt être assimilé à un concept d’adaptation aux nouveaux impératifs d’un environnement bien précis. L’homme noir d’Amérique n’eut donc d’autres choix que d’évoluer en s’adaptant à son nouveau milieu.

En fin de compte, notre niveau de QI serait-il un acquis génétique qui pourrait racialement ( Ne pas lire « racistement » ) permettre la hiérarchisation des hommes ou serait-il, plutôt, une simple capacité donnée à tous dès la naissance dans l’espoir que le milieu intellectuel de l’enfant saura être stimulations intellectuelles appropriées ( Voir : Note 2 ). En d’autres mots, un enfant s’adapte aux changements, car il a simplement hérité de cette capacité de ses deux parents ou parce que les deux parents en question ont su éveiller leur progéniture sur le monde qui entoure celui-ci. Ne pensant pas que quelques générations soient suffisantes afin de modifier de façon perceptible ces fondements de l’esprit humain que la nature prit des milliers d’années à instaurer, je pencherais donc personnellement pour la seconde option.

Selon les tests internationaux du « Program for International Student Assessment », les jaunes y auraient encore et toujours mieux performé que toutes autres couleurs de peau. Est-ce une question de bagage génétique ? Je ne le sais pas, mais je sais que si un environnement de travail malheureusement trop souvent discriminant peut faire rapidement comprendre à un homme et à une femme qu’il aurait mieux valu d’être blanc pour statistiquement réussir en terre blanche d’Amérique, il deviendra, dès lors, un peu plus difficile pour ceux-ci de sainement encourager leur jeune fils à devenir un peu moins fataliste face à la vie. L’étude en question ne fut donc pas raciste, mais le racisme des blancs envers les noirs explique peut-être ces controversés résultats d’une façon un peu plus insidieuse que ce qui fut si candidement expliqué par le Doc Mailloux, car ce n’est peut-être pas en tuant les esclaves qui tentaient de s’échapper que l’homme blanc interféra sur le cours normal de l’évolution, mais peut-être simplement en enchaînant ceux qui survécurent. Tuant, de par le fait même, l’espoir en un meilleur lendemain. Créant, de par le fait même, un environnement plus propice à l’acceptation d’une inéluctable fatalité qu’à une saine observation du monde. Une explication du domaine de l’évolution personnelle plutôt que du domaine de l’évolution des espèces, car après tout, que nous ayons les ailes noires tachetées de blanc ou blanches tachetées de noir, ne sommes-nous pas tous exactement sur la même branche dans le grand arbre de l’évolution ?

Mr Le Contribuable

N.B. L’avancement de la science ne peut se faire, dans bon nombre de cas, que par la mise sur pied d’études raciales ( Ne pas lire « raciste » ), car lorsqu’un scientifique cherche la cause du cancer de la prostate, par exemple, et ne peut trouver de relation causale, il doit impérativement se mettre à tenter d’identifier un patient type. Dès lors, si les jaunes sont moins atteints que les blancs, on pourra aussitôt s’interroger sur l’impact de l’environnement de ces derniers afin de tenter de trouver une cause probante. Une alimentation riche en poisson, voire riche en iode, serait-elle suffisante afin de diminuer le risque de souffrir éventuellement d’un tel cancer ? Désormais, la présence d’étude raciale devient donc un impératif à la compréhension, et nous n’aurons d’autre choix que de nous y adapter tôt ou tard, car tel est notre nouvel environnement scientifique.

Note 1 : Mme Chantale Jeanrie avait comme mandat d’établir la justesse des deux motifs de plaintes formulés par le syndic adjoint du Collège des médecins contre le docteur Pierre Mailloux, soit d’avoir intempestivement véhiculé le message selon lequel le quotient intellectuel moyen des Noirs était inférieur à celui des Blancs et d’avoir faussement affirmé qu’il y avait des études non publiées soutenant ses propos, lors de son passage à l’émission « Tout le monde en parle ».

Note 2 : Après avoir analysé la croissance de plus de 13 000 enfants de Grande-Bretagne, Mr David Lawson et Mme Ruth Mace, de la University College de Londres, sont parvenus à mettre une bien curieuse corrélation entre le rang d’un enfant parmi ses frères et sa taille. En effet, nous semblerions être portés à accorder de moins en moins de temps à notre progéniture, et ce, au gré des nouvelles naissances dans la petite famille. De ce fait, notre premier enfant serait, en moyenne, 1,35 cm plus grand que notre second enfant, 1,74 cm plus grand que notre troisième, et ainsi de suite. Pareille attitude semblant être immuable quel que soit le contexte socio-économique. De la même façon, il semblerait que tout bon parent soit de moins en moins porté à surveiller l’alimentation de leur progéniture au gré des naissances, ce qui pourrait, en partie, expliquer l’écart de tous et chacun dans leur développement physique. Mr Lawson et Mme Mace démontrèrent aussi que les parents accorderaient quotidiennement plus de temps à leur premier enfant qu’à leur dernier, et plus de temps à leurs garçons qu’à leurs filles. Un temps qui pourrait s’avérer des plus salutaire lors du développement intellectuel de leur progéniture. De ce fait, le simple fait d’avoir deux frères plus âgés pour un enfant de huit ans serait associé, en moyenne, à un déficit de 2,68 points de son Q.I.. Phénomène qui serait porté à entièrement disparaître dans le cas où les deux frères seraient remplacés par deux sœurs plus âgées. Comme quoi, nous agissons encore selon nos préjugés, et que notre Q.I. n’est pas aussi inné qu’il n’y paraît. Voir le texte complet dans le numéro 1150 de « Science & vie » datant de juillet 2013.

Photo : Mr Charles Darwin

Terrorisme de gauche ▪ Partie 2 : L’art de prôner la tolérance en créant l’intolérance …

Loin de moi, l’intention d’avoir autant de considérations envers toutes les paroles du Docteur Pierre Mailloux que pourrait en avoir certains individus envers les saintes paroles de leur propre chef spirituel ( Voir : Note 1 ) ! Toutefois, force est d‘admettre que les histoires de vierges et d’orphelins font vendre. Une citation à l’allure douteuse étant amplement suffisante pour booster l’audimat, et l’affaire sera « Ketchup » ! Est-ce pareil événement qui se produisit lors du « Tout le monde en parle » de septembre 2005 ? Je ne saurais trop le dire, mais je sais, par contre, qu’il n’était éthiquement pas acceptable de confondre son propre invité sur pareil sujet sans avoir, au préalable, jugé bon de préparer un auditoire scientifiquement inculte face à de pareilles déclarations. Des propos qui furent bien moins écarlates qu’ils n’y parurent, mais le diable ne réside-t-il pas dans les détails ? En fin de compte, personne n’y comprit quoi que ce soit et tout le monde fut donc offensé, mais ne fallait-il pas abattre Ben Landen et n’est-ce pas ce qui fut fait ?

Comme à l’époque des grandes croisades, il ne suffisait que d’un bon croyant s’écriant « Cet homme est un hérétique ! » pour que le village tout entier sorte aussitôt fourches et serpes. Malgré notre bonté d’âme, nous n’hésitons que rarement à lapider sous l’effet de nos émotions. Notre humanité n’est qu’un vernis bien mince ! Comme je l’ai déjà dit sur le présent blogue, c’est comme s’il existait une liste noire d’homme et de femmes dont il était permis de se moquer. Sous prétexte de propos trop colorés par rapport à la majorité, tout devient permis. Dès lors, notre injuste épée se met à combattre l’injustice tout en omettant de penser, car dans les faits, fort peu ont réellement le courage de s’opposer seul à la majorité. De ce fait, on oublie rapidement qu’une Pier Béland avait tout autant le droit de présenter ses spectacles dans nos bulletins culturels qu’une Céline Dion, on oublie rapidement qu’un André Arthur avait tout autant été un digne protagoniste d’Opération Nez rouge qu’un Jean-Marie De Koninck, et on oublie tout aussi rapidement que le Doc Mailloux perdit une jambe en tentant d’aider son prochain. Entre vous et moi, avez-vous réellement sourcillé lorsque j’ai vulgairement décrit l’arrivée de Mr Mailloux sur le plateau de L’émission « Tout le monde en parle », dans l’intervention précédente « Terrorisme de gauche ▪ Partie 1 : L’art de prôner la tolérance en créant l’intolérance … », comme n’étant qu’un « Oussama Ben Laden de la psychiatrie québécoise, soit l’infâme Docteur Pierre Mailloux, qui finit par arriver fièrement tout en clopinant, comme à l’accoutumée. ». N’auriez-vous pas eu plus d’intolérance envers ce lexical petit dérapage s’il eût s’agit d’un invité plus facilement « victimisable » qu’un vieil homme à barbe semblant tout droit sorti des bois.

Au cours de l’enregistrement de l’émission « Tout le monde en parle » du jeudi 22 septembre 2005, Mlle Mitsou Gélinas déclara : « Ils ont-tu fait des études sur les petits barbus à une patte ».

Pareille intervention me semble encore bien mesquine lorsque l’on sait que Mr Mailloux perdit une jambe en ayant noblement tenté de venir en aide à son prochain sur une autoroute isolée. Mr Mailloux n’était donc pas plus en état d’ébriété lors de son accident que porte-parole bien rémunéré d’une quelconque œuvre caritative lors de sa participation à la populaire émission de la SRC.

Dans notre petit monde d’illusions, il existe des clous sur lesquels il est permis de frapper, des gens que l’on peut varloper à chaque bulletin, des gens qui n’ont pas droit au principe d’innocence, des gens pour qui les droits constitutionnels n’existent plus. On peut bien reprocher des choses au Doc Mailloux, mais peut-on réellement prétendre à meilleurs sentiments tout en se permettant une moquerie envers son handicap physique ? « Ils ont-tu fait des études sur les petits barbus à une patte » … C’est ainsi que les premières paroles réellement discriminantes avaient été émises.

Ce qui fut le plus triste, c’est ce qui s’en suivit, car en fin de compte, il y eut bien victimes faites au champ d’honneur lors de cette bien triste mésaventure télévisuelle québécoise. Devant tant de demi-vérités, nous aurions tellement dû prendre le temps. Le temps de penser avant de conseiller, pour ne pas dire d’ordonner, à Mr Philippe Fehmiu de lancer un véritable ultimatum à son employeur, Mr Luc Doyon, s’il lui restait encore une parcelle de fierté personnelle. Ne semblant trop savoir pourquoi, mais sans doute fort désireux de préserver son image d’homme fier ( Comme nous tous l’aurions été ! ), ledit animateur suivi les conseils de la majorité et en paya le prix. Si tous n’eurent que fort peu de retenu à conseiller autrui, personne ne sembla se demander comment Mr Fehmiu ferait pour éventuellement payer ses propres factures d’épiceries après avoir perdu un si lucratif et si rare contrat devant lui rapporter un gargantuesque 150 000 $ pour seulement huit semaines de travail. Dès lors, nous venions de faire congédier l’un des rares hommes noirs travaillant noblement à notre petit écran. Qu’il était beau, ce Québec sans racisme et curieusement sans noirs !

QuébecTribune  Fehmiu Philippe 001

Lorsqu’on veut réellement cerner un sujet, on invite des gens appropriés aux endroits appropriés en posant les questions appropriées. Il est quand même curieux de constater que la SRC n’a jamais fait d’efforts, tel qu’il fut noté par le CRTC, pour trouver des experts qui auraient pu venir remettre en question les idées du Doc Mailloux et toutes études scientifiques sur lesquelles ce dernier « prétendait » s’être appuyé. Encore aujourd’hui, Denis Lévesque ne semble toujours pas avoir visionné cette fameuse émission qui fut diffusée au « Canal D » et qui expliquait en long et en large une « prétendue étude ». Notre bonne presse écrite n’en fit pas plus en publiant « … thèse qu’il a appuyée sur de prétendues études américaines, qu’il n’a pu identifier … », comme si absolument personne ne pouvait chercher ladite étude, la lire et en parler en toute connaissance de cause comme je le fis.

Le CRTC finit donc par conclure que les idées du Doc Mailloux avaient été présentées de manière à provoquer intentionnellement la controverse. L’entrevue ayant toutes les apparences d’un coup monté dont l’objectif était clairement d’amener le Doc Mailloux à réitérer ou à confirmer des propos que l’on savait déjà « offensants », et ce, sans égard aux conséquences que cela pourrait entraîner ( Visiter un site complémentaire | CRTC ). Comment une société tout entière peut-elle faire pour régulièrement adopter un seul point de vue au détriment de tous les autres sans chercher à sainement débattre ? Pourquoi, n’avons-nous jamais pris le temps de rediffuser cette émission « Docu-D » si ce n’est pour éviter d’avoir éventuellement à admettre notre propre manque de rigueur intellectuelle.

Selon le CRTC, les commentaires du Doc Mailloux à propos de l’intelligence et des caractéristiques des personnes de race noire étaient dénigrants, insultants et offensants au sens de l’article 3b du règlement. Ainsi, toutes ces émissions « Découverte » venant expliquer que les hommes noirs obèses avaient statiquement plus de chance qu’un blanc mince de souffrir éventuellement d’un cancer de la prostate serait des émissions véhiculant le racisme ? Ciel ! Que devrais-je penser de Charles Tisseyre ? En temps normal, l’article 3b a naturellement sa raison d’être, car cette disposition a pour objectif d’empêcher la diffusion de propos offensants qui risqueraient d’exposer une personne ou un groupe de personnes à la haine et au mépris. Non seulement cet article est nécessaire pour éviter tout préjudice aux personnes visées, mais sa présence a aussi pour but d’assurer le respect des valeurs canadiennes au regard de tous les Canadiens. Tous les Canadiens … vraiment ?

Je crois que les auteurs de l’article 3b ne visionnèrent jamais l’un des meilleurs sketches du célèbre groupe humoristique « Rock et belles oreilles » diffusé dans le « Bye Bye 2007 », et cela, de l’avis même de Mr Guy A. Lepage lui-même ( Visionner le sketch | Bye Bye 2007 ). Qu’elle était drôle, cette prestation à saveur humoristique voulant dénoncer la supposée bien évidente intolérance des habitants d’un petit village du Québec dénommé Hérouxville ( Voir : Note 2 ). Non satisfaits de s’en prendre qu’à un maire qui voulait parler, nos joyeux lurons y allèrent à fond la caisse en s’attaquant directement à la populace dans la quiétude de leurs salons afin de pouvoir abaisser ceux-ci au simple rang de tarés génétiques s’étant un peu trop adonnés à l’inceste d’une génération à une autre ! Il est vrai que sous le sceau de l’humour, on peut tellement dire plus que le simple mortel. En fin de compte, cela avait été, un peu, comme jouer à être « Dieu » ! … C’est ainsi que notre noble télévision québécoise, prônant l’amour de son prochain, en vint à créer ses réels premières victimes de notre intolérance aveugles envers la supposée intolérance des autres.

Mr Le Contribuable

Note 1 : Cette métaphore n’est absolument pas discriminante, car elle fait appel à la même logique que le mot « illuminé », soit « investi par la lumière de la vérité » et qui signifie tout autant « fanatique ».

Note 2 : Lors du traitement de certains sujets aussi délicat que le choc des cultures en terre d’Amérique, un professionnel des communications devrait toujours être apte à percevoir la différence entre « peur de l’inconnu » et simple « racisme ». Tout animal devient instinctivement plus alerte face au moindre changement, et il en va naturellement de même en ce qui a trait à l’homme. Il faut aussi contextualiser cette période de craintes chez les habitants d’Hérouxville, car à l’époque de la publication de leur controversé « code de vie », certaines mères de familles américaines pouvaient gratuitement voir leur jeune fils ( Militaires de profession ) être bestialement décapité en direct sur le web, et par la suite, le FBI vint tout aussi gratuitement nous apprendre que l’ordre d’exécution du journaliste américain au « Wall Street Journal », Mr Daniel Pearl, provenait directement d’une mosquée du centre ville de Montréal, cette charmante métropole du Québec où il fait si bon vivre ( Télécharger le document zip | 54,7 Mo ).

Photo : Mr Philippe Fehmiu

Terrorisme de gauche ▪ Partie 1 : L’art de prôner la tolérance en créant l’intolérance …

Cela se passait un jeudi 22 septembre 2005 après-midi tout aussi anodin que les autres. Dans les locaux de la SRC, le pape du plateau, Mr Guy A. Lepage, gagnait honorablement sa pitance en posant de simples questions comme auraient fort bien pu le faire bon nombre de jeunes talents de la relève, et ce, pour une fraction du budget alloué à la réalisation de ladite émission. Devant une foule à qui on disait quand applaudir, l’équipe de l’émission « Tout le monde en parle » s’apprêtait à accueillir le Oussama Ben Laden de la psychiatrie québécoise, soit l’infâme Docteur Pierre Mailloux, qui finit par arriver fièrement tout en clopinant, comme à l’accoutumée.

QuébecTribune  Mailloux Pierre 001

Après quelques instants, le célèbre animateur en vint naturellement à formuler sa célèbre question qui tue : « Doc Mailloux, vous avez dit, je vous cite : « Les noirs vivant en Amérique étaient le résultat d’un processus de sélection artificiel et par conséquent, ils ont un léger désavantage sur le plan intellectuel » ? » et la réponse fut un candide « Oui, c’est vrai ! ». Coup de théâtre, car c’est à ce moment qu’on apprit, ou qu’on nous rappela, que deux autres invités à la peau blanche ( Mlle Mitsou Gélinas et Mr Dan Bigras ) étaient tout deux en union avec des personnes à la peau noire ( Ce qui, curieusement, ne semble pas être une situation statistiquement représentative de la réalité, mais enfin ! ). Prosternation, Indignation et Colère enflammèrent le plateau. Preuve était désormais faite, le diable était bel et bien parmi nous, il n’avait qu’une seule patte et semblait avoir la langue fort bien fourchue. Toutefois, nous étions alors encore bien loin de nous douter de la portée que prendrait éventuellement pareille déclaration dans un Québec dit moderne empreint par tant de compassion envers autrui ! ( Exception faite de celle que nous portons à nos aînés qui souffrent trop souvent pour rien dans l’indifférence la plus totale d’une progéniture égoïste. Comme si nous n’avions même plus droit à une dignité humaine dite de base en vieillissant, mais cela est un tout autre combat. Je me suis emporté, comme d’habitude et m’en excuse bien humblement ! )

Tout le monde en parlait sans avoir cherché à comprendre ce qui aurait facilement pu avoir été mal présenter, car tout le monde savait dors et déjà que toutes études médicales ne pouvaient traiter que de futilité allant des méfaits des gras trans aux bienfaits des fibres naturelles ! Les vox populi avaient la cote même si la majorité ne connaissait pas « Sigmund Freud, le psychanalyste », et encore moins « Lucian Freud, le peintre » ! Qu’Oedipe aille se rhabiller, nous étions outrés, mais y avait-il seulement eu offense ? Que se serait-il passé, si la question avait plutôt été : « Est-ce vrai que vous avez déjà cité une étude qui disait que les gens à la peau blanche avaient, en moyenne, un léger désavantage de QI par rapport aux gens à la peau jaune ? », car la réponse aurait aussi été un candide « Oui, c’est vrai ! » ? Dès lors, si les gens à peau blanche n’étaient plus au sommet de l’évolution, aurait-on encore pu qualifier le Doc Mailloux de « sale raciste » ? Aurait-on seulement encore eu une émission, car si tout le monde était désormais en couple avec des gens à la peau noire, il ne pouvait donc plus y avoir suffisamment d’invités à la peau blanche en union avec des personnes à la peau jaune pour colérer sur le plateau ( Voir : Note 1 ) ?

Au cours de l’enregistrement de l’émission « Tout le monde en parle » du jeudi 22 septembre 2005, Mr Guy A. Lepage en en vint à formuler sa célèbre question qui tue : « Doc Mailloux, vous avez dit, je vous cite : « Les noirs vivant en Amérique étaient le résultat d’un processus de sélection artificiel et par conséquent, ils ont un léger désavantage sur le plan intellectuel » ? » et la réponse de Mr Mailloux fut un candide « Oui, c’est vrai ! ».

Pour comprendre cette histoire, il faut commencer par lexicalement faire la part des choses entre « raciale » et « raciste ». Le mot « racial » est un qualificatif qui signifie « relatif aux races » et n’est absolument pas négatif en soi. Par exemple, il existe de nombreuses études scientifiques dites sérieuses qui vinrent dévoiler le fait que les hommes à peau blanche avaient, en moyenne, plus de chance de développer éventuellement un cancer de la prostate que les hommes à peaux jaunes lors du vieillissement. Est-ce une question de nourriture, d’environnement, voir de gènes ? Dans les faits, il semblerait qu’un tel cancer serait sous le joug de plusieurs facteurs ( Voir : Note 2 ) ! Pour le mot « raciste », il s’agit d’un qualificatif qui signifie « mut par une idéologie voulant que certaines races soient supérieures à d’autres selon une hypothétique échelle de pureté génétique ». Par exemple, Adolph Hitler fit former une escouade spéciale au début des années trente dans le but de tenter de trouver une preuve tangible d’une supposée origine divine à la race aryenne ( Voir : Note 3 ). Dans ce dernier cas, les choses étaient donc des plus claires, car le but n’était plus de faire avancer la science, mais bel et bien de rationaliser la hiérarchisation des hommes afin de soutenir une idéologie fasciste.

Je l’avoue, la ligne est donc bien mince entre « raciale » et « raciste », mais cette ligne n’en cesse pas d’exister pour autant. Ceci étant dit, le mot « raciste » ne pourrait lexicalement constituer une marque de commerce dont l’usage serait purement exclusif à certains. Que ce soit un blanc qui ridiculise un noir ou un noir qui ridiculise un blanc, nous demeurerons toujours devant une hiérarchisation des hommes, et le fait de changer de cible n’y changerait rien ! Le « racisme » demeurera toujours ce qu’il est, une hiérarchisation menant à une discrimination. Toutefois, une hiérarchie qui serait uniquement basée sur des observations faites dans un cadre scientifiquement neutre, dont les résultats pourraient être reproduit, ne pourrait constituer une forme de racisme, et avoir à subir un libellé de « raciste » dans pareil cas serait tout aussi violent et blessant que de proprement avoir à subir un propos raciste.

Dans le cas qui nous préoccupe, même si la citation du Doc Mailloux était, en bonne partie, tirée d’une étude réelle ayant fait l’objet de nombreuse contre-expertise en plus d’un reportage « Docu-D » d’une heure diffusé le jeudi 10 février 2011 au « Canal D » ( Voir : Note 4 ), comment devions-nous interpréter un tel résultat ? La réponse est fort simple, car elle provient de notre ignorance des choses de la science. Depuis de nombreuses années, nous résumons régulièrement l’intelligence humaine par un simple chiffre, soit le QI, mais l’ensemble des connexions neuronales qui font des hommes un être particulier empreint d’une grande subtilité ne peut si aisément se résumer à un simple petit chiffre. Par exemple, une simple pieuvre a sûrement un meilleur ratio perception / compréhension de sa propre présence par rapport à l’espace qui l’entoure que celui que pourrait avoir un être humain, mais son QI sera-t-il plus élevé pour autant ? Pourtant, une telle capacité nous serait tellement utile lorsque notre gros QI nous dicte notre prochain texto quelques fractions de secondes avant que l’on emboutisse notre beau véhicule, toujours pas fini de payer, sur un inébranlable pilier de béton.

Dans l’étude en question, le QI se définissait comme étant « la capacité d’un sujet à savoir s’adapter à la modernité ». En d’autres mots, lors de l’arrivée d’un changement dans l’environnement d’un sujet, un noir devrait avoir, en moyenne, moins de facilité à s’y adapter qu’un blanc, et un blanc devrait avoir, en moyenne, moins de facilité à s’y adapter qu’un jaune. Ceci étant dit, il existe de nombreuses définitions du QI, car il existe de nombreux outils de mesures de l’intelligence, mais même si tous ces outils parviennent toujours à bien cerner une partie spécifique de notre intelligence, ils ne parviennent absolument jamais à en cerner complètement toutes les facettes en même temps. De ce fait, il ne serait que pure spéculation de vouloir déclasser un individu par rapport à un autre en prétextant un simple QI inférieur. Que dire de la complexité de notre langage, ou de notre capacité à aimer ? Tout ne peut être résumé par à un simple chiffre ! Ted Bonty fut l’un des plus médiatisés tueur en série de l’histoire, son QI aurait fait l’envie de bien des animateurs de talk-show, mais personne ne l’aurait voulu comme gendre ! N’est-ce pas ? Un QI élevé est le fruit de tests particuliers et n’est absolument pas une finalité en soi, il ne servait donc à rien de mettre le feu à la grange, mais a-t-on réellement pris le temps d’expliquer un sujet aussi délicat ? Comme si la polémique n’était pas déjà amplement suffisante, une seconde étude ayant été réalisée par l’Université du Colorado et portant sur plus de 8 000 participants semblerait avoir démontré qu’il y aurait même une corrélation significative entre la grandeur d’un sujet et son QI. En effet, un individu de grande taille serait, en moyenne, plus intelligent qu’une personne de petite taille. Décidément, rien de bon pour tenir éloigné le spectre de la discrimination !

La recherche qui avait été référée hors contexte par Mr Guy A. Lepage fut réalisée dans un cadre scientifique irréprochable, car bien des gens y virent, à l’époque, une offense. Pourtant, si l’auteur de ladite étude avait réellement voulu hiérarchiser l’humanité, il n’aurait sûrement pas mis les jaunes au sommet de la pyramide, mais plutôt les fils de sa propre chair blanche. Selon cette étude, les blancs ont, en moyenne, une capacité à s’adapter à la modernité supérieure aux noirs, et ou placeriez-vous le siège social d’une entreprise spécialisé en haute technologie, au Congo ou en Californie ? Selon cette étude, les jaunes ont, en moyenne, une capacité à s’adapter à la modernité supérieure aux blancs, et ou placeriez-vous le siège d’une entreprise spécialisé en robotique devant redéfinir l’intelligence artificielle, en Louisiane ou au Japon ?

Comment va mon QI ? Et bien moi, je m’en fou totalement, car un QI n’est qu’une tentative de mesurer l’intelligence humaine parmi bien d’autres ! C’est comme répondre « Ma voiture est blanche » à une question aussi complexe que « Comment se comporte le moteur de ta voiture comparativement au tout nouveau modèle ? ». Dans le cas de l’étude qui nous préoccupe, nous n’avons su que la couleur et rien de plus. L’homme à la peau blanche que je suis a donc statistiquement plus de chance de s’adapter rapidement au nouveau Windows que l’homme moyen à la peau noire, mais j’ai aussi plus de chance d’avoir le cancer de la prostate que l’homme moyen à la peau jaune. Entre vous et moi, j’aurais tellement préféré l’inverse.

Mr Le Contribuable

N.B. J’aimerais publiquement féliciter Mr Jean Djoufo pour sa digne intervention à l’émission de Denis Lévesque du vendredi 30 août 2013. Je fus sidéré par tant de calme, de sagesse, d’éloquence et de justesse dans un même propos. Quant à la qualité du français, elle ne put être que tout aussi remarquable. Quelle évolution aurait le peuple québécois, si nous pouvions désormais retirer le micro à quelques un de nos imbéciles blancs trop bien nantis pour ce qu’ils font afin de le donner à de tels hommes que ce Mr Djoufo ?

Note 1 : Dans le présent texte, j’ai nommé certaines races en ne parlant que de la couleur de leur peau, soit des blancs, des noirs et des jaunes. Ce qui est, je l’avoue, très réductionniste, mais le sujet ici traité avait ses impondérables. D’un autre côté, si j’accepte déjà d’être qualifié de « blanc » sans en être trop outré, je crois qu’il devrait naturellement en être de même pour les autres. En ce qui a trait à l’expression « homme de couleur », je ne l’utilise jamais, car contrairement à tous, je considère celle-ci comme étant « raciste » en plus d’être « hypocrite ». Une telle expression laissant sous-entendre que le blanc ne serait pas une couleur et que le blanc devrait donc être considéré comme étant la couleur de base que nous n’avons point à nommer. Fort loin d’être « Politically correct », ladite expression est pernicieuse, car sous de beaux airs, elle semble même vouloir cacher le fait qu’un homme puisse être noir ! Comme si cette simple couleur devait, de par définition, être source de honte ! Je ne pense pas que le grand Martin Luther King aurait préféré « homme de couleur » à « homme noir », car pour lui, ce qui semblait compter, c’était qu’un jour, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourraient éventuellement s’asseoir ensemble à la grande table de la fraternité.

Note 2 : Selon de récentes études, il est désormais établi que la couleur de la peau a une incidence directe sur le risque de développer éventuellement un cancer de la prostate. En effet, pendant que 35 Français sur 100 000 souffrent d’un tel cancer, de 40 à 60 Étasuniens blancs sur 100 000 en souffrent contre 70 à 100 Étasuniens noirs. En utilisant que le test de PSA, les mêmes statistiques passe de 107 blancs sur 100 000 contre 149 noirs sur 100 000. Quant aux Asiatiques, le risque de cancer ne serait que de 28 sur 100 000 selon les chiffres fournis par le régime chinois. Toutefois, les Japonais décidant d’immigrer vers les États-Unis voient leur risque augmenter de façon significative afin d’atteindre un niveau intermédiaire entre celui des Asiatiques vivant en Asie et celui des Étasuniens blancs vivant en Amérique. Un tel phénomène nous amène donc à penser qu’il existerait des interactions entre facteurs environnementaux et génétiques. De plus, il est désormais tout aussi établi que le surplus de poids augmente de façon significative le risque de développer un cancer de la prostate, car certains produits toxiques, tels que certains pesticides, sont portés à ce stocker dans nos tissus adipeux. De ce fait, un surplus de poids au niveau abdominal et pelvien serait fortement déconseillé pour l’Américain moyen. Pour en savoir plus sur ce sujet, je conseil fortement la lecture du livre : « Le cancer de la prostate, enrayer l’épidémie et les récidives » des professeurs Henri Joyeux et Meng Huor Hay publié aux éditions du Rocher.

Note 3 : Dans les années trente, Adolph Hitler fit former une escouade spéciale dans l’unique but de trouver une preuve tangible à une supposée origine divine à la race aryenne. Alors féru d’ésotérisme, le Führer se tourna vers le Tibet et décida d’y envoyer ses émissaires. Après quelques recherches, les officiers du Reich y trouvèrent une bien mystérieuse statue de 24 centimètres de hauteur pour un poids fort respectable de 10,6 kg. Selon nos connaissances actuelles, cette sculpture représenterait la divinité bouddhiste « Vaiśravana » arborant un svastika ( Voir : Note 5 ) et aurait été sculptée au XIe siècle à une époque où le bouddhisme prenait son essor dans cette partie du monde tout en supplantant la religion « bön ». Composée de fer, de nickel et de cobalt ainsi que de quelques traces de chromium, de gallium et de germanium, ladite figure votive fut réalisée à même une météorite ataxite, soit la classe de météorite la plus rare jamais trouvée sur Terre. Selon le journal « Meteoritics & Planetary Science »de septembre 2012 ( Visiter un site complémentaire | Wiley Online Library ), il y aurait même une concordance géochimique avec la célèbre météorite « Chinga » dont le premier fragment fut découvert en 1913 au à bord de la rivière « Chinge ». Naturellement, son arrivée dans l’atmosphère terrestre l’aura bien certainement scindée en de nombreux fragments qui eurent tôt fait de se disperser entre la Sibérie et la Mongolie ( Voir : Note 6 ). Les quelques impacts qui en suivirent sont actuellement évalués à une période variant entre 10 000 et 20 000 ans. À l’époque, de tels objets célestes avaient l’habitude d’inspirer une origine divine aux hommes, et de telles mésaventures inspirèrent sûrement Georges Lucas pour ses « Indiana Jones ». Toutefois, au-delà de son aspect plutôt insolite, cette représentation d’une divinité bouddhiste, même si pourtant bien réelle, ne saurait d’aucune façon scientifiquement soutenir une quelconque théorie sur l’origine des hommes.

Note 4 : Dans un souci de professionnalisme et d’équité intellectuel envers son propre invité, Mr Guy A. Lepage a-t-il seulement déjà cherché à visionner cette fameuse émission « Docu-D » qui avait été diffusée, entre autres, le jeudi 10 février 2011 au « Canal D » ? Avons-nous cherché à comprendre avant de juger ? Mr Denis Lévesque a-t-il fini par faire mieux après tant de fois où il reçut le Doc Mailloux sur son propre plateau, après tant de fois où le visionnement de la même émission lui fut gentiment suggéré ? Nos animateurs de talk-show préparent-ils réellement leurs émissions en toute objectivité afin de prôner un plus grand éventail de points de vue plutôt qu’un meilleur spectacle ?

Note 5 : Le « svastika » ou « swastika » est l’un des symboles les plus anciens et les plus répandus à avoir côtoyé les hommes au cours de leur histoire. Semblant invoquer le mouvement giratoire de la voûte céleste, il représenterait l’énergie créatrice et le renouvellement perpétuel. En Inde, le svastika était, dès le IVième siècle avant J.-C., un signe de bon augure symbolisant la chance et la santé, et ce, tant sur le plan physique que morale. Cette croix est d’ailleurs celle associée à Ganesh ( Le dieu à tête d’éléphant ), le dieu hindou de la connaissance, mais pour les bouddhistes, elle représenterait, plutôt, la roue de la Loi. Ce symbole que l’on retrouva au long des siècles tant en Égypte, en Mésopotomie, en Inde, en Mongolie, au Tibet, qu’en Amérique au Pérou était également en usage chez les Celtes. Image de salut, elle figura même le Christ rédempteur dans les catacombes romaines. En dehors de son illusion de rotation, le svastika se caractérise aussi par ses branches découpant l’espace en quartiers, ce qui semblerait vouloir le relier aux vents, aux saisons et aux points cardinaux, notamment en Extrême-Orient. Toutefois, il convient de distinguer le svastika dont la branche supérieure pointe vers la gauche ( Lévogyre ), soit les versions bouddhique et coréenne, au svastika dont la branche supérieure point vers la droite ( Dextrogyre ), voir les versions indienne et japonaise. C’est d’ailleurs cette dernière version qui devint, sous le nom de croix gammée, l’emblème du parti nazi de 1920 à 1945. Rappelons que ceux-ci utilisèrent aussi un autre symbole de puissance fort ancien, soit les éclairs, dont le pouvoir, selon certaines croyances, était tout autant créateur que destructeur. Malheureusement, notre ignorance en pareil domaine mena certains hommes, après la Seconde Guerre mondiale, à vandaliser de vieilles tombes bouddhiques appartenant à d’ancestrales familles indochinoises. Plus récemment et dans un tout autre registre, des cartes Pokémon portant un svastika bouddhique durent être retirées de la vente au Japon, car ayant injustement été jugé raciale. Naturellement, nous ne sommes pas tous des Robert Langdon, mais un petit pas vers l’autre serait parfois tellement utile pour ne pas dire ou ne pas faire n’importe quoi !

Note 6 : Actuellement, la « Meteoritical Society » a répertorié un total de 113 fragments de la météorite « Chinga ».

Photo : Mr Pierre Mailloux

Ville de Montréal : Le complexe de Scarlett …

La construction d’un nouvel amphithéâtre et le possible retour d’une équipe professionnel de hockey à Québec ne se firent naturellement pas sans raviver certaines rivalités du style de celles qui agrémentaient tant les soirées d’hivers de notre enfance. Une dualité opposant les Canadiens aux Nordiques, les Rouges aux Bleus, comme si nous devions encore parler de politique.

Pourtant, pareil antagonisme est bien plus vieux que ce soir fatidique où tous se demandèrent si un fameux but avait été bon ou pas. En effet, Montréal n’apprécie point sa rivale depuis maintenant tellement longtemps ! Sachant qu’il fut un noble temps où la haute bourgeoisie anglaise vivait à Montréal et que les Tories ( Les membres de la classe marchande de Montréal ) dirigeaient sensiblement le gouvernement de l’époque, ne devenait-il pas troublant de voir ainsi notre parlement fédéral être déplacé de Montréal vers Québec ? Car suite à un tragique incendie qui avait emporté l’Hôtel du Parlement du Canada-Uni dans la nuit du mercredi 25 avril 1849 ( Voir : Note 1 ), il avait été décidé que la capitale du pays ne serait désormais plus Montréal, mais bel et bien Toronto et Québec dans une alternance de quatre ans, soit respectivement les anciennes capitales du Haut et du Bas-Canada avant l’Acte d’Union. Désormais, ce serait donc du petit village, bastion de la francophonie en terre d’Amérique, que les grandes lignes de notre destinée seraient tracées. Quel déshonneur qui incita malheureusement le quotidien « The Gazette » à réagir en enfiévrant les esprits anglo-saxons du Québec dans un geste bien mal calculé ( Visiter un site complémentaire | Ville de Montréal ) !

Naturellement, nous ne referons pas l’Histoire. Toutefois, je crois que cette divergence est bien moins simpliste qu’on voudrait bien nous le laisser croire et que nous aurions davantage intérêt à en comprendre toutes les ramifications, car ce qui pourrait nous paraître comme étant banal, pour ne pas dire amusant, a présentement des conséquences financières fondamentales pour le Québec de demain.

Contrairement à la majorité, je ne crois pas en une simple rivalité entre Montréal et Québec, mais plutôt en une rivalité entre Montréal et tout le reste du Québec. C’est comme si Montréal réclamait toute l’attention de notre élite politique sous prétexte qu’elle représente la plus grande concentration d’électeurs du Québec, sous prétexte que ses besoins devaient impérativement passer devant ceux des autres villes, et qu’il n’y avait, en fait, qu’une seule autre ville assez courageuse pour encore oser parler et exiger devant notre indomptable métropole.

Par comparaison, c’est comme à l’époque de ces fastes réceptions des Douze Chênes où une certaine Mlle Scarlett O’Hara, sachant fort bien faire usage de son charme tout en feignant l’insouciance, ne pouvait même pas se résoudre à abandonner le cœur du beau Ashley Wilkes à sa cousine, Melanie Hamilton, ou celui du prospère Franck Kennedy à sa sœur, Sue Ellen ! Non satisfaite d’avoir déjà la majorité des cœurs de toute la jeune noblesse de Nouvelle-Orléans, elle les voulait désormais tous ! Se connaissant bon partie, elle n’avait donc absolument aucune réserve à s’amuser avec la plus grande des insolences au détriment de ses sœurs et cousines. Naturellement !

QuébecTribune  Leigh Vivien 001

De mon point de vue, Montréal chercherait donc continuellement à asseoir son autorité au détriment des autres villes, et non seulement au détriment de Québec. Toutefois, Québec étant, en raison de son statut de capitale, la seule autre ville capable de se tenir debout devant notre diablesse, la confrontation deviendrait donc régulièrement inévitable !

Montréal doit avoir plus, car elle est la métropole ! Combien de fois avons-nous entendu de pareilles inepties ! N’aurions-nous pas plutôt dû entendre que Montréal devrait être plus vigilante, car étant justement la métropole ! Mais notre élite s’est-elle seulement déjà permis de le penser ? Pareil manquement découle directement du fait que Montréal représente la plus forte concentration d’électeurs de la province. Pour prendre le pouvoir, il faut donc savoir gagner le cœur de notre Scarlett, afin de mettre la main, par la même occasion, sur Tara, soit la seule plantation de coton faite d’une si riche terre rouge. Du coup, les belles promesses de nos prétendants politiques pullulent, et on cesse de dire les vraies choses tout en évitant de tenir rigueur à la demoiselle pour les petites futilités.

Notre élite avantagea l’immigration afin de contrer la souveraineté, accentua la pauvreté dans certains quartiers, et les belles promesses prirent le pas de la gauche, car la rigueur de la droite n’est pas toujours bon vendeur, surtout en temps de scrutin. Notre élite préféra donc investir dans des programmes sociaux plutôt que dans le plus élémentaire des entretiens de nos infrastructures, remettant inlassablement l’indispensable au lendemain, comme si le temps ne finissait jamais par nous rattraper. Laxisme éhonté ! Mais aujourd’hui, nous ne pouvons désormais plus demander à nos automobilistes de prendre le pont de gauche pendant qu’on démonterait celui de droite afin d’en construire un neuf, car le pont de gauche n’est désormais plus en état de supporter un tel surplus d’achalandage, et il en irait de même si nous devions demander aux automobilistes de prendre le pont de droite pour s’attaquer au pont de gauche. Nous sommes donc désormais prisonniers de l’insouciance de nos élus, et surtout, de leur avidité en nombres de votes. Ne sachant plus trop quoi faire, on persiste à attendre, comme si nous pouvions éventuellement trouver une autre façon de refaire un pont qu’en détournant la circulation afin de démonter pour mieux reconstruire, comme s’il ne valait pas mieux de donner un coup afin de définitivement régler ces éternels bouchons de circulation ! Que vaut une élite politique qui n’a pas le courage d’arrêter la circulation par peur de déplaire dans cette ville où un manque d’appréciation vous enlèvera, à coup sûr, le pouvoir d’entre les mains ?

Le lundi 20 juin 2011, Mr François Legault déclarait qu’il fallait régler les problèmes de Montréal et construire un projet emballant autour de nos universités et du divertissement après avoir souligné qu’il fallait faire un meilleur usage des avoirs de la Caisse de dépôt et placement du Québec afin de garder, à Montréal, nos sièges sociaux d’importantes. Comme si 3 ou 4 trapézistes et 2 ou 3 ballons pouvaient encore sauver Montréal d’une finalité déjà établie. Abracadabra ! Voici les clowns ! Loin de moi, l’idée de vouloir être accusateur, car c’est toute notre élite de tout parti confondu qui pense encore de cette façon ? Faire pleuvoir les investissements, comme si le simple fait de ne plus avoir à attendre des heures afin de quitter l’île ne constituait pas, en définitive, le plus efficace des catalyseurs pour le retour d’une seine économie.

D’ailleurs, Mr Christian Dubé de la CAQ se demandait, encore en février dernier dans un document intitulé « Lettre à fiston », comment son propre parti avait bien pu faire pour tant perdre l’appréciation des Québécois au fil du temps. Je crois humblement que la réponse est fort simple. Les Montréalais, comme tous les autres Québécois, sont simplement exaspérés d’être enjôlé par de belles paroles, car le temps est désormais à la force de notre indignation et non plus à la simple miellerie. Nous voulons être confrontés à la réalité et voulons faire nos propres choix aussi difficiles puissent-ils être en tant que peuple responsable. Cette capricieuse Scarlett ne donna telle pas son cœur à celui qui se montra le plus honnête envers elle ? Un certain Mr Rhett Butler !

Il faut aussi avouer que tous les messages passeront toujours par l’entonnoir de nos grands médias télévisuels montréalais qui nous imposent ce qu’ils veulent bien nous imposer ! Convergence oblige, ils imposent ce qui sait plaire aux Montréalais, car on veut la plus grande part du marché ! Là aussi ! Actuellement, on impose donc à tous le Québec, un message spécifiquement conçu et adressé aux Montréalais, mais un jour, il faudra bien se demander si le plus honnête des hommes pourrait encore être élu si celui-ci devait plutôt se montrer à l’écoute des autres villes du Québec ? Pour vendre, il faut avoir la une qui plaît ! Les gens ne veulent pas acheter un journal ou écouter un bulletin de nouvelles qui leur décrit positivement une personne qu’ils n’aiment pas. Tel phénomène aura donc toujours tôt fait de dicter l’approche, et si notre politicien était en mal de popularité à Montréal, pourrait-il encore être élu ? Quel est l’impact réel d’une telle télévision œuvrant en contexte de concentration de la presse et favorisant une convergence affirmée auprès d’un auditoire linguistiquement sous enclaves ? Le devoir de nos médias est-il encore de transmettre l’actualité ou d’interférer sur cette dernière au gré de leurs propres cotes d’écoute ? Montréal représente actuellement un tel bassin de population qu’elle impose sa loi, et chaque politicien qui voudrait présenter une coupure pour notre métropole, sait que pareille déclaration sera impérativement suivie d’une vox populi bien calculée ! Il semble donc actuellement y avoir une déstabilisation de notre démocratie, car la volonté de séduire l’électorat montréalais impliquera toujours que le robinet y reste ouvert, et ça, les hommes de peu de vertu le savent fort bien.

… Berceau de ma famille ! Je veux rompre avec tout ce qui me retenait ici. Je cherche la paix. Je veux voir si cette vieille cité a conservé un peu de sa grâce et du charme de jadis. Savez-vous de quoi je parle, au moins ? Et ce fut là, l’une des toutes dernières paroles que le ténébreux Rhett Butler adressa à sa belle Scarlett …

Je crois que l’heure n’est plus à la flagornerie, car il est grandement temps de se regarder dans les yeux, afin de se dire nos quatre vérités. Les Montréalais ne méritent pas et ne veulent sans doute plus qu’on les courtise avec de belles chansonnettes concernant une morale qui n’est plus à l’ordre du jour depuis tellement longtemps. Reste aux grands médias de cesser de nous présenter le petit nouveau comme étant l’ultime sauveur, car lorsqu’on prend le temps d’y penser. Mr Charest n’arriva-t-il pas à Québec en empruntant un tapis rouge qui trouvait pourtant naissance directement sur le seuil du cabinet de Brian Mulroney, mais peu importe car après tout, demain, le soleil luira encore …

Mr Le Contribuable

Note 1 : Lors de cet incendie, l’une des plus anciennes bibliothèques d’Occident, après celles de la Chambre des députés à Paris et celle du Congrès à Washington, fut alors détruite pratiquement dans son ensemble. Malheureusement, ce ne sont que deux cents ouvrages qui, au plus, parvinrent à être sauvés des flammes sur une riche collection de plus de 22 000 volumes contenant, entre autres, les anciennes collections du Haut et du Bas-Canada. Un trésor irremplaçable emporté dans la tourmente d’une manifestation incontrôlée.

Photo : Gone with the wind / Mme Vivien Leigh

Commissions scolaires : Libérons Barabbas tant qu’à y être …

Dans un temps lointain, nos instituteurs pouvaient encore se désâmer à tenter de transmettre un certain savoir dit de base à nos enfants via, notamment, l’enseignement religieux. Naturellement, cette période fait désormais bel et bien parti de notre passé, mais le savoir qui est aujourd’hui transmis dans nos écoles en est un des plus aseptisés, pour ne pas dire totalement déraciné de notre histoire. Notre positionnement sur la ligne du temps se limitant désormais à un simple « Après la dernière victoire de la Coupe Stanley », mais « Avant le dernier show de Lady Gaga » faute d’un bien établi « 2 000 ans après Jésus-Christ ». Nos références historiques commencent à se perdre, et il en va donc de même de l’origine des mots. Comme si la civilisation avait pris naissance à notre naissance ! Que de narcissisme pour mal nanti de matière grise !

Prenons ce préfet de Judée qui acquit une grande notoriété de par son refus de reconnaître ses responsabilités entourant les actes qu’il avait, pourtant, accomplis devant tous. Dans le Nouveau Testament, les mentions de Ponce Pilate nous ramènent tous inexorablement à la comparution d’un certain Jésus fils de charpentier devant la justice de Rome ( Voir : Note 1 ).

Selon l’histoire, le fils de Joseph avait été arrêté au cours de la nuit précédente à Gethsémani. Ce sont les émissaires des grands prêtres qui étaient allés y chercher, car Judas venait de trahir son ami. Dès lors, on convoqua le Sanhédrin ( Grand Conseil ) et l’accusé fut reconnu de blasphème, car nul ne pouvait se proclamer Roi des juifs, mais le pays étant sous l’autorité de l’aigle, le préfet devait nécessairement entériner le tout afin qu’une condamnation à mort puisse enfin être prononcée.

Toutefois, Ponce Pilate ne trouva aucun motif raisonnable pour justifier une telle punition, et ce, même après à un long interrogatoire. C’est alors que le Romain proposa à la foule de faire grâce à un prisonnier à l’occasion de Pâque, mais même si le préfet présenta l’homme « Ecce homo », ce fut un brigand du nom de Barabbas qui eut droit à la clémence de Rome, car le peuple avait ainsi parlé.

C’est à ce moment que Ponce Pilate prit de l’eau et se lava les mains tout en proclamant à la foule : « Je suis innocent du sang de ce juste ; vous, vous y aviserez ». Avec de telles paroles, même s’il reconnaissait l’innocence de l’accusé, ce dernier fut quand même livré au supplice de la croix, et l’inscription que le Romain y fit ajouter ni changea absolument rien ( Voir : Note 2 ).

Même après deux mille ans, l’image demeure toujours des plus forte, mais qui se soucie encore des idées derrière les mots ? Comme si le sens du sacré avait nécessairement à être jeté en même temps que la religion. Désormais, la réussite compte plus que l’effort, comme si le fait de simplement se lever chaque matin afin de pouvoir noblement payer nos taxes n’était pas, en soi, un geste amplement suffisant pour imposer le respect. Sommes-nous seulement entendus ?

QuébecTribune  Malavoy Marie 001

Dans son budget 2013/2014 déposé le mardi 20 novembre 2012, le Parti Québécois avait décidé de cesser de verser d’une subvention de 150 millions de dollars ( Voir : Note 3 ) aux commissions scolaires, mais Mme Marie Malavoy ( Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport ) décida d’en exiger encore plus via un effort supplémentaire de 65,1 millions de dollars, soit un effort supplémentaire de 0,9 % du budget des commissions, pour un total de 215 millions ( Voir : Note 4 ), tout en déclarant que cesdites instances pouvaient toujours diminuer leurs dépenses, puiser à même leur surplus, faire un déficit ou augmenter les taxes afin d’obtenir de l’argent neuf, soit le notre ( Voir : Note 5 ).

Nul besoin d’une commission Ménard pour savoir ce qui pousse les gens à si facilement descendre dans la rue, car il ne nous suffit plus que de regarder ce qui nous reste dans nos poches après le passage de ces élus qui veulent notre bien. Des administrateurs non accrédités étant totalement démuni de cette étincelle qui permet aux entrepreneurs privés de réellement créer de l’argent neuf. Sur ce, il ne faudrait surtout pas se méprendre, notre élite est bien souvent composée de réels spécialistes des communications plutôt que de réels spécialistes de la gestion. Ce qui explique, quant à moi, bien des choses ! D’un simple geste, les chiffres qui étaient encore cachés la veille deviennent désormais bien visibles, mais d’un second geste, ces mêmes chiffres sont  aussitôt pelleter dans une autre cour administrative ! Que la vie est belle pour celui qui ne veut pas voir !

Que devons-nous comprendre lorsque nous allons payer taxes et licences à l’un de ces rares points de services aux allures de véritable bunker tout en étant répondu par un agent ayant dûment été sélectionné pour ses connaissances et son expérience en intervention en délinquance ? Que doit-on comprendre lorsque ledit agent nous dit que nous aurons à payer des frais administratifs fictifs, car ayant préféré un simple paiement en argent plutot qu’un paiement via internet ? Que devons-nous comprendre lorsqu’un ministre oriente une instance vers des hausses de taxes tout en s’en lavant les mains ?

Dans le plan budgétaire 2013/2014, les contribuables québécois pouvaient lire en page A.32 : L’ajustement apporté au programme de péréquation aura pour effet de réduire les revenus de subvention de certaines commissions scolaires. Les commissaires, afin de maintenir l’équilibre budgétaire, devront réduire les dépenses sans affecter les services aux élèves. Alternativement, ils pourraient choisir de hausser les revenus. Il s’agit de choix difficiles, mais tous les élus doivent y faire face ( Télécharger le document pdf | Budget Planification 2013-2014 ).

Gérer, c’est avoir à prendre des décisions, et si l’une de ces décisions est de démanteler les commissions scolaires qu’on le fasse sans diaboliser, au préalable, ces hommes et ces femmes qui y travaillent quotidiennement ( Voir : Note 6 ).

Madame Malavoy fut élue pour gérer, mais elle fit des choix tout en donnant au suivant le fardeau de ses propres actions. Je croirais entendre : « Je suis innocente de ces taxes que doivent payer ces justes ; vous, vous y aviserez ! » Certain trouverons ma comparaison comme étant politiquement mesquine, et je leur répondrai dans l’affirmatif, car dans le cas de Ponce Pilate, il y avait du regret d’avoir à répondre ainsi au peuple tout en faisant l’inavouable ( Voir : Note 7 ).

Décidément, aurions-nous perdu le sens du sacré en acceptant qu’un père de famille ne puisse plus honnêtement nourrir ses enfants sans avoir à faire toujours plus de choix ? Malheureusement, ce n’est pas en suivant le premier bouffon travesti en banane que nous y changerons quelque chose, mais qui serais-je pour vouloir ainsi lancer la première pierre ! En attendant, ce que j’ai écrit, je l’ai écrit.

Mr Le Contribuable

Note 1 : Les chapitres 18 et 19 de Jean, 23 de Luc, 15 de Marc et 27 de Matthieu rapportent le renvoi de Jésus du Sanhédrin à Pilate, son interrogatoire, la pression de la foule, et la libération de Barabbas.

Note 2 : « INRI » est l’acronyme de l’expression latine « Iesvs Nazarenvs, Rex Ivdæorvm », soit « Jésus le Nazaréen, Roi des Juifs ». Cette citation fut celle qui dut être inscrite sur un bout de bois et ajoutée à la croix du Christ par ordre d’un Ponce Pilate qui y tint ( Voir : Note 8 ) malgré une volonté ecclésiastique qui aurait nettement préféré un « Cet homme a dit : Je suis le Roi des Juifs ».

Note 3 : Le mercredi 28 novembre 2012, Mme Malavoy déclara : « Mme Malavoy : Bien, tout d’abord, Mr le Président, j’apprécierais, venant de la CAQ, qu’on salue le fait que nous ayons été chercher 150 millions de dollars d’une aide qui était temporaire et que nous remettons dans les coffres de l’État québécois. Il me semble que c’est une mesure de saine gestion. Cela dit, les commissions scolaires, vous le savez comme moi, ce sont des instances qui sont composées d’élus à la table des commissaires. Ils feront les choix qui s’imposent selon leur situation. Ils pourront décider d’augmenter leurs revenus, ils pourront décider de diminuer leurs dépenses, mais nous leur demandons de prendre leurs responsabilités. Nous sommes sûrs d’avoir eu raison de mettre fin à une aide additionnelle qui était temporaire … il s’agissait, depuis 2006, d’une aide temporaire pour aider les commissions scolaires à faire face à un boom immobilier. Ce que cela veut dire, c’est que c’est l’État du Québec qui a payé à même ses réserves pour compenser les commissions scolaires pour une période. Elles n’ont plus besoin de cette aide à ce moment-ci. Nous disons qu’elles prennent leurs responsabilités. Elles choisiront la façon de régler le problème, mais nous pensons que c’est de la saine gestion que d’avoir mis fin à cette aide. »

Note 4 : Le budget total des commissions scolaires est de 7,2 milliards de dollars, et leur budget administratif est de 550 millions de dollars. Toutefois, les commissions scolaires du Québec avaient déjà dû éponger, en 2010, des coupures totales de 300 millions de dollars.

Note 5 : Le mercredi 13 février 2013, Mme Malavoy déclara : « Les commissions scolaires sont un palier de gouvernement régional en ce qui concerne l’éducation. Elles ont ce que n’ont pas du tout les universités, un pouvoir de taxation … Si vous payez actuellement 0,21 $ [ pour chaque ] 100 $ d’évaluation pour votre propriété et que la loi permet [ un maximum de ] 0,35 $, on dit aux commissions scolaires « vous pourriez choisir d’augmenter [ les taxes ] de quelques sous et vous iriez chercher de l’argent neuf. Il n’y a pas de raisons que ce soit tout le Québec qui paie pour que vous gardiez un taux de taxation plus bas que ce que la loi permet ». »

Note 6 : Le jeudi 14 février 2013, La présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Mme Josée Bouchard, a réagi à la gouvernance du PQ en déclarant : « Oui, [ la hausse des taxes scolaires ] est une option, mais en même temps, ça n’a pas de bon sens de faire monter outrageusement le compte de taxes des contribuables. Cette année, on est dans une révision du rôle de l’évaluation municipale et pour les contribuables, ça pourrait représenter une augmentation très substantielle … Si j’étais paranoïaque, je me demanderais si le gouvernement n’est pas en train de s’organiser pour qu’effectivement, la population veuille encore plus l’abolition des commissions scolaires. ».

Note 7 : Dans un article de « La Presse canadienne » publié le dimanche 4 août 2013, Mme Marie Malavoy ( Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport ) se serait refusée à critiquer la décision de certaines commissions scolaires visant l’augmentation des taxes scolaires rendue nécessaire par d’imparables coupures dans leur budget annuel.

Note 8 : Lorsque les grands prêtres voulurent modifier la citation de Ponce Pilate, celui-ci leur répondit « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit », et rien ne fut donc changé à ladite inscription.

Photo : Mme Marie Malavoy

Commission Ménard : Trois petits tours et puis s’en vont …

Quelle merveilleuse initiative que cette Commission spéciale d’examen qui fut présentée, le mercredi 8 mai 2013, par le ministre de la Sécurité publique, Mr Stéphane Bergeron, et qui traitera des circonstances ayant entouré ces fameuses manifestations du printemps 2012 ! Le tout devant débuter le lundi 3 juin 2013 avec Serge Ménard aux tickets, Bernard Grenier aux ballons et Claudette Carbonneau aux rafraîchissements.

Une opération qui visera autant à identifier les diverses techniques utilisées par les gentilles forces étudiantes que celles utilisées par les méchantes forces policières, car il faut, semble-t-il, tenter de découvrir les facteurs ayant réellement contribué à l’apparition de certains débordements lors de « la » crise étudiante. Cependant, le souhaite-t-on réellement ?

QuébecTribune  Ménard Serge 001

Une commission qui nous coûtera, au moins, la bagatelle somme de 400 000 $, mais qui se teindra à huis clos et qui n’aura pas le pouvoir de contraindre qui que ce soit à venir témoigner. Autrement dit, on ne vise pas à trouver des coupables, car on vise plutot à éclairer le gouvernement sur les meilleurs moyens à adopter afin de détecter les divers signes avant-coureurs d’éventuels troubles sociaux et sur les meilleures façons d’y réagir.

Un mandat bien lourd pour ces agents d’une opération médiatique qui ne disposent d’aucune expertise en pareille matière ? Comme d’habitude ! La mouvance des foules est pourtant un champ d’études des plus spécifiques, mais a-t-on réellement besoin de la lumière de la connaissance pour comprendre lorsque c’est l’État qui juge de ce que l’on devrait bien comprendre ? Que pourra bien pondre mère l’oie ? Un œuf en or ! Un rapport doré faisant l’éloge des uns tout en grondant ces autres qui n’ont encore rien compris, ces autres qui auront pourtant encore le fardeau de la facture ! Un Œuf doré qui sera sans doute déjà sou presse avant même le début des travaux de notre noble assemblée ! Que pourrait-on y dire de plus, si ce n’est de vouloir dénoncer la futilité de pareil exercice !

Lors d’une allocution officielle ayant eu lieu au Palais des congrès de Montréal le vendredi 20 avril 2012, Mr Jean Charest déclara à une assemblée d’hommes d’affaires : « Le Salon du Plan Nord que nous allons ouvrir aujourd’hui, qui est déjà très populaire — Les gens courent de partout pour entrer — est une occasion, notamment pour les chercheurs d’emplois. Alors à ceux qui frappaient à notre porte ce matin, on pourra leur offrir un emploi, dans le Nord autant que possible »

Des associations étudiantes fondées selon les propres prémisses de la Loi sur les syndicats professionnels plutôt que sur la Loi sur l’accréditation et le financement des associations étudiantes ( Voir : Note 1 ), des associations financées par la CSN évaluée par l’ex-présidente de la CSN ( Voir : Note 2 ), trois petits cochons sans diplômes ( En gestion, en économie ou en droit ) voulant refaire le monde en nous montrant comment les grands devraient gérer l’État devant une populace économiquement en otage, et un grand loup à culotte rouge devinant déjà que le compte se terminerait sans lui. Soucieux de ne point partir dans la disgrâce, ne valait-il pas mieux d’attiser la colère de la foule avec des paroles manquant un tantinet de dignité : « Alors à ceux qui frappaient à notre porte ce matin, on pourra leur offrir un emploi, dans le Nord autant que possible » ? Quelques paroles pour faire oublier la véritable cause du soulèvement d’un troupeau fiscalement à égorger et personne ne persista à tergiverser sur le sens moral dudit loup.

Le PQ et Québec Solidaire ne surent y voir qu’une fenêtre d’opportunisme politique, comme si le simple fait de crier « à l’échafaud » ne pouvait pas tout aussi mener une société entière vers un désordre social incontrôlable, mais qui se souvient encore de « Danton » ? Même en étant mus par une simple idéologie manquant de consistance, nous étions déjà carrément dans le domaine de l’irresponsabilité politique, mais nous n’étions plus à une bêtise près !

Le micro appartenait désormais à nos trois petits cochons qui avaient su en prendre possession à la manière de trois enfants-roi sachant imposer leur dictat dans un magasin de jouets, Mr Martineau craignait pour la sécurité de sa famille, Mr Chapleau n’avait plus le courage de rire de son prochain par crainte de faire écorcher sa voiture et la pertinence des observations de Mr Mircea Vultur en ce qui avait trait à l’intime relation entre études et travail n’existait plus ( Inadéquation entre études et travail ), car plus personne ne cherchait à comprendre. Désormais, la démocratie appartenait à celui qui avait le plus gros bâton ! Pauvres homo sapiens sapiens que nous sommes !

Hier encore, nous avons eu la preuve que si tous étaient prédisposés à parler en notre nom, absolument personne ne se souciait de ces Québécois qui avaient investi leur fond de pension dans d’honnêtes petits commerces en plein cœur d’une métropole en déroute. Le PQ aura donc beau feindre de chercher à comprendre, mais il est désormais trop tard pour ces petits générateurs d’emplois non subventionnés, car la clef est maintenant dans la porte ! Alors Mme Marois, gambader et chanter, casseroles à la main ou pas …

… car pendant que nous nous remettons péniblement de la veille, il en reste toujours de moins en moins sur notre talon de paie. Par contre, nos trois petits cochons, quant à eux, seront au moins parvenus à se décrocher de fort enviables fonctions. Pendant que les études de la majorité stagnaient pour de beaux principes, les carrières de notre célèbre trio avançaient. En définitive, ils l’auront eu, cette belle maison de briques rouges qui avait tant berçé leurs rêves d’enfants ( Voir : Note 3 ).

Mr Le Contribuable

N.B. La Coalition large de l’association pour une solidarité syndicale étudiante ( La CLASSE ) fut une coalition temporaire qui avait initialement été créée autour de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante ( L’ASSÉ ) afin de mieux lutter contre la hausse des frais de scolarité en coordonnant avec plus d’efficacité et plus d’efficience les manifestations étudiantes du « printemps érable ». Lors du congrès du samedi 3 novembre 2012, la CLASSE fut donc dissoute, car n’ayant plus réellement de raison d’être.

Note 1 : Selon son propre site internet, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante ( L’ASSÉ ) se définit comme étant « une organisation de type syndical qui regroupe, à l’échelle du Québec, plus de 40 000 membres dans plusieurs associations étudiantes à la fois collégiales et universitaires d’un bout à l’autre du Québec ». De plus, la constitution de cette association, telle que décrite au Registraire des entreprises du Québec, fut curieusement dictée en vertu de l’article 1 de la Loi sur les syndicats professionnels plutôt qu’en vertu de la partie 3 de la Loi sur les compagnies. Ce qui est fort étonnant puisqu’elle est, dans les faits, une association qui regroupe des étudiants et non des salariés. Pareilles distorsions administratives en suggèrent donc long sur les réelles intentions de pareil organisme ( Visiter un site complémentaire | The Prince Arthur Herald ).

Note 2 : La Confédération des syndicats nationaux ( CSN ) avoua avoir fourni un certain soutien logistique, humain et financier aux étudiants en grève. Entre autres, ils fournirent de l’aide ponctuelle pour la location de salles et d’autobus. De plus, nous pouvons noter une aide financière substantielle de 30 000 $ octroyée à l’ASSÉ en provenance du Syndicat canadien de la fonction publique ( SCFP ) de l’Ontario. En effet, Mlle Nancy MacBain représentant le personnel enseignant de l’Université McMaster d’Hamilton avait autorisé un premier appui de 10 000 $, et Mr Wayne Dealy représentant le personnel enseignant de l’Université de Toronto avait autorisé un second appui de 20 000 $ en guise de geste de solidarité envers l’ASSÉ. Même si étant parfaitement légales, cesdites dernières actions semblèrent vouloir encourager une certaine déstabilisation politique et économique interprovinciale ! Ce qui est loin d’être peu de choses étant donné l’actuelle situation politique particulière du Québec au sein du Canada.

Note 3 : Ici, je me suis permis la métaphore des trois petits cochons, car tout au long du printemps 2012, je me suis souvenu de certains propos qui avaient déjà été tenus par le dirigeant d’une puissante centrale syndicale du monde de la construction et qui en voulait, à l’époque, tout particulièrement au PLQ.

Photo : Mr Serge Ménard

Radio poubelle : Méprisante ou simplement dérangeante …

Hier encore, je me souviens que ma mère beurrait mes rôties comme si cela devait, en fin de compte, m’empêcher de grandir, Mr René Lévesque venait de décéder en étant convaincu d’avoir perdu dans d’honnêtes et respectueuses circonstances, et Robert Bourassa ( Curieusement qualifié de « mangeur de hot dogs » par Pierre Elliott Trudeau ! ) envisageait l’avenir du Québec avec l’esprit serein d’un homme décidément tourné vers l’avenir. Force est d’admettre que je fais, ici, l’éloge d’une période qui est bien plus lointaine que ce dont je veux bien encore l’avouer.

QuébecTribune  Cuillère en argent 001

La journée commençait donc par deux rôties au beurre d’arachides ou par un grand bol de « Froot Lopps », « Frankenberry » & Cie comme pour tous enfants issus de la classe ouvrière s’apprêtant à quitter la chaleureuse quiétude de la cuisine familiale pour entreprendre une odyssée vers son école primaire afin qu’on lui inculque un savoir dit de base. C’était ce temps où les techniques d’apprentissage étaient plus simples que celles savamment enseignées de nos jours, mais aussi, ce temps où on ne pouvait décemment prétendre à une instruction universitaire sans avoir, au préalable, décemment appris à lire et à écrire. C’était ce temps où la radio de Québec était sous le joug du roi Arthur, soit une radio prétendument obscène et quotidiennement qualifiée de « Radio Poubelle » par notre distinguée intelligentsia montréalaise. Comme si l’humour de Mr Normand Brathwaite avec son fameux «Piment fort » n’était pas déjà amplement douteux ! Comme si la bêtise ne pouvait aussi être le propre de notre grande métropole ! Heureusement que nous n’étions point là, à l’époque, pour voir tout ce qui se tramait derrière le rideau, car la fanfaronnade aurait sûrement fait place à la honte ! Mais pour cela, fallait-il encore avoir un minimum de sens moral !

Naturellement, André Arthur semblait grandement apprécier le fait de pouvoir souligner que la plupart des candidats du PLQ paressaient toujours avoir déjà occupé certains postes d’importance auprès de la firme Roche ltée Groupe Conseil. Comme si un passage à cette entreprise était devenu une prérogative officielle vers le pouvoir politique à saveur libérale ? Naturellement, de tels propos n’étaient que pures spéculations, mais ils avaient quand même été dit et eurent tôt fait d’engendrer le mépris envers ledit artisan radiophonique de Québec. Un artisan qui avait déjà été, en passant, chef de pupitre au bulletin de nouvelles télévisé de début de soirée. À l’époque, pareilles propos étaient carrément inacceptables, car comment pouvait-on oser faire un lien entre instances politiques, financement occulte et l’un de nos fleurons entrepreneuriaux ? Non sans faute, on osait même parler de l’épouse du premier ministre ! En effet, la première dame avait « Simard » comme nom de jeune fille, et cela n’était pas sans rappeler un second fleuron entrepreneurial québécois, soit la firme « Simard / Beaudry » qui terminerait sa destinée entre les mains d’un certain Mr Tony Accurso, un illustre inconnu.

Comme si le fond du baril n’avait pas encore été atteint, comme s’il était encore possible de dire pire, Mr Arthur osait désormais se moquer de notre nouvelle lieutenante-gouverneure, une certaine Mme Lise Thibault, soit l’une des plus grandes dames du Québec. Entièrement dévouée à ses nombreuses causes, notre représentante de la reine était une si digne image pour toutes les femmes et handicapés du Québec. C’était donc avec la main sur le coeur que nous nous attristions d’entendre ce grand succès de 1984 interprété par la Compagnie Créole : « Ba moin en tibo, deux tibo, trois tibo, moin tout ça ou lé Pou soulagé cœu moin ». Tout un préambule ne servant qu’à banaliser une noble fonction. Notre despote des ondes osait même nous expliquer certaines dépenses pharaoniques exigées par Mme Thibeault qui venait d’emménager à sa résidence officielle, une demeure naturellement patrimoniale. En effet, notre petite reine ne désirant pas entrer par la porte de service telle une vulgaire domestique et la largeur de la porte principale n’étant absolument pas adapté aux fauteuils roulants, cela avait donc été tout un mur porteur recouvert de véritable plaque de marbre qui avait dû être déplacer tout en allant à l’encontre des principes de bases servant à préserver notre patrimoine bâti. Le bulletin de soirée n’en parla jamais, car n’étions-nous pas dans la diffamation ? De telles dépenses étaient vouées à l’oubli, car ayant légalement été autorisé par les autorités compétentes, et ce, même à la lumière d’éventuelles largesses incluses dans un improbable compte de dépense ! Qu’aurions-nous découvert en ouvrant les livres de notre monarque québécois ? Respect ou Mépri ? Si seulement, nous avions su, mais avions-nous seulement été avertis ? Oui !

Naturellement, le temps passa et nous tous avons oublié le bon pour ne chérir que le pire ! Entre autres, nous avons oublié que « L’Opération Nez rouge » n’aurait jamais existé si Mr Arthur n’avait pas jugé opportun de quotidiennement donner du temps d’antenne à un certain Mr Jean-Marie De Koninck afin que celui-ci puisse faire la promotion de sadite aventure. Chaque matin, le grand décompte des rapatriements était donc fait et systématiquement comparé aux résultats de l’année précédente : « Hier, l’Opération Nez rouge a effectué 23 raccompagnements de plus que le jeudi 6 décembre de l’an passé, et pour en parler, on s’entretient avec mon grand ami, Jean-Marie ». Le micro devenait, en direct, une prise sincère de conscience et un véritable appel à la solidarité sociale. Que du positif, malgré les grands médias de Montréal qui ne se privait nullement pour dévaluer la digne initiative de sa ville voisine. C’est donc avec un certain pincement que j’entendis, par la suite, certains de nos grands humoristes oser venir ridiculiser l’ensemble des artisans radiophoniques de Québec tout en acceptant certains postes clefs, tel que celui de porte-parole pour Opération Nez rouge, mais qui s’en soucia ?

Les hivers se suivirent, la gouvernance du Québec évolua et un beau matin, nous découvrîmes notre ultime sauveur dans un panier d’osier fait main « made in China ». Notre bienveillant petit Saint-Jean Baptiste, directement issu de la cuisse du Parti Conservateur du Canada, était enfin de retour en terre natale. Naturellement, il ne nous suffit que de quelques instants afin d’oublier le spectre de Brian Mulroney et de son épouse aux mille et une chaussures fait main « made in Suisse », et notre vote fut désormais bien acquis. Sauf pour moi qui avais déjà le prospectus de mon candidat libéral en main, un certain Mr Michel Beaudoin. Un parfait gentil homme qui affirmait, sans l’ombre d’une hésitation, un bien convaincu « Je suis prêt ! », mais « prêt » pourquoi ? Son curriculum vitae le présentait comme étant grandement familier avec le monde administratif ! Imaginez, ledit homme était l’heureux détenteur d’un formidable diplôme d’études secondaires, mais cela ne fut nullement suffisant afin de me faire oublier que ce sir avait aussi déjà été vice-président adjoint au développement des affaires chez Roche ltée Groupe Conseil, comme si un second poste de directeur adjoint au Conseil pour l’Unité canadienne n’avait pas déjà été amplement suffisant pour me convaincre ( Voir : Note 1 ). Mon vote alla donc pour un tout autre candidat, car moi, j’avais déjà été informé par un olibrius des ondes radiophonique de Québec, et ne souhaitant pas que mon député puisse éventuellement troquer certains contrats publics contre royauté non autorisée, je ne pris point de chance et mon vote alla à un autre korrigan. Malheureusement pour Mr Beaudoin, il ne fut jamais élu, mais la chance finit quand même par lui sourire quelque temps plus tard. En effet, disposant de fort bonnes relations, il fut nommé au poste de président-directeur général, sans diplôme en gestion, auprès de la Régie du bâtiment du Québec, soit un certain lundi 27 avril 2009. Naturellement, vous aurez compris que la RBQ est une actrice majeure dans la lutte à la corruption, puisque c’est elle qui attribue les licences aux entrepreneurs. Elle disposa donc très tôt d’une équipe d’enquêteurs au sein même de l’Unité permanente anticorruption ( UPAC ) qui se retrouvait, en occurence, directement sous l’autorité de Mr Beaudoin. Comme disait Albert Einstein : « Le hasard n’existe pas ! ».

Malgré de nombreuses tentatives d’être élu afin de devenir député et éventuellement ministre, notre principal concerné n’aura jamais réellement compris le sens de son propre slogan : « Je vous ai entendu ! ». Candidat défait allant de défaite à déconfiture, on aura fini par nous l’imposer ! Quand même ! Mr Beaudoin fut toutefois cavalièrement congédié par Mme Agnès Maltais, le lundi 10 décembre 2012, mais cela se fit sans grande peine, car notre joyeux luron fut immédiatement embauché, exactement la même journée, en tant que vice-président de « Services Québec ». Même Steve Jobs ne devait pas être tant en demande, car pour être encore plus demandé que ça, il lui aurait fallu être une vedette hollywoodienne ! Mais ne pleurez pas, car le jeudi 11 avril 2013, il devint vice-président de la Commission des normes du travail et s’occupe désormais de votre mieux-être en milieu de travail ! Quoi de mieux pour cet ancien attaché politique délégué au cabinet du ministre de l’Agriculture, de la Justice et du Solliciteur général du Canada de 1989 à 1993 sous le règne de l’honorable Brian Mulroney ( La famille est bien grande au PLQ, et je me demande s’il n’y aurait pas un lien familial entre Mr Michel Beaudoin et Mr Jocelyn Beaudoin, ex-directeur général du Conseil de l’unité canadienne, soit l’un des cinq acteurs montrés du doigt par le commissaire Bernard Grenier dans son rapport d’enquête concernant « Option Canada ». Un rapport qui avait révélé des dépenses illégales de 539 000 $ encouru par Option Canada et par le Conseil pour l’Unité canadienne lors de la période référendaire de 1995 ) ?

Suite au départ de Mr Michel Beaudoin en tant que tête dirigeante de la Régie du bâtiment du Québec, Mme Catherine Gauthier, attaché de presse de Mme Agnès Maltais ( ministre du Travail, ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la Condition féminine ) a tenu à souligner le vendredi 23 novembre 2012 qu’un changement de direction était de mise pour mieux livrer les dossiers.

Sans faire de lien direct avec la lutte à la corruption, dans laquelle la RBQ est impliquée, elle n’exclut rien, soutenant que les nominations en découlant permettront de mieux gérer « tous les grands défis » qui nous attendent.

Naturellement, je ne cherche, ici, absolument pas à vous faire apprécier Mr André Arthur, mais j’aimerais que vous vous demandiez sincèrement si le même scandale a plus d’intérêt aujourd’hui en sortant de la bouche de Mr Pierre Bruno qu’hier, en sortant de la bouche d’André Arthur. En d’autres mots, le drame politique que nous vivons actuellement aurait-il pu être évité si nous avions collectivement su analyser le contenu radiophonique d’antan sans nous limiter à juger de la couleur du contenant ? Qu’aurions-nous pu découvrir si nous avions su enquêter en temps opportun, soit avant l’arrivée de la déchiqueteuse de bureau en solde à 15 dollars chez Wallmart ? Mr Arthur était, certes, bien coloré, mais dans les faits, le temps a-t-il démontré qu’il s’était foncièrement trompé sur absolument tout ? On ne doit le respect à personne, car le respect doit être mérité, et cela est d’autant plus vrai lorsque nos gouvernements successifs nous exigent et nous imposent sans connaître les réelles retombées de telles décisions sur notre épicerie familiale.

Maintenant, imaginez que vous vous retrouviez, aujourd’hui, animateur d’un talk-show radiophonique de première ligne, et que vous receviez quotidiennement une bonne centaine de courriels en provenance de diverses personnes influentes souhaitant dénoncer sans se mouillez pour autant que feriez-vous ? Vous parleriez tout en risquant votre carrière ou même votre vie ? Vous vous tairiez en qualifiant la radio de Québec comme n’étant rien de plus que bêtise humaine dépourvue de tout sens critique ? Vous priveriez-vous de tous ces contacts politiques qui alimentent quotidiennement votre plume en informations diverses afin d’assouvir, l’espace d’un bref instant, un profond désir d’être la liberté menant le peuple ? Et après quelques années d’inhibition, le fardeau de votre silence aurait quel effet sur votre faconde vous exprimer envers cette intelligentsia québécoise qui nous veut tellement de bien ? Deviendriez-vous un peu plus coloré et déçu, vous aussi ?

Selon le dictionnaire, une « obscénité » est quelque chose qui offense la pudeur par des représentations ou des manifestations à caractère indécent, mais ce que je trouve le plus obscène, c’est de courtoisement refuser de répondre à une question légitime dont on connaît la réponse, car étant désireux de préserver, avant tout, son propre confort au détriment de l’émancipation d’une saine presse québécoise tout en étant grassement payé pour le faire ? Aujourd’hui, si nous savions tout ce que nos journalistes refusent de dévoiler par peur de se faire « andréarthuriser » que penserions-nous d’eux ?

En date du lundi 11 avril 2005, le juge Yves Alain octroya des dommages de l’ordre de 340 000 $ à Sophie Chiasson dans sa poursuite contre Jeff Fillion ( Ex-animateur radiophonique ).

En date du jeudi 2 février 2006, le juge Yves Alain octroya des dommages de l’ordre de 288 000 $ et 50 000 $ à Daniel Johnson dans sa poursuite contre André Arthur ( Ex-animateur radiophonique ).

En date du lundi 2 avril 2007, le juge Yves Alain fut condamné à débourser une simple amande de l’ordre de 1 300 $ pour avoir conduit, le jeudi 7 décembre 2006, en état d’ébriété à 0,258, soit plus de trois fois la limite permise. Contrairement aux policiers qui sont automatiquement destitués s’ils ont un casier judiciaire, aucune sanction n’est actuellement prévue pour les juges.

En date du lundi 7 mai 2007, monsieur André Arthur, député indépendant de Portneuf / Jacques Cartier, a déclaré lors de la période des déclarations de députés à la Chambre des communes d’Ottawa ( Visiter un site complémentaire | Journal des débats ) : « Monsieur le Président, j’aimerais attirer l’attention de la Chambre sur un problème grave à la Cour supérieure du Québec, à Québec. Le juge Yves Alain vient de payer 1 300 $ d’amende pour avoir conduit sa voiture avec un taux d’alcoolémie de 0,258. Ce qui est probablement un record juridique. Toutefois, il veut rester juge et continuer à passer jugement sur des citoyens qui, eux, ne sont pas des criminels. Yves Alain est un juge de nomination libérale, que l’on considère, à Québec, comme un protégé de Marc-Yvan Côté. Il fait, en plus, partie d’une brigade de fiers-à-bras juridiques qui tente depuis quelque temps de changer le paysage médiatique du Québec en éliminant certaines personnes par des décisions exagérées. Le gouvernement du Canada et le Conseil de la magistrature doivent redonner à la Cour supérieure du Québec la crédibilité dont elle a besoin pour garder le respect des citoyens en chassant ce criminel et fier-à-bras. ».

Le juge Yves Alain de la Cour supérieure du Québec fut, sur de nombreuses centaines de magistrats québécois tous aussi professionnels les uns que les autres, celui qui rejeta ( Le jeudi 29 juillet 2010 ) la requête d’annulation d’assignation à comparaître devant le DGE qui avait été déposée par Mr Bellemare. Désormais, Mr Bellemare avait donc l’obligation de se présenter aux locaux du DGE afin de répondre aux nombreuses questions de celui-ci concernant le financement du PLQ lors d’une rencontre ayant été fixé pour le 20 août suivant. Mr Bellamare tenta bien de signifier son désire d’aller en appel, mais le juge Alain décréta que sa décision était applicable immédiatement nonobstant appel. Le DGE du Québec prendrait donc pleinement connaissance de la nature de la preuve détenue par Marc Bellamare avant tout le monde ! Nul besoin de rappeler que Jean Charest poursuivait alors Marc Bellemare pour 700 000 $ et que ce dernier poursuivait Jean Charest pour 900 000 $. L’efficience des preuves détenues par tous et chacun avaient donc leur importance pécuniaire …

… Comme avait l’habitude de dire Mr Arthur : « Que le dernier ferme la lumière avant de partir » et il avait bien raison.

Mr Le Contribuable

N.B. L’avancement d’une société ne peut se faire que par ceux qui osent penser différemment à haute voix, je préfère donc écouter une radio d’opinion plutôt qu’une radio de divertissement musicale. Ceci étant dit, un animateur radiophonique qui s’abaisserait à quotidiennement définir la poitrine d’une femme comme n’étant rien de plus qu’une paire de « boules » pourrait être défini de bien des façons sauf comme étant un communicateur de talent. Toutefois, ce n’est pas parce qu’il y a un ou deux irresponsables sur les ondes de Québec que nous pouvons qualifier 100 % de la radio de Québec comme étant une radio poubelle pour autant. De la même façon, ce n’est pas parce que Normand Brathwaite et son équipe s’attaquèrent sans retenue, en leur temps, aux Pier Béland, Michel Louvain, Michèle Richard et Daniel Pinard que nous pouvons qualifier 100 % de la télévision montréalaise comme étant une télévision poubelle pour autant. De plus, il est tout aussi obscène de faire usage de son micro en disant des vulgarités que de ne pas oser poser une question légitime lorsque nous sommes pourtant grassement payés pour le faire et qu’on en a pourtant eu l’opportunité à moult occasions.

Note 1 : Le mercredi 8 décembre 2010, Bertrand Saint-Arnaud du Parti Québécois dénonça Mr Michel Beaudoin qui semblait être très proche de la firme « Nationale » en déclarant candidement à l’Assemblée nationale : « Entre Mr Ouellet et Mr Beaudoin, c’est le festival des petits contrats ». En effet, ladite firme aurait reçu, selon le PQ, des dizaines de contrats représentant des centaines de milliers de dollars, et ce, sans appel d’offre ! Notamment, un contrat pour la rédaction d’un discours d’une minute pour le ministre Clément Gignac à l’Assemblée nationale qui aurait coûté 6 330 $, soit 106 $ de la seconde, et un second contrat qui aurait coûté 10 000 $ pour préparer une simple réunion du conseil d’administration de la SODEC comme si cette dernière ne disposait déjà pas de professionnelles déjà rémunés et hautement dévoués pour pareilles tâches ! Le leader parlementaire du gouvernement de l’époque, Mr Jean-Marc Fournier, avait estimé que « l’indignation » du PQ était un peu surprenante et très artificielle, car de 1996 à 2003, alors que le PQ était au pouvoir, « National » avait facturé 474 000 $ en une seule année à l’État québécois. De plus, Hydro-Québec avait déjà payé, quant à elle, 1,4 million de dollars à ladite firme pour l’organisation d’une simple conférence de presse à Churchill Falls en 1998.

Il est quand même à noter qu’en 1994, le Conseil de l’Unité Canadienne avait effectué un stratagème similaire afin de remettre plus de 20 000 $ à Mr Pierre S. Pettigrew soit 8 000 $ le samedi 1er avril 1995 et 15 000 $ le dimanche 15 octobre 1995 afin que ce dernier compose quelque textes dans le but de préserver le Canada d’une éventuelle séparation en soutenant une idéologie fédéraliste. Ces sommes n’avaient, par ailleurs, jamais été comptabilisées en vertu des lois référendaires du Québec, et rendaient son auteur non financièrement indépendant face à l’opinion qu’il émit dans les différents grands médias de l’époque.

Photo : Montage / Cuillère en argent