Les « Galeries de la Capitale » ▪ Partie 3 : Une réponse …

QuébecTribune Castafiore Bianca 001

Le jour où la direction des « Galeries de la Capitale », ce véritable émissaire du luxe québécois, adressera une honnête réponse à ses propres locataires, ainsi qu’à sa distinguée clientèle, nous nous ferons le plaisir de publier celle-ci en nos murs, soit ici même …

… d’ici là, bien des boutiquiers auront dû plier bagage, car ainsi va l’impitoyable réalité du show-business des affaires. Un spectacle doit savoir évoluer, doit savoir s’adapter aux réels goûts du public afin de pouvoir vivre, mais pour cela, faut-il encore que le directeur artistique élu d’office sache respecter les artisans de sa propre troupe tout en sachant tout autant accepter une certaine critique dite constructive !

Mr Le Contribuable

N.B. Mlle Bianca Castafiore, cantatrice italienne de renom, est régulièrement surnommée par la presse internationale comme étant « Le Rossignol milanais ».

Photo : Le sceptre d’Ottokar / Mlle Bianca Castafiore / Studios Hergé

Les « Galeries de la Capitale » ▪ Partie 2 : Une réaction …

QuébecTribune Elwes Cary 001

La lettre ouverte ( Note 1 ) publiée lors de notre dernière intervention s’inscrit parfaitement dans la ligne éditoriale du présent site, car au-delà du contenu, il y a toujours le contenant, l’essence d’une même histoire, cette histoire qui est inlassablement la nôtre. Pour faire suite à la décision des « Galeries de la Capitale » d’imposer de nouvelles heures d’ouverture à sa distinguée clientèle, il y eut le mécontentement. Celui qui imbibe les conversations d’un homme ivre sans mener à de plus concrètes actions. Gérants et superviseurs persiflèrent, se regardèrent, et attendirent la venue d’un « Robin Hood » ( Note 2 ) sans même réaliser qu’une voix unie aurait eu bien plus d’impétuosité que l’épée d’un homme seul, en collant de surcroît. S’il avait s’agit d’une prise de pouvoir, notre parlement porterait désormais le nom de « Palais du shérif de Nottingham » ( Note 3 ), notre drapeau serait en cendre, et l’envahisseur normand sillonnerait nos rues dans l’indifférence la plus totale pendant que nous persisterions à nous demander qui prendrait le contrôle de qui dans le prochain épisode de Dallas.

Il y eut bien quelques efforts isolés, mais personne ne voulut quitter la quiétude de sa petite boutique afin de connaître l’aventure d’une quelconque tentative d’émancipation ? Les boutiquiers abdiquèrent sans même avoir levé une plume bien aiguisée, le combat était désormais chose du passé. Tous avaient attendu une improbable initiative venant de son voisin, mais personne ne voulut être le premier à porter une action, ne serait-ce pour créer une association de commerçants, ne serait-ce pour se donner les outils d’une éventuelle prochaine confrontation.

Mr André Ouellet ( Note 4 ), un simple vendeur du « Leclerc chaussures » des « Galeries », fut l’un des rares à vouloir confronter sa vision de commerçant locataire à celle de Mr Rossignol sur les ondes d’une station radiophonique bien connue de Québec, mais on lui refusa l’accès en studio, et suite à une cavalière coupure de ligne, l’ensemble des travailleurs des « Galeries de la Capitale » fut grossièrement qualifié de « Loser » par un annonceur supposément encore libre de pensé. Malheureusement, Mr Rossignol ne s’opposa jamais à de tels propos tenus contre l’ensemble de ces hommes et de ces femmes qui permettent quotidiennement à son petit royaume d’exister. Sans doute, ne les avait-il pas saisi au vol, et ce fut là, le début d’une bien cureuse valses médiatiques.

Il ne fallait pas demander aux locataires si leurs ventes étaient bonnes ou pas depuis ledit changement d’horaire, car les ventes augmentent toujours à pareille date de chaque année, mais il aurait été bien plus représentatif de demander pourquoi cette période n’avait-elle pas été nettement mieux qu’à l’accoutumée étant donné qu’en plus du nouvel horaire supposément des plus attendu par la population de Québec, des sommes colossales avaient tant été investies dans une campagne publicitaire tous azimuts ? Je pense que si la rentabilité avait réellement été au rendez-vous, certains commerçants penseraient actuellement à ouvrir plutôt qu’à fermer !

En grande pompe, on commença par annoncer l’ouverture prochaine d’une belle brochette de boutiques haut de gamme tout en banalisant le départ du bien populaire « Dollarama » qui semblait, je vous le rappelle, grandement répondre aux besoins de la clientèle et des marchands de la place. Naturellement, une boutique Michael Kors, c’est bien beau, mais ça ne vous donne pas un sac de croustilles pour autant lorsque vous avez le goût d’en engloutir un ! Serait-ce le shérif qui refusa la cour du roi aux petits vendeurs de patates, car n’étant point de nobles commerçants pour pareil endroit ? La question ne fut jamais posée ! Pire, aucun journaliste ne réalisa ou n’osa réaliser qu’il n’y avait pas plus de chemisiers à 400 tomates chez « Forever 21 » que chez « Hennes & Mauritz » ! Alors, pourquoi parler de « boutiques de luxe » plutôt que de parler de « boutiques à prix abordables » ? Comment expliquer le fond de pareil message tout en sachant qu’il y avait déjà trois bijouteries de fermées depuis le tout début des travaux de rénovation, si ce n’est que par la présence d’une clientèle devant vivre dans un monde bien réel à mille lieues d’un endroit n’étant bercé que par d’improbables contes pour enfants !

Et nos médias en allèrent d’une première vox populi où l’on questionna cette vieille dame. Celle qui arrive à chaque matin dans l’unique but de s’asseoir à l’air de restauration afin de lire son roman préféré tout en voyant des gens passer. Un bon fauteuil constituant le seul besoin de cette vieille dame qui ne consommera, en définitive, absolument rien. On alla tout autant questionner ce brave père de famille. Celui qui arrive en début d‘après-midi afin de bénéficier d’un réseau Wi-Fi gratuit tout en envoyant ses mômes dans des manèges dont l’accès est encore gratuit. Un bon fauteuil constituant le seul besoin de ce jeune homme qui ne consommera, en définitive, absolument rien. Désireux de questionner tout le monde, on finira par ce boutiquier d’un îlot ( Encore un îlot ! ), toujours le même. Celui qui se dit grandement satisfait de pareille initiative tout en omettant de spécifier que son produit se vend, de par sa nature, bien mieux au cours de l’été, et sans spécifier que celui-ci craint, avant tout, son prochain renouvellement de bail, car les îlots n’auraient apparemment plus la cote aux « Galeries ». Une vox populi qui ne dit rien, tout en disant tout de par ce que l’on oublia de dire.

Tout le monde sait qu’une image vaut mille mots, mais que dire de cet extrait vidéo diffusé en plein milieu du bulletin de nouvelles afin de révéler la frénésie des lieux ? Cela aurait été une bien bonne couverture si cela n’avait été que l’extrait vidéo en question était une vidéo d’archives filmée bien avant le début de tous travaux. Des travaux que l’on ne voit d’ailleurs jamais ? Ni à la télé ? Ni dans les journaux ? Ni sur le web ? Des travaux qui faute d’exister, ne peuvent donc avoir de répercussions pour les locataires et leurs clientèles désireuses de faire des affaires dans un cadre environnemental plus ou moins convenable ( La poussière et le bruit étant actuellement à la source de nombreuses plaintes envers la direction du centre ). Certes, le stationnement était bien plein, je l’ai vu sur une photo publiée dans un grand quotidien de Québec ! Il est toutefois amusant de remarquer que l’auteur de cettedite photo ne remarqua jamais que lorsque son appareil fit « clic », le stationnement de proximité était grandement limité de par le fait que la porte B du niveau 1 ainsi que l’ancienne porte extérieure du défunt « Target » étaient, toutes deux, encore condamnées. Tous ceux qui se stationnaient, autrefois, à ces deux sections étaient donc maintenant contraints de déplacer leur véhicule à une autre section, et rendant, de par le fait même, ces mêmes nouvelles sections un peu plus denses qu’autrefois.

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La vérité n’est pas toujours ce qu’elle semble être, et les quelques propos tenus au cours de nos deux dernières interventions auraient donc facilement pu être le fruit d’une quelconque plume bien aiguisée, car nombreux furent ceux qui eurent de semblables questionnements face à la présente couverture médiatique ayant entouré la modification des heures d’ouverture aux « Galeries de la Capitale », mais très peu le firent ! Pourquoi ? Par peur de perdre un éventuel généreux commanditaire ? Je ne le sais pas, mais j’aimerais toutefois rappeler les quelques extraits qui suivent à notre gent journalistique, car il y eut, dans notre petit compte, tellement d’efforts promotionnels qui furent déployés que c’est à se demander qui souhaitait réellement le plus une telle modification des heures d’ouverture aux « Galeries ». La clientèle des « Galeries » ou la direction des « Galeries » ?

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Mais avant tout, rappelons-nous qu’à partir du lundi 1er juin 2015, la direction des « Galeries de la Capitale » décida unilatéralement de concrètement modifier ses heures d’ouverture. De ce fait, un grand nombre de ressources fut aussitôt alloué à une campagne promotionnelle visant à encourager le magasinage en soirée. Publicité postale dans plus de 123 000 foyers ciblés, commandite de la météo au bulletin d’informations de début de soirée, placement radiophonique dans 5 stations de la vieille Capitale, publicité en région ( Saguenay et Trois-Rivières ) et affichage à divers endroits tels que l’aéroport international de Québec et certains abribus du RTC, etc.

Extraits du document « Droits et responsabilité de la presse » déjà diffusé par le Conseil de presse du Québec

Responsabilités de la presse :

Il est aussi de la responsabilité des entreprises de presse et des journalistes de se montrer prudents et attentifs aux tentatives de manipulation de l’information. Ils doivent faire preuve d’une extrême vigilance pour éviter de devenir, même à leur insu, les complices de personnes, de groupes ou d’instances qui ont intérêt à les exploiter pour imposer leurs idées ou encore pour orienter et influencer l’information au service de leurs intérêts propres, au détriment d’une information complète et impartiale … Cette responsabilité englobe l’ensemble de ce qu’ils publient ou diffusent : les informations journalistiques, la présentation et l’illustration de l’information, les commentaires et les informations provenant du public auxquels ils accordent espace et temps d’antenne, ainsi que les réclames et les annonces publicitaires.

Conflits d’intérêts :

Les entreprises de presse et les journalistes doivent éviter les conflits d’intérêts. Ils doivent, au surplus, éviter toute situation qui risque de les faire paraître en conflit d’intérêts, ou donner l’impression qu’ils ont partie liée avec des intérêts particuliers ou quelque pouvoir politique, financier ou autre … Il est essentiel que les principes éthiques en la matière, et que les règles de conduite professionnelle qui en découlent, soient respectés rigoureusement par les entreprises de presse et les journalistes dans l’exercice de leurs fonctions. Même si l’information transmise respecte les critères d’intégrité et d’impartialité, il importe de souligner que l’apparence de conflit d’intérêts s’avère aussi préjudiciable que les conflits d’intérêts réels.

Information et publicité :

Il relève de la prérogative de l’éditeur d’établir la politique d’un organe d’information en matière de publicité. Toutefois, en regard du rôle de la presse en matière d’information et en vertu du droit du public à l’information, les préoccupations commerciales et économiques qui peuvent présider au choix de la publicité publiée ou diffusée ne doivent en aucun cas influencer la politique rédactionnelle des organes d’information. Les médias doivent établir une distinction nette entre l’information et la publicité sur tous les plans : contenu, présentation, illustration. Tout manquement à cet égard est porteur de confusion auprès du public quant à la nature de l’information qu’il croit recevoir … Les médias et les journalistes doivent éviter de faire de la publicité déguisée ou indirecte dans leur traitement de l’information ou de se faire les publicistes ou les promoteurs de quelque cause, produit, activité, événement culturel ou sportif que ce soit. Les médias devraient être particulièrement vigilants en traitant les événements à caractère promotionnel qu’ils commanditent pour éviter toute confusion entre leurs activités commerciales et le traitement impartial de l’information.

Devoirs à l’égard de l’accès du public aux médias :

Les médias et les professionnels de l’information doivent encourager la libre circulation des idées et l’expression du plus grand nombre de points de vue, soit en publiant les lettres des lecteurs, des documents, des communiqués, des opinions, des études, des sondages ou des analyses, soit en réservant au public des périodes sur les ondes. De tels espaces ou temps d’antenne favorisent le débat démocratique et diversifient l’information.

En d’autres mots, les organes de presse doivent porter une attention particulière afin de ne pas devenir les porte-parole de qui que ce soit. Cette question est primordiale pour une démocratie, car imaginez le potentiel de persuasion d’une information biaisée, mais présentée comme étant « vrai » au sein d’un bulletin de nouvelles dit sérieux ? Dans de telles conditions, jusqu’où pourrait s’étendre, en période électorale, le pouvoir d’un parti politique disposant d’un financement occulte sans fin ? … Jusqu’où pourrait s’étendre, en période référendaire, le pouvoir d’une fédération disposant d’un financement occulte sans fin ( Note 5 ) ? … Jacques Parizeau n’est plus ! Dieu est son âme ( Note 6 ).

QuébecTribune Galeries de la Capitale 005

En attendant, regardez bien la photo précédente, et portez une attention particulière sur le fait que toutes les bannières commerciales du premier niveau ne pourront désormais plus être visibles du deuxième niveau suite aux actuelles rénovations. Si seulement il y avait une association de commerçants pour discuter « perte de visibilité » avec cette administration sans écoute, l’avenir semblerait peut-être moins gris pour la plupart des commerçants de ce centre.

Mr Le Contribuable

N.B. Pour tous ceux qui travaillent dans le monde merveilleux de la vente, il peut être extrêmement difficile d’avouer sa propre incapacité à contrôler son niveau de vente, et ce, même si cedit niveau est parfois sous l’influence directe de certaines contraintes extérieures à l’entreprise, car ce serait là, un apparent désaveu de sa propre équipe face à une équipe concurrente. Du coup, tous se regardent en démontrant une bien futile confiance en soi, car dans les faits, l’herbe n’est parfois pas plus verte chez le concurrent.

Note 1 : La lettre en question ne fut jamais publiée dans un grand quotidien, et ce, même si celle-ci semblait constituer une certaine unanimité autour de son contenu.

Note 2 : Le pseudonyme anglophone de « Robin Hood » signifie littéralement « Robin la Capuche » et non pas « Robin des Bois » tel que la grande ressemblance entre les mots « hood » et « wood » purent aisément le laisser croire au fil du temps. Toutefois, le mot « hood » pourrait tout autant provenir du mot « truand » en anglais. Lors de la première mention d’un « Robehod » dans un document judiciaire de 1228, nous apprenions que ledit homme serait mis en prison pour non-paiement d’une dette ou d’une amende. La majorité des autres références datèrent de la fin du XIIIième siècle, soit entre 1261 et 1300.

Note 3 : considéré comme étant le principal ennemi de Robin des bois, le shérif de Nottingham avait pour mission d’assurer la sécurité sur les routes commerciales dans la région de la forêt de Sherwood. Il pourchassait donc les brigands sur les terres du roi Richard tout en s’entourant, parfois, du seigneur Guy de Gisbourne ou du Prince Jean, mais ce n’est point pour lui que battra, en définitive, le petit cœur de la belle Marianne.

Note 4 : Aux premières heures de ce conflit qui ne connut jamais de véritable envol, Mr André Ouellet fut celui qui mit sur pied une campagne de contestation via une pétition contre l’ouverture des « Galeries de la Capitale » lors des lundis, mardis et mercredis en soirée. Toutefois, cette liste de signataires ne fut curieusement jamais publiquement remise à la direction du centre.

Note 5 : La Commission du juge John Gomery et celle du juge Bernard Grenier vinrent prouver qu’il y avait déjà eu du financement occulte au Québec, et ce, tant en période électorale qu’en période référendaire. Les derniers propos de l’ex-maire de Québec, Mr Jean Pelletier, ne vinrent que confirmer le tout lors de son dernier entretien avec le quotidien « Le Soleil ».

Note 6 : Jacques Parizeau fut, sans contredit, l’un de ceux qui donnèrent à chaque Québécois les véritables outils économiques ( La Société générale de financement en 1962 et la Caisse de dépôt et placement du Québec en 1965 ) leur permettant de réellement porter leur province vers une autonomie concrète ( Ne pas lire indépendance ). Malheureusement, celui-ci décéda le lundi 1er juin 2015 dernier. Il avait alors 84 ans.

Photo : Robin Hood : Men in Tights / Robin Hood / Mr Cary Elwes

Photo : Perspective / Galeries de la Capitale

Photo : Perspective / Galeries de la Capitale

Photo : Perspective / Galeries de la Capitale

Photo : Perspective / Galeries de la Capitale

Photo : Perspective / Galeries de la Capitale

Les « Galeries de la Capitale » ▪ Partie 1 : Une lettre …

Rappelons-nous qu’à partir du lundi 1er juin 2015, la direction des « Galeries de la Capitale » décida unilatéralement de devenir le tout premier centre commercial de la grande région de Québec à concrètement modifier ses heures d’ouverture dans le but d’être désormais plus accessible en soirée, et ce, plus particulièrement du lundi au mercredi. De ce fait, un grand nombre de ressources fut aussitôt alloué à une campagne promotionnelle visant à encourager le magasinage en soirée. Publicité postale dans plus de 123 000 foyers ciblés, commandite de la météo au bulletin d’informations de début de soirée, placement radiophonique dans 5 stations de la vieille Capitale, publicité en région ( Saguenay et Trois-Rivières ) et affichage à divers endroits tels que l’aéroport international de Québec et certains abribus du RTC, etc.

Toutefois, pareille opération ne fit apparemment pas l’affaire de tout le monde. Voici donc la copie d’une lettre ouverte circulant actuellement auprès de certains boutiquiers des « Galeries ». À vous d’en prendre connaissance et d’encourager la saine discussion pouvant naturellement découler d’un tel document.

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QuébecTribune Terminus du RTC 001

Lettre ouverte adressée à une administration sans écoute …

Deux fois plus de temps pour acheter, mais pas plus d’argent à dépenser !

Force est d’admettre que la nouvelle aire de restauration des « Galeries de la Capitale » est bien belle. Une fois les travaux terminés, c’est donc vêtu de tout nouveaux atours que ce centre commercial pourra enfin envisager l’avenir avec le plus grand des optimismes. L’investissement était loin d’être futile, car on n’avait déjà que trop tardé. En effet, certains commerçants avaient grande peine à fermer la porte de leur propre magasin tellement le sol s’était soulevé sous l’effet de la pyrite sise sous les dalles de leur plancher. Toutefois, même si le coût de pareils travaux s’annonce pharaonique, en a-t-on réellement mesuré tous les aléas ?

Je me souviens encore de ce premier matin où un mur avait été érigé. Comme toujours, nous savions que quelque chose se tramait, mais en connaissions nullement le comment du pourquoi. L’aire de restauration du premier niveau venait de disparaître ! En restait-il encore quelque chose ? Nous ne le savions pas ! Pourquoi nous aurait-on mis au courant ? Et ce fut à ce moment que les gens commencèrent à affluer dans un couloir cul-de-sac à la recherche d’un petit café ! L’opération avait pourtant été minutieusement préparée par de grands penseurs, mais la flèche devant pointer le « Tim Hortons » avait bien tristement été mise à l’envers, et les « Où est-ce qu’on est ? » commencèrent à être suivi par des « Hosties de magasin, on reviendra pu icitte ! ».

Les mois se suivirent, et furent à l’image de ce premier geste malhabile de la part d’une direction sans écoute et plutôt avare d’explications. Certes, il fallait agir, mais le petit peuple avait-il à comprendre ? Étant employé ou client, rien n’y fit, et nous apprenions, inexorablement, qu’une fois placé devant le fait accompli. Pendant que les employés du centre n’avaient d’autres choix que de demeurer captif, la clientèle ne vivait nullement les mêmes contraintes, et les chiffres de vente commencèrent à baisser malgré les efforts de tous et chacun.

Pour comprendre la situation qui prévaut actuellement aux « Galeries de la Capitale », il ne suffit que de tendre l’oreille. En ces temps de restrictions budgétaires et d’instabilités politiques ( L’économie peut être bonne tout en étant empreinte d’incertitude ), les clients éclairés se font de plus en plus de listes d’emplettes et ne passent aux luxes qu’après avoir comblé leurs besoins de bases. Malheureusement, contrairement à tous autres centres commerciaux d’Amérique, notre beau centre se positionna, au cours des derniers mois, comme étant le seul complexe à vocation commerciale ne pouvant plus répondre à de tels besoins. De ce fait, les clients migrèrent rapidement vers de nouvelles options telles que les « Promenades Beauport » afin de parfaire leurs emplettes de base, et du coup, c’est à pareils endroits que le fameux sac à main de prestige fut acheté. Notre clientèle fondit comme neige au soleil, et ceux qui évoluent au sein d’une grande chaîne purent rapidement quantifier ce phénomène migratoire d’une clientèle qui ne vivait apparemment pas seulement pour acquérir un sac à main de luxe. Dans pareille circonstance, comment penser que le simple fait de rester ouvert jusqu’à vingt et une heures pourrait changer quoi que ce soit dans nos chiffres d’affaires ?

C’est bien beau de vouloir vendre du rêve, mais les gens ont aussi parfois besoin d’un simple journal, d’un paquet de gomme, de billets d’autobus, d’une boîte de « Pablum », d’un sac de couches, de rouleaux d’essuie-tout, d’une bouteille de « Windex », d’une boîte de savon à linge, de sacs poubelles, d’une boîte de stylos « Paper Mate », d’une bouteille de vin, d’un flacon d’aspirine, de serviettes hygiéniques, de services postaux ( Retours de marchandises à ses fournisseurs ), de services bancaires ( Besoins commerciaux en monnaie ), etc. De tous ces besoins, il ne subsiste désormais plus rien dans ce beau centre commercial sans âmes, car, aux « Galeries », on veut vendre du rêve ! « … Nous avons une clientèle à desservir et nous avons le devoir de répondre à ses besoins … » prônait candidement un certain Mr Serge Rossignol dans le quotidien « Le Soleil » du mercredi 22 avril 2015 dernier ? Ah oui ?

Déjà, certains magasins préférèrent quitter les « Galeries » ( Endroit où ils n’avaient pas de concurrence ) pour aller s’installer à d’autres centres ( Endroit où ils avaient de la concurrence ) ! Pourquoi ? D’autres magasins, quant à eux, commencèrent à carrément penser fermer après avoir encore fait une grosse caisse que de quelques dollars pour une journée complète de travail passé à attendre une clientèle acheteuse qui ne venait plus ! Pourquoi ? Dans certaines bijouteries, comme ailleurs, le nombre d’heures de travail pouvant être allouées fut parfois coupé. Du coup, c’est une dame seule qui devra ouvrir et fermer une boutique qui, autrefois, devait toujours être simultanément opérée par deux personnes. C’est donc encore un profit espéré qui remplacera désormais la plus élémentaire des sécurités, car de toute façon, s’il devait y avoir un larcin, n’est-ce pas la dame que l’on blâmerait ?

Naturellement, les gens veulent travailler, et faire un lundi soir ne sera pas plus compliqué que de faire un jeudi soir, mais faudrait-il encore des clients pour rendre pareille opération rentable. Qui achètera deux grille-pain sous la simple raison qu’il dispose de plus de temps pour le faire ? Il faudra donc bien du courage de la part de tous ceux qui accepteront de travailler un lundi, un mardi ou un mercredi soir, car accepter un tel nouvel horaire représentera inexorablement la baisse de leur propre niveau de vente par heure de travail, et un cruel jugement d’inefficacité s’en suivra dans bien des cas. En définitive, l’objectif « 21 heures » représentera un peu plus de main-d’œuvre à payer, une bonne part de démotivation avec de nouveaux objectifs de vente impossible à atteindre ( Note 1 ), un loyer qui augmente ( Le Méga Parc devant aussi être opéré en soirée ! ), des prix qui augmentent ou une qualité qui baisse et éventuellement, une fermeture programmée, car la clientèle acheteuse ne sera pas plus à ce rendez-vous factice d’un lundi soir de juin, pendant le festival d’été, que pendant celui d’un premier lundi soir de décembre. Après tout, la réalité d’un « Wallmart » ou d’un « Homesens » n’est-elle pas bien différente de la nôtre, car quel petit boutiquier des « Galeries » a actuellement besoin d’une douzième caisse, en tout temps, afin de pouvoir répondre adéquatement à sa clientèle ?

Après les manèges gratuits, l’Internet gratuit et les emplettes remboursées, nous finirons bien par constater que ce fameux rendez-vous n’était qu’illusion, et qu’un budget publicitaire adéquat doit, afin d’être optimal, cibler l’augmentation de sa part de marché en acquérant de nouveaux clients plutôt que de cibler une stabilisation de sa part actuelle en modifiant simplement les habitudes de consommation de sa propre clientèle déjà existante sauf s’il y avait, auparavant, un phénomène d’embouteillage auprès des boutiques des « Galeries », notamment lors des jeudis et des vendredis soir ! Était-ce le cas ? Je ne le pense pas ! Il est vrai que certains, désireux de magasiner en paix, préféreront, sans doute, un mardi soir à un vendredi soir, mais que ferons-nous lorsque tous auront eu le même raisonnement et qu’il n’y aura désormais plus assez de clientèle dans tous ces grands couloirs neufs afin de justifier des jeudis et des vendredis encore ouverts en soirée ? Prendrons-nous, alors, la décision éclairée de fermer à 17 H 30 plutôt que de fermer au traditionnel 21 H 00 ! Déjà, quelques boutiques furent contraintes de déguiser certains de leurs vendeurs du vendredi en vendeurs du mardi, mais l’opération est-elle vraiment une réussite pour autant ? Vendre une marchandise à un prix réduit afin de convaincre un client du midi de plutôt venir magasiner en soirée lorsque celui-ci paiera, en fin de compte, avec une carte reçue en cadeau d’Oxford ( 10 $, 20 $, 50 $ et même 100 $ reçu par la poste ou sur place ( Note 2 ) ), ce n’est pas du commerce, mais de l’humour, voir du cynisme, car qui devra éventuellement payer ces fameuses cartes-cadeau si ce n’est l’ensemble des locataires ? Triste constat, pendant que Mr Rossignol rêvait de blanc bonnet plutôt que de bonnet blanc, les locataires ne rêvaient-ils pas simplement de vendre un deuxième bonnet afin de pouvoir dignement encore payer leur loyer, leurs fournisseurs, leurs employés, ainsi que leur retour sur investissement ?

Nous aurions bien aimé pouvoir juger du professionnalisme mis en œuvre lors de la conception du questionnaire ayant mené les « Galeries de la Capitale » à la conclusion que l’ouverture en soirée des débuts de semaine mousserait les ventes de tous et chacun ? Nous aurions tout autant aimé pouvoir juger de la pertinence des analyses ayant découlé de pareille enquête ( Note 3 ), mais tout cela nous fut refusé ? Comme toujours ! Ce ne sera malheureusement pas la première fois qu’un grand penseur s’exprimera au nom de tous les Québécois ! Mais j’y songe, se pourrait-il que ces mêmes clients aient pu avoir une préférence marquée pour l’obtention d’un service de qualité plutôt que pour l’obtention d’une plus grande accessibilité ? Pour moi, le choix aurait été fort simple ! Je préférerai toujours me faire répondre par un conseiller d’expérience en après-midi plutôt que par un « Chsais-pas » en fin de soirée, car on ne s’achète pas un nouveau téléviseur avec la même désinvolture dont on fait preuve lors de l’achat d’un simple Big Mac !

Ce matin, il y avait un mur devant mon commerce ! Érigé pendant la nuit, je fus donc obligé de chercher un accès que mon client ne cherchera peut-être pas autant ! Pareille situation est d’autant plus navrante que le kiosque d’informations disparut en même temps ! Décidément, mon client me retrouvera-t-il même si celui-ci dispose désormais de trois soirées de plus ?

Sans équivoque, force est d’admettre que les « Galeries de la Capitale » seront éventuellement bien belles. Un design contemporain, des banquettes en vrai cuir, mais serais-je seulement encore là pour m’y promener. Décidément, Mr Rossignol me donne réellement mal à la tête ! Si seulement j’avais encore un endroit pour m’acheter de l’aspirine !

Un groupe de commerçants bien incompris …

Note 1 : Plutôt que de se battre, plusieurs commerçants eurent la pensée magique de simplement augmenter les objectifs de leurs vendeurs, mais le milieu des affaires oublie trop souvent qu’avant de responsabiliser un employé pour un manque de performance, celui-ci doit avoir reçu, au préalable, une certaine part de pouvoir de son employeur. Ainsi, un directeur de magasin qui ne contrôlerait absolument rien ne devrait jamais être blâmé par son superviseur pour une diminution des ventes, car toutes les décisions ayant pu avoir une incidence sur cesdites ventes auraient été prises, en réalité, par ce même superviseur. En d’autres mots, un employé ne doit être tenu responsable que de ce qu’il peut contrôler.

Note 2 : Le jeudi 30 juillet 2015, il nous sembla bien curieux d’apprendre que la personne qui avait été mise en charge par Oxford afin de remettre des cartes-cadeaux à la clientèle de soirée s’avouait aussi être la responsable d’un magasin, soit un îlot, qui performait supposément fort bien suite à la présente initiative du 21 H 00 des lundis, mardis et mercredis soir. C’est à se demander ce qui avait pu pousser une telle personne à avoir accepté un tel emploi à temps partiel, car pendant que celle-ci se promenait avec une mascotte afin de remettre de petites cartes-cadeaux, son magasin était supposément bien plein ? De plus, les commerçants, œuvrant naturellement dans ce monde de haute concurrence qu’est un centre commercial, seraient en droit de s’interroger sur la neutralité de pareille opération promotionnelle.

Note 3 : L’ensemble de tous les centres commerciaux du Canada, actuellement géré par « Oxford », ayant pris simultanément le même tournant vers des changements d’horaire en début de semaine, il est à se demander si l’actuelle décision prise par « Oxford » dépendit-elle réellement de la volonté de la clientèle de Québec ou celle-ci ne dépendit-elle pas plutôt de la volonté de la clientèle d’une autre ville dans une autre province ?

Photo : Perspective / Terminus du RTC

Terrorisme de gauche ▪ Épilogue : L’art de prôner la tolérance en créant l’intolérance …

Aujourd’hui, l’Américain moyen semble toujours penser que l’homme des cavernes partageait son propre territoire avec les dinosaures, mais dans les faits, la science eut tôt fait de démontrer tout le contraire. En effet, même si nos terribles reptiles régnèrent réellement sur terre pendant plus de 140 millions d’années, ceux-ci n’eurent jamais la chance de grignoter le moindre hominidé, car à cette époque, nous n’existions tout simplement pas encore ! Lorsque les dinosaures disparurent ( Il y a environ 66,4 millions d’années ) suite à une impromptue collision entre un météorite de forte taille et notre planète bleue, l’ancêtre commun à tous les mammifères placentaires ( À cette époque, il y avait deux autres embranchements de mammifères, soit celle des marsupiaux et celle des monotrèmes ! ) s’apprêtait un peu plus à prendre l’apparence d’un simple petit rongeur insectivore de 200 Gr que de communément prendre l’apparence d’un populaire « Fred Flintstone ».

Ce n’est qu’il y a six millions d’années qu’un certain embranchement des mammifères placentaires se scinda en deux, l’un étant appelé à aboutir vers le singe et l’autre vers l’homme. Nous ne descendons donc pas plus du singe que lui de nous, mais singes et hommes descendent tous deux d’un ancêtre commun.

Il y a deux millions d’années, l’homme commença à développer l’outil, et la posture debout s’en suivit irrémédiablement. Le nez devint un peu plus proéminent, le symbolisme fit son apparition, et la prémisse de l’homme était née. Nous étions alors 200 000 ans avant la naissance d’un fils de charpentier appelé à devenir le rédempteur de tous les hommes.

À l’époque, la végétation abritait un grand nombre de variétés d’hominidés un peu comme nous pourrions dire qu’il y a, aujourd’hui, plus qu’une seule variété de singe dans nos jungles ( Voir : Note 1 ). Nous étions alors environ un million d’individus répartis sur un territoire allant de l’Afrique à ce qui deviendrait le « Grand Empire du milieu » en passant par l’Europe du Nord, et c’est là que survint une extinction massive qui changea radicalement l’avenir de l’homme ( Voir : Note 2 ) !

Suite à l’étude du code génétique inscrit dans nos mitochondries héritées de nos mères, les professeurs Lynn Jorde et Henry Harpending de l’Université de l’Utah parvinrent, en 1990, à conclure que nous devions tous descendre d’un même petit groupe d’individus ayant subsisté il y a 75 000 ans. De plus, le professeur Gregory Zielinski de l’Université du Maine découvrit, en 1993, une impressionnante concentration de sulfate dans une petite couche de glace trouvée en Arctique datant aussi de 75 000 ans. Corrélation parfaite, L’homme avait dû être mené au bord de l’extinction par la faute d’une colossale éruption volcanique, et ce fut l’anthropologue américain Stanley Ambrose de l’Université de l’Illinois qui y pensa le premier en 1998.

Déjà en 1949, le géologue néerlandais Reinout Willem Van Bemmelen de l’Université d’Utrecht nous avait fait remarquer, dans son ouvrage « The geology of Indonesia », que le lac Toba ( Voir : Note 3 ) situé sur l’île indonésienne de Sumatra n’était, en réalité, rien de moins qu’un lac volcanique de grande importance ( Région sous l’influence tectonique ayant engendré le célèbre tsunami du 26 décembre 2004 suite à un séisme de magnitude 9 sur l’échelle de Richter ). En effet, la colossale éruption ayant été à l’origine d’un pareil phénomène, il y a 75 000 ans, avait du avoir des répercussions planétaires, car elle avait, selon les estimations, rejeté cent fois plus de dioxyde de souffre dans l’atmosphère que les 20 millions de tonnes rejetées le 7 juin 1991 par le volcan Pinatubo aux Philippines. Même à plus de 2 500 km, les scientifiques parvinrent à trouver une couche de cendre de 35 cm d’épaisseur sur le plancher océanique. Avec une force trois mille fois supérieure à celle du volcan Ste-Hélène dont l’éruption eut lieu aux États-Unis le 18 mai 1980, l’éruption du lac Toba n’eut d’autres choix que de constituer un événement de première importance dans l’histoire de l’homme.

Ce qui rendit cette catastrophe aussi colossale est le fait que la chambre magmatique sous-jacente à l’île devait contenir un magma d’une viscosité particulièrement élevé, ce qui avait encore plus tendance à garder emprisonner les gaz d’où la violence de l’explosion qui découla d’un éventuel glissement tectonique. Ce fut donc plus de 2 milliards de tonnes d’acide sulfurique qui vinrent contaminer la planète en l’espace de quelques semaines. L’air et l’eau devinrent toxiques, les terres devinrent stériles, la déforestation rendit les terres instables et une épaisse couche nuageuse fit abaisser la température de 15° C dans les régions tempérées tout en bloquant 90 % de la lumière permettant la photosynthèse. Notre ancêtre « chasseur / cueilleur » n’avait désormais plus de cousins, il était désormais seul sur sa branche de l’évolution, car l’humanité venait de passer de 1 million d’individus à seulement quelques milliers. Nous étions désormais tous égaux devant dieux, car la race humaine venait de perdre irrémédiablement la majeure partie de son patrimoine génétique.

Les diverses ressemblances observées lors de l’étude de l’évolution des connaissances, des croyances et du langage nous portent à croire que les différentes cultures qui tapissent actuellement notre monde seraient tous issues d’une seule et même culture originelle. Suite à l’éruption, seul un petit groupe d’individus aurait survécu, ceux-ci se seraient reproduits, et auraient donc recommencé à migrer afin de constituer les sept milliards d’hominidés que constitue l’humanité d’aujourd’hui.

La catastrophe de Toba eut donc des répercussions majeures sur l’évolution de l’homme, car elle constitua un « Goulot d’étranglement génétique ». C’est-à-dire que suite à une extinction de masse, la majorité des espèces communes à une même lignée évolutive disparaît afin de ne laisser qu’une population génétiquement très similaire. De ce fait, les hommes modernes sont donc tous génétiquement fort similaire, et ce, malgré quelques variances esthétiques ( Couleurs de peau ) dues à la grande diversité géographique de nos milieux de vie respectifs. À cet effet, même si ceux qui choisirent « chaleur et terre aride » durent prendre une teinte de peau plus foncée et que ceux qui optèrent pour « froid et terre humide » durent adopter une teinte de peau plus blanche, dans les faits, il existera toujours une plus grande diversité génétique entre trois hommes d’une même tribu d’Afrique orientale ( Esthétiquement très similaire ) qu’entre un chirurgien blanc de Los Angeles, un comptable noir de Québec et un restaurateur asiatique de Paris. Pareil phénomène étant uniquement dû au fait que nos trois hommes similaires issus d’une même petite tribu sont plus près de l’épicentre génétique qui aboutit à l’humanité d’aujourd’hui que les trois autres hommes à l’aspect pourtant si distinctif.

Est-ce que des différences raciales purent réellement être observées lors de l’étude de « la capacité moyenne des hommes à savoir s’adapter à la modernité » ? La réponse est oui ! Est-ce que ces différences ne peuvent être expliquées que par un processus de « sélection artificielle » dû à l’esclavagisme tel que décrit par le Docteur Pierre Mailloux ? Je ne le pense pas, et ce, tout en avouant bien humblement ne pas être, tout comme Mr Pierre Mailloux, un grand « généticien » de renom !

Notre cerveau est ce que nous en faisons et ce sont nos parents qui en posent les premières briques en nous éveillant sur le monde. Je ne pense donc pas qu’il puisse exister une telle variance de « capacité d’adaptabilité à la modernité » simplement inscrite dans notre génome, car je crois plutôt que pareille variance dans le QI de certains hommes est seulement le fruit d’un traumatisme ethnique intergénérationnel. Le mal laisse des traces, les plaies guérissent, mais le souvenir de la cruauté des hommes envers autrui demeure longtemps dans l’esprit des peuples. Même si nous devions tous avoir sensiblement le même potentiel d’émancipation dès notre naissance ( Chose que je crois ! ), l’effet papillon ne se fait pas sentir que dans l’espace, mais aussi dans le temps.

Actuellement, il n’y a donc que 0,1 % de différence génétique entre les sept milliards d’êtres humains résidents sur Terre. Des différences du domaine de l’esthétisme plutôt qu’autre chose, car même si certains sont blancs et que d’autres sont noirs, nous ne sommes pas cousins pour autant, car nous sommes tous bel et bien frères à la grande table de la vie.

Mr Le Contribuable

N.B. À l’époque médiévale, l’un des volcans voisins du Toba affligea, luis aussi, de bien lourdes pertes à l’humanité dans des circonstances similaires. En effet, le Samalas, trônant sur l’île Lombok, décida en 1257 d’expulser, tout comme le Toba, tout le magma de sa chambre magmatique sous jacente. Le premier hiver qui s’en suivit fut des plus cléments pour ne pas dire pratiquement inexistant. De tout l’hiver, il n’y eut que deux jours de gel, et la floraison se fit pratiquement sans arrêt au cours de l’année, mais l’hiver volcanique tramait déjà de tristes répercussions pour notre espèce. L’été suivant, les moissons furent abattues de pluie et d’humidité, les récoltes catastrophiques, les semences pourrirent dans les greniers par la faute de l’humidité, et la peste arriva sans crier gare. Nous étions à l’aube de cette mini ère glacière qui frappa l’humanité où nourriture se fit rare au point d’inspirer un compte basé sur la présence d’une maison de pain d’épice au fond des bois. « Hansel et Gretel » expliqueraient désormais la cruauté de la vie aux enfants, mais nous ne savons toujours pas ce qui pourrait expliquer les crises de 1268, 1275 et 1284.

Note 1 : Rappelons qu’une « espèce » est l’ensemble d’une population d’individus capable de se reproduire entre eux. À partir du moment où certains de ceux-ci, même si étant d’apparence très proche, ne parviennent plus à concevoir de descendants susceptibles d’être féconds, on dit qu’ils appartiennent à deux espèces différentes. De ce fait, un chameau ne peut se reproduire avec une jument, car ils sont génétiquement trop éloignés l’un de l’autre. Par contre, un cheval peut se reproduire avec une ânesse, car ils sont génétiquement relativement assez proches, mais le mulet qui en résulte étant inévitablement stérile, nous sommes donc encore en présence de deux espèces distinctes. Pour l’homme, il n’y a plus qu’une seule espèce sur Terre, car étant tous issus du même petit groupe d’hominidés, nous sommes donc tous génétiquement plus similaires qu’il n’y parait a priori. Un homme noir peut donc aisément se reproduire avec une femme blanche et engendrer des enfants mulâtres qui pourront, eux aussi, fort bien se reproduire à leur tour en partageant leur bagage génétique respectif.

Note 2 : Au cours des millénaires, cinq grandes extinctions des masses furent inscrites sur la grande ardoise de l’histoire de la vie sur Terre, et l’extinction qui signa la fin des dinosaures ne fut nullement la plus meurtrière. Quant à la catastrophe de Toba, elle n’apparaît même pas sur cette célèbre liste, mais la violence de l’évènement devrait quand même avoir été suffisante pour imposer une certaine humilité aux hommes cherchant encore leur réelle place dans l’univers. L’équilibre de la vie est souvent précaire ! En effet, lorsqu’une espèce est endémique, elle devient des plus sensible aux affres de la vie, car lors d’un quelconque bouleversement environnemental, la simple survie d’un seul individu des deux sexes ne suffit nullement pour qu’il y ait survie de l’espèce en question. En effet, en dessous d’un certain seuil critique, voir d’un certain nombre d’individus, une population commence à souffrir d’un phénomène dit d’appauvrissement génétique qui fait en sorte que chaque génération s’avérera génétiquement plus pauvre que la préçédente, ce qui mène inexorablement ladite espèce vers une extinction assurée à plus ou moins court terme. Heureusement pour nous, ce seuil ne fut jamais atteint suite à l’explosion du Toba.

Note 3 : Le Toba est un volcan en sommeil dont la dernière éruption fut à l’origine de la création du lac Toba ( Se dit « Danau Toba » en indonésien ), soit la plus grande caldeira résurgente répertoriée de la planète ( Voir : Note 4 ). Situé au beau milieu de la province du « Sumatra du Nord » à plus de 905 mètres d’altitude, ce lac est d’une dimension de 100 kilomètres de long par 30 de large, et sa profondeur maximale atteint, quant à elle, plus de 500 mètres ( Visiter un site complémentaire | Wikimapia ).

Note 4 : Une caldeira est le résultat de l’effondrement de la chambre magmatique située sous un volcan, partiellement ou totalement vidée de son magma suite à une éruption.

Photo : The Flintstones / Fred Flintstone

Terrorisme de gauche ▪ Partie 3 : L’art de prôner la tolérance en créant l’intolérance …

Aujourd’hui, la poussière est retombée, les biens pensants de ce monde se sont remis à respirer par le nez, mais que pense-t-on réellement du Docteur Pierre Mailloux ? Est-il toujours étiqueté de « sale raciste » dans notre esprit collectif ? La science a pourtant parlé, une étude existe réellement, celle-ci fut conduite d’une façon scientifiquement irréprochable, et les résultats en ayant découlé sont désormais mondialement reconnus par toute l’élite médicale concernée. Naturellement, si cela n’avait été d’une certaine couverture cherchant à diaboliser plutôt qu’à expliquer et sciemment perpétrée par nos extrémistes de gauches ( Ici, je ne parle pas forcément que de l’équipe de « Tout le monde en parle » ! ), la question ne se serait même pas posée ! Lesdits résultats auraient sans doute, quant à eux, tout aussi passé inaperçu que cette fameuse émission de vulgarisation scientifique que fût ce « Docu-D » diffusé certain jeudi 10 février 2011 sur « Canal D ».

Au cours du contre-interrogatoire mené par Mr Max Stanley Bazin, avocat du Docteur Pierre Mailloux, nous avons pu avoir confirmation qu’il existait bel et bien des différences entre les résultats moyens des blancs et ceux des noirs lors de tests cognitifs.

En effet, le docteur Chantale Jeanrie ( Voir : Note 1 ) est venu expliquer à la cour que les résultats moyens obtenus par des blancs se situeraient toujours, à quelques exceptions près, environ 15 points au-dessus des résultats moyens obtenus par des noirs, c’est-à-dire la valeur d’un écart-type, et ce, quel que soit le test utilisé ou le contexte d’administration utilisé. Selon le barème de Cohen, de telles différences doivent être qualifiées d’importantes.

Ces faits étant connus, cette partie des affirmations de Mr Mailloux ne peut donc plus être considérée comme étant erronée.

Quotidiennement, ce ne sont que de simples petits mots qui parviennent à insuffler le germe du changement en soulevant la foule jusqu’à l’émancipation d’un peuple, mais ce ne sont aussi que de petits mots qui servent désormais ceux qui veulent faire taire. On l’oublie trop souvent, mais une simple accusation de racisme est tout aussi facile à instaurer que ces effets sont difficiles à inhiber. De telles accusations ou suppositions sont donc bien loin d’être banales ( Visionner l’entrevue | Les francs-tireurs ) ! Que voilà donc un outil de prédilection pour nos apôtres de la pensée pacifiste qui prônent paix et compassion tout en faisant un usage outrancier d’une violence verbale sans aucune mesure envers autrui. Désormais, on ne détruit plus par la violence, car il ne nous suffit plus que de créer une image méprisante fictive médiatiquement forte et le tour est joué pour mettre à genoux l’ennemi tout en primant dans les cotes d’écoute. Pourtant, ce n’est pas parce que nous sommes indignés que nous sommes impérativement « violents » pour autant et ce n’est pas plus parce que nous utilisons l’expression « homme noir » que nous sommes impérativement « racistes » pour autant. Dans de telles conditions, nous n’avons plus d’autres choix que de commencer à dire « Non, c’est assez, car il n’est pas plus acceptable que nous endurions de fausses accusations de racisme que pour d’autres d’accepter d’être victime de discrimination raciale ! », car le racisme apparaît lorsque nous hiérarchisons les êtres humains selon leur couleur de peau, selon leur schéma de pensés, etc.

Avec mes deux interventions précédentes, vous avez, sans doute, été porté à penser que j’appuyais l’entièreté des propos du Doc Mailloux, mais cela n’est pas tout à fait le cas, car si je réprouve la campagne médiatique que dut subir Mr Mailloux, car si preuve est faite que l’étude en cause est scientifiquement inattaquable, la cause de l’obtention de tels résultats devient, quant à elle, un peu moins évidente à trouver que semble le croire notre controversé petit barbu. Dans les faits, il n’y eut absolument pas de partialité scientifique, mais il n’en demeure pas moins que le monde qui nous entoure n’est absolument pas toujours rose ! …

L’énoncé du célèbre psychiatre interprétait donc l’obtention de pareils résultats comme ne pouvant être que le résultat d’une « sélection artificielle », soit le fruit de l’esclavagisme autrefois perpétré par les sudistes américains. Selon cette théorie, les esclaves ayant eus un QI supérieur à la moyenne se seraient naturellement fait tuer en tentant de fuir le joug de leurs oppresseurs, et cela aurait donc eu pour conséquence de génétiquement affaiblir le QI moyen de la population d’esclaves survivants. Toutefois, le QI n’est pas représentatif du degré d’intelligence d’un individu, mais plutôt représentatif de sa capacité à savoir s’adapter à la modernité, et dans le cas qui nous préoccupe, je me demande si ceux qui avaient la plus grande capacité d’adaptation furent ceux qui s’échappèrent ou ceux qui ne le firent pas. En d’autres mots, le détenteur d’un QI élevé sera-t-il porté à faire fonctionner ses méninges pour parvenir à s’échapper tout en sachant qu’il se fera immanquablement abattre dans la plantation de coton voisine ?

Si nous prenons l’exemple du phalène du bouleau, papillon de nuit résidant au Royaume-Uni et constituant l’un des exemples types de tout bon cours de biologie, l’intellect ne fut nullement l’ultime explication à leur évolution. En effet, pendant que le « Carbonaria » à ailes noires tachetées de blanc était vite repérable sur l’écorce pâle des arbres, les prédateurs avaient un peu plus de difficultés à repérer les « Typica » à ailes blanches tachetées de noir reposant au même endroit. Toutefois, la venue de l’air industriel du début du 19ième siècle fit remarquer un processus de « mélanisme industriel » à un certain Mr Bernard Kettlewell. Modernité oblige, les usines au charbon avaient désormais l’habitude de rendre l’écorce des arbres bien plus foncée et l’air du « Typica » fut remplacé par celle du proche cousin « Carbonaria ». Dans ce cas, ce ne sont pas forcément les plus intelligents qui survécurent au changement, mais bel et bien les moins physiquement visibles aux yeux des prédateurs. Le mot évolution est largement assimilé, à tort, à un concept d’amélioration, mais il devrait plutôt être assimilé à un concept d’adaptation aux nouveaux impératifs d’un environnement bien précis. L’homme noir d’Amérique n’eut donc d’autres choix que d’évoluer en s’adaptant à son nouveau milieu.

En fin de compte, notre niveau de QI serait-il un acquis génétique qui pourrait racialement ( Ne pas lire « racistement » ) permettre la hiérarchisation des hommes ou serait-il, plutôt, une simple capacité donnée à tous dès la naissance dans l’espoir que le milieu intellectuel de l’enfant saura être stimulations intellectuelles appropriées ( Voir : Note 2 ). En d’autres mots, un enfant s’adapte aux changements, car il a simplement hérité de cette capacité de ses deux parents ou parce que les deux parents en question ont su éveiller leur progéniture sur le monde qui entoure celui-ci. Ne pensant pas que quelques générations soient suffisantes afin de modifier de façon perceptible ces fondements de l’esprit humain que la nature prit des milliers d’années à instaurer, je pencherais donc personnellement pour la seconde option.

Selon les tests internationaux du « Program for International Student Assessment », les jaunes y auraient encore et toujours mieux performé que toutes autres couleurs de peau. Est-ce une question de bagage génétique ? Je ne le sais pas, mais je sais que si un environnement de travail malheureusement trop souvent discriminant peut faire rapidement comprendre à un homme et à une femme qu’il aurait mieux valu d’être blanc pour statistiquement réussir en terre blanche d’Amérique, il deviendra, dès lors, un peu plus difficile pour ceux-ci de sainement encourager leur jeune fils à devenir un peu moins fataliste face à la vie. L’étude en question ne fut donc pas raciste, mais le racisme des blancs envers les noirs explique peut-être ces controversés résultats d’une façon un peu plus insidieuse que ce qui fut si candidement expliqué par le Doc Mailloux, car ce n’est peut-être pas en tuant les esclaves qui tentaient de s’échapper que l’homme blanc interféra sur le cours normal de l’évolution, mais peut-être simplement en enchaînant ceux qui survécurent. Tuant, de par le fait même, l’espoir en un meilleur lendemain. Créant, de par le fait même, un environnement plus propice à l’acceptation d’une inéluctable fatalité qu’à une saine observation du monde. Une explication du domaine de l’évolution personnelle plutôt que du domaine de l’évolution des espèces, car après tout, que nous ayons les ailes noires tachetées de blanc ou blanches tachetées de noir, ne sommes-nous pas tous exactement sur la même branche dans le grand arbre de l’évolution ?

Mr Le Contribuable

N.B. L’avancement de la science ne peut se faire, dans bon nombre de cas, que par la mise sur pied d’études raciales ( Ne pas lire « raciste » ), car lorsqu’un scientifique cherche la cause du cancer de la prostate, par exemple, et ne peut trouver de relation causale, il doit impérativement se mettre à tenter d’identifier un patient type. Dès lors, si les jaunes sont moins atteints que les blancs, on pourra aussitôt s’interroger sur l’impact de l’environnement de ces derniers afin de tenter de trouver une cause probante. Une alimentation riche en poisson, voire riche en iode, serait-elle suffisante afin de diminuer le risque de souffrir éventuellement d’un tel cancer ? Désormais, la présence d’étude raciale devient donc un impératif à la compréhension, et nous n’aurons d’autre choix que de nous y adapter tôt ou tard, car tel est notre nouvel environnement scientifique.

Note 1 : Mme Chantale Jeanrie avait comme mandat d’établir la justesse des deux motifs de plaintes formulés par le syndic adjoint du Collège des médecins contre le docteur Pierre Mailloux, soit d’avoir intempestivement véhiculé le message selon lequel le quotient intellectuel moyen des Noirs était inférieur à celui des Blancs et d’avoir faussement affirmé qu’il y avait des études non publiées soutenant ses propos, lors de son passage à l’émission « Tout le monde en parle ».

Note 2 : Après avoir analysé la croissance de plus de 13 000 enfants de Grande-Bretagne, Mr David Lawson et Mme Ruth Mace, de la University College de Londres, sont parvenus à mettre une bien curieuse corrélation entre le rang d’un enfant parmi ses frères et sa taille. En effet, nous semblerions être portés à accorder de moins en moins de temps à notre progéniture, et ce, au gré des nouvelles naissances dans la petite famille. De ce fait, notre premier enfant serait, en moyenne, 1,35 cm plus grand que notre second enfant, 1,74 cm plus grand que notre troisième, et ainsi de suite. Pareille attitude semblant être immuable quel que soit le contexte socio-économique. De la même façon, il semblerait que tout bon parent soit de moins en moins porté à surveiller l’alimentation de leur progéniture au gré des naissances, ce qui pourrait, en partie, expliquer l’écart de tous et chacun dans leur développement physique. Mr Lawson et Mme Mace démontrèrent aussi que les parents accorderaient quotidiennement plus de temps à leur premier enfant qu’à leur dernier, et plus de temps à leurs garçons qu’à leurs filles. Un temps qui pourrait s’avérer des plus salutaire lors du développement intellectuel de leur progéniture. De ce fait, le simple fait d’avoir deux frères plus âgés pour un enfant de huit ans serait associé, en moyenne, à un déficit de 2,68 points de son Q.I.. Phénomène qui serait porté à entièrement disparaître dans le cas où les deux frères seraient remplacés par deux sœurs plus âgées. Comme quoi, nous agissons encore selon nos préjugés, et que notre Q.I. n’est pas aussi inné qu’il n’y paraît. Voir le texte complet dans le numéro 1150 de « Science & vie » datant de juillet 2013.

Photo : Mr Charles Darwin

Terrorisme de gauche ▪ Partie 2 : L’art de prôner la tolérance en créant l’intolérance …

Loin de moi, l’intention d’avoir autant de considérations envers toutes les paroles du Docteur Pierre Mailloux que pourrait en avoir certains individus envers les saintes paroles de leur propre chef spirituel ( Voir : Note 1 ) ! Toutefois, force est d‘admettre que les histoires de vierges et d’orphelins font vendre. Une citation à l’allure douteuse étant amplement suffisante pour booster l’audimat, et l’affaire sera « Ketchup » ! Est-ce pareil événement qui se produisit lors du « Tout le monde en parle » de septembre 2005 ? Je ne saurais trop le dire, mais je sais, par contre, qu’il n’était éthiquement pas acceptable de confondre son propre invité sur pareil sujet sans avoir, au préalable, jugé bon de préparer un auditoire scientifiquement inculte face à de pareilles déclarations. Des propos qui furent bien moins écarlates qu’ils n’y parurent, mais le diable ne réside-t-il pas dans les détails ? En fin de compte, personne n’y comprit quoi que ce soit et tout le monde fut donc offensé, mais ne fallait-il pas abattre Ben Landen et n’est-ce pas ce qui fut fait ?

Comme à l’époque des grandes croisades, il ne suffisait que d’un bon croyant s’écriant « Cet homme est un hérétique ! » pour que le village tout entier sorte aussitôt fourches et serpes. Malgré notre bonté d’âme, nous n’hésitons que rarement à lapider sous l’effet de nos émotions. Notre humanité n’est qu’un vernis bien mince ! Comme je l’ai déjà dit sur le présent blogue, c’est comme s’il existait une liste noire d’homme et de femmes dont il était permis de se moquer. Sous prétexte de propos trop colorés par rapport à la majorité, tout devient permis. Dès lors, notre injuste épée se met à combattre l’injustice tout en omettant de penser, car dans les faits, fort peu ont réellement le courage de s’opposer seul à la majorité. De ce fait, on oublie rapidement qu’une Pier Béland avait tout autant le droit de présenter ses spectacles dans nos bulletins culturels qu’une Céline Dion, on oublie rapidement qu’un André Arthur avait tout autant été un digne protagoniste d’Opération Nez rouge qu’un Jean-Marie De Koninck, et on oublie tout aussi rapidement que le Doc Mailloux perdit une jambe en tentant d’aider son prochain. Entre vous et moi, avez-vous réellement sourcillé lorsque j’ai vulgairement décrit l’arrivée de Mr Mailloux sur le plateau de L’émission « Tout le monde en parle », dans l’intervention précédente « Terrorisme de gauche ▪ Partie 1 : L’art de prôner la tolérance en créant l’intolérance … », comme n’étant qu’un « Oussama Ben Laden de la psychiatrie québécoise, soit l’infâme Docteur Pierre Mailloux, qui finit par arriver fièrement tout en clopinant, comme à l’accoutumée. ». N’auriez-vous pas eu plus d’intolérance envers ce lexical petit dérapage s’il eût s’agit d’un invité plus facilement « victimisable » qu’un vieil homme à barbe semblant tout droit sorti des bois.

Au cours de l’enregistrement de l’émission « Tout le monde en parle » du jeudi 22 septembre 2005, Mlle Mitsou Gélinas déclara : « Ils ont-tu fait des études sur les petits barbus à une patte ».

Pareille intervention me semble encore bien mesquine lorsque l’on sait que Mr Mailloux perdit une jambe en ayant noblement tenté de venir en aide à son prochain sur une autoroute isolée. Mr Mailloux n’était donc pas plus en état d’ébriété lors de son accident que porte-parole bien rémunéré d’une quelconque œuvre caritative lors de sa participation à la populaire émission de la SRC.

Dans notre petit monde d’illusions, il existe des clous sur lesquels il est permis de frapper, des gens que l’on peut varloper à chaque bulletin, des gens qui n’ont pas droit au principe d’innocence, des gens pour qui les droits constitutionnels n’existent plus. On peut bien reprocher des choses au Doc Mailloux, mais peut-on réellement prétendre à meilleurs sentiments tout en se permettant une moquerie envers son handicap physique ? « Ils ont-tu fait des études sur les petits barbus à une patte » … C’est ainsi que les premières paroles réellement discriminantes avaient été émises.

Ce qui fut le plus triste, c’est ce qui s’en suivit, car en fin de compte, il y eut bien victimes faites au champ d’honneur lors de cette bien triste mésaventure télévisuelle québécoise. Devant tant de demi-vérités, nous aurions tellement dû prendre le temps. Le temps de penser avant de conseiller, pour ne pas dire d’ordonner, à Mr Philippe Fehmiu de lancer un véritable ultimatum à son employeur, Mr Luc Doyon, s’il lui restait encore une parcelle de fierté personnelle. Ne semblant trop savoir pourquoi, mais sans doute fort désireux de préserver son image d’homme fier ( Comme nous tous l’aurions été ! ), ledit animateur suivi les conseils de la majorité et en paya le prix. Si tous n’eurent que fort peu de retenu à conseiller autrui, personne ne sembla se demander comment Mr Fehmiu ferait pour éventuellement payer ses propres factures d’épiceries après avoir perdu un si lucratif et si rare contrat devant lui rapporter un gargantuesque 150 000 $ pour seulement huit semaines de travail. Dès lors, nous venions de faire congédier l’un des rares hommes noirs travaillant noblement à notre petit écran. Qu’il était beau, ce Québec sans racisme et curieusement sans noirs !

QuébecTribune  Fehmiu Philippe 001

Lorsqu’on veut réellement cerner un sujet, on invite des gens appropriés aux endroits appropriés en posant les questions appropriées. Il est quand même curieux de constater que la SRC n’a jamais fait d’efforts, tel qu’il fut noté par le CRTC, pour trouver des experts qui auraient pu venir remettre en question les idées du Doc Mailloux et toutes études scientifiques sur lesquelles ce dernier « prétendait » s’être appuyé. Encore aujourd’hui, Denis Lévesque ne semble toujours pas avoir visionné cette fameuse émission qui fut diffusée au « Canal D » et qui expliquait en long et en large une « prétendue étude ». Notre bonne presse écrite n’en fit pas plus en publiant « … thèse qu’il a appuyée sur de prétendues études américaines, qu’il n’a pu identifier … », comme si absolument personne ne pouvait chercher ladite étude, la lire et en parler en toute connaissance de cause comme je le fis.

Le CRTC finit donc par conclure que les idées du Doc Mailloux avaient été présentées de manière à provoquer intentionnellement la controverse. L’entrevue ayant toutes les apparences d’un coup monté dont l’objectif était clairement d’amener le Doc Mailloux à réitérer ou à confirmer des propos que l’on savait déjà « offensants », et ce, sans égard aux conséquences que cela pourrait entraîner ( Visiter un site complémentaire | CRTC ). Comment une société tout entière peut-elle faire pour régulièrement adopter un seul point de vue au détriment de tous les autres sans chercher à sainement débattre ? Pourquoi, n’avons-nous jamais pris le temps de rediffuser cette émission « Docu-D » si ce n’est pour éviter d’avoir éventuellement à admettre notre propre manque de rigueur intellectuelle.

Selon le CRTC, les commentaires du Doc Mailloux à propos de l’intelligence et des caractéristiques des personnes de race noire étaient dénigrants, insultants et offensants au sens de l’article 3b du règlement. Ainsi, toutes ces émissions « Découverte » venant expliquer que les hommes noirs obèses avaient statiquement plus de chance qu’un blanc mince de souffrir éventuellement d’un cancer de la prostate serait des émissions véhiculant le racisme ? Ciel ! Que devrais-je penser de Charles Tisseyre ? En temps normal, l’article 3b a naturellement sa raison d’être, car cette disposition a pour objectif d’empêcher la diffusion de propos offensants qui risqueraient d’exposer une personne ou un groupe de personnes à la haine et au mépris. Non seulement cet article est nécessaire pour éviter tout préjudice aux personnes visées, mais sa présence a aussi pour but d’assurer le respect des valeurs canadiennes au regard de tous les Canadiens. Tous les Canadiens … vraiment ?

Je crois que les auteurs de l’article 3b ne visionnèrent jamais l’un des meilleurs sketches du célèbre groupe humoristique « Rock et belles oreilles » diffusé dans le « Bye Bye 2007 », et cela, de l’avis même de Mr Guy A. Lepage lui-même ( Visionner le sketch | Bye Bye 2007 ). Qu’elle était drôle, cette prestation à saveur humoristique voulant dénoncer la supposée bien évidente intolérance des habitants d’un petit village du Québec dénommé Hérouxville ( Voir : Note 2 ). Non satisfaits de s’en prendre qu’à un maire qui voulait parler, nos joyeux lurons y allèrent à fond la caisse en s’attaquant directement à la populace dans la quiétude de leurs salons afin de pouvoir abaisser ceux-ci au simple rang de tarés génétiques s’étant un peu trop adonnés à l’inceste d’une génération à une autre ! Il est vrai que sous le sceau de l’humour, on peut tellement dire plus que le simple mortel. En fin de compte, cela avait été, un peu, comme jouer à être « Dieu » ! … C’est ainsi que notre noble télévision québécoise, prônant l’amour de son prochain, en vint à créer ses réels premières victimes de notre intolérance aveugles envers la supposée intolérance des autres.

Mr Le Contribuable

Note 1 : Cette métaphore n’est absolument pas discriminante, car elle fait appel à la même logique que le mot « illuminé », soit « investi par la lumière de la vérité » et qui signifie tout autant « fanatique ».

Note 2 : Lors du traitement de certains sujets aussi délicat que le choc des cultures en terre d’Amérique, un professionnel des communications devrait toujours être apte à percevoir la différence entre « peur de l’inconnu » et simple « racisme ». Tout animal devient instinctivement plus alerte face au moindre changement, et il en va naturellement de même en ce qui a trait à l’homme. Il faut aussi contextualiser cette période de craintes chez les habitants d’Hérouxville, car à l’époque de la publication de leur controversé « code de vie », certaines mères de familles américaines pouvaient gratuitement voir leur jeune fils ( Militaires de profession ) être bestialement décapité en direct sur le web, et par la suite, le FBI vint tout aussi gratuitement nous apprendre que l’ordre d’exécution du journaliste américain au « Wall Street Journal », Mr Daniel Pearl, provenait directement d’une mosquée du centre ville de Montréal, cette charmante métropole du Québec où il fait si bon vivre ( Télécharger le document zip | 54,7 Mo ).

Photo : Mr Philippe Fehmiu

Terrorisme de gauche ▪ Partie 1 : L’art de prôner la tolérance en créant l’intolérance …

Cela se passait un jeudi 22 septembre 2005 après-midi tout aussi anodin que les autres. Dans les locaux de la SRC, le pape du plateau, Mr Guy A. Lepage, gagnait honorablement sa pitance en posant de simples questions comme auraient fort bien pu le faire bon nombre de jeunes talents de la relève, et ce, pour une fraction du budget alloué à la réalisation de ladite émission. Devant une foule à qui on disait quand applaudir, l’équipe de l’émission « Tout le monde en parle » s’apprêtait à accueillir le Oussama Ben Laden de la psychiatrie québécoise, soit l’infâme Docteur Pierre Mailloux, qui finit par arriver fièrement tout en clopinant, comme à l’accoutumée.

QuébecTribune  Mailloux Pierre 001

Après quelques instants, le célèbre animateur en vint naturellement à formuler sa célèbre question qui tue : « Doc Mailloux, vous avez dit, je vous cite : « Les noirs vivant en Amérique étaient le résultat d’un processus de sélection artificiel et par conséquent, ils ont un léger désavantage sur le plan intellectuel » ? » et la réponse fut un candide « Oui, c’est vrai ! ». Coup de théâtre, car c’est à ce moment qu’on apprit, ou qu’on nous rappela, que deux autres invités à la peau blanche ( Mlle Mitsou Gélinas et Mr Dan Bigras ) étaient tout deux en union avec des personnes à la peau noire ( Ce qui, curieusement, ne semble pas être une situation statistiquement représentative de la réalité, mais enfin ! ). Prosternation, Indignation et Colère enflammèrent le plateau. Preuve était désormais faite, le diable était bel et bien parmi nous, il n’avait qu’une seule patte et semblait avoir la langue fort bien fourchue. Toutefois, nous étions alors encore bien loin de nous douter de la portée que prendrait éventuellement pareille déclaration dans un Québec dit moderne empreint par tant de compassion envers autrui ! ( Exception faite de celle que nous portons à nos aînés qui souffrent trop souvent pour rien dans l’indifférence la plus totale d’une progéniture égoïste. Comme si nous n’avions même plus droit à une dignité humaine dite de base en vieillissant, mais cela est un tout autre combat. Je me suis emporté, comme d’habitude et m’en excuse bien humblement ! )

Tout le monde en parlait sans avoir cherché à comprendre ce qui aurait facilement pu avoir été mal présenter, car tout le monde savait dors et déjà que toutes études médicales ne pouvaient traiter que de futilité allant des méfaits des gras trans aux bienfaits des fibres naturelles ! Les vox populi avaient la cote même si la majorité ne connaissait pas « Sigmund Freud, le psychanalyste », et encore moins « Lucian Freud, le peintre » ! Qu’Oedipe aille se rhabiller, nous étions outrés, mais y avait-il seulement eu offense ? Que se serait-il passé, si la question avait plutôt été : « Est-ce vrai que vous avez déjà cité une étude qui disait que les gens à la peau blanche avaient, en moyenne, un léger désavantage de QI par rapport aux gens à la peau jaune ? », car la réponse aurait aussi été un candide « Oui, c’est vrai ! » ? Dès lors, si les gens à peau blanche n’étaient plus au sommet de l’évolution, aurait-on encore pu qualifier le Doc Mailloux de « sale raciste » ? Aurait-on seulement encore eu une émission, car si tout le monde était désormais en couple avec des gens à la peau noire, il ne pouvait donc plus y avoir suffisamment d’invités à la peau blanche en union avec des personnes à la peau jaune pour colérer sur le plateau ( Voir : Note 1 ) ?

Au cours de l’enregistrement de l’émission « Tout le monde en parle » du jeudi 22 septembre 2005, Mr Guy A. Lepage en en vint à formuler sa célèbre question qui tue : « Doc Mailloux, vous avez dit, je vous cite : « Les noirs vivant en Amérique étaient le résultat d’un processus de sélection artificiel et par conséquent, ils ont un léger désavantage sur le plan intellectuel » ? » et la réponse de Mr Mailloux fut un candide « Oui, c’est vrai ! ».

Pour comprendre cette histoire, il faut commencer par lexicalement faire la part des choses entre « raciale » et « raciste ». Le mot « racial » est un qualificatif qui signifie « relatif aux races » et n’est absolument pas négatif en soi. Par exemple, il existe de nombreuses études scientifiques dites sérieuses qui vinrent dévoiler le fait que les hommes à peau blanche avaient, en moyenne, plus de chance de développer éventuellement un cancer de la prostate que les hommes à peaux jaunes lors du vieillissement. Est-ce une question de nourriture, d’environnement, voir de gènes ? Dans les faits, il semblerait qu’un tel cancer serait sous le joug de plusieurs facteurs ( Voir : Note 2 ) ! Pour le mot « raciste », il s’agit d’un qualificatif qui signifie « mut par une idéologie voulant que certaines races soient supérieures à d’autres selon une hypothétique échelle de pureté génétique ». Par exemple, Adolph Hitler fit former une escouade spéciale au début des années trente dans le but de tenter de trouver une preuve tangible d’une supposée origine divine à la race aryenne ( Voir : Note 3 ). Dans ce dernier cas, les choses étaient donc des plus claires, car le but n’était plus de faire avancer la science, mais bel et bien de rationaliser la hiérarchisation des hommes afin de soutenir une idéologie fasciste.

Je l’avoue, la ligne est donc bien mince entre « raciale » et « raciste », mais cette ligne n’en cesse pas d’exister pour autant. Ceci étant dit, le mot « raciste » ne pourrait lexicalement constituer une marque de commerce dont l’usage serait purement exclusif à certains. Que ce soit un blanc qui ridiculise un noir ou un noir qui ridiculise un blanc, nous demeurerons toujours devant une hiérarchisation des hommes, et le fait de changer de cible n’y changerait rien ! Le « racisme » demeurera toujours ce qu’il est, une hiérarchisation menant à une discrimination. Toutefois, une hiérarchie qui serait uniquement basée sur des observations faites dans un cadre scientifiquement neutre, dont les résultats pourraient être reproduit, ne pourrait constituer une forme de racisme, et avoir à subir un libellé de « raciste » dans pareil cas serait tout aussi violent et blessant que de proprement avoir à subir un propos raciste.

Dans le cas qui nous préoccupe, même si la citation du Doc Mailloux était, en bonne partie, tirée d’une étude réelle ayant fait l’objet de nombreuse contre-expertise en plus d’un reportage « Docu-D » d’une heure diffusé le jeudi 10 février 2011 au « Canal D » ( Voir : Note 4 ), comment devions-nous interpréter un tel résultat ? La réponse est fort simple, car elle provient de notre ignorance des choses de la science. Depuis de nombreuses années, nous résumons régulièrement l’intelligence humaine par un simple chiffre, soit le QI, mais l’ensemble des connexions neuronales qui font des hommes un être particulier empreint d’une grande subtilité ne peut si aisément se résumer à un simple petit chiffre. Par exemple, une simple pieuvre a sûrement un meilleur ratio perception / compréhension de sa propre présence par rapport à l’espace qui l’entoure que celui que pourrait avoir un être humain, mais son QI sera-t-il plus élevé pour autant ? Pourtant, une telle capacité nous serait tellement utile lorsque notre gros QI nous dicte notre prochain texto quelques fractions de secondes avant que l’on emboutisse notre beau véhicule, toujours pas fini de payer, sur un inébranlable pilier de béton.

Dans l’étude en question, le QI se définissait comme étant « la capacité d’un sujet à savoir s’adapter à la modernité ». En d’autres mots, lors de l’arrivée d’un changement dans l’environnement d’un sujet, un noir devrait avoir, en moyenne, moins de facilité à s’y adapter qu’un blanc, et un blanc devrait avoir, en moyenne, moins de facilité à s’y adapter qu’un jaune. Ceci étant dit, il existe de nombreuses définitions du QI, car il existe de nombreux outils de mesures de l’intelligence, mais même si tous ces outils parviennent toujours à bien cerner une partie spécifique de notre intelligence, ils ne parviennent absolument jamais à en cerner complètement toutes les facettes en même temps. De ce fait, il ne serait que pure spéculation de vouloir déclasser un individu par rapport à un autre en prétextant un simple QI inférieur. Que dire de la complexité de notre langage, ou de notre capacité à aimer ? Tout ne peut être résumé par à un simple chiffre ! Ted Bonty fut l’un des plus médiatisés tueur en série de l’histoire, son QI aurait fait l’envie de bien des animateurs de talk-show, mais personne ne l’aurait voulu comme gendre ! N’est-ce pas ? Un QI élevé est le fruit de tests particuliers et n’est absolument pas une finalité en soi, il ne servait donc à rien de mettre le feu à la grange, mais a-t-on réellement pris le temps d’expliquer un sujet aussi délicat ? Comme si la polémique n’était pas déjà amplement suffisante, une seconde étude ayant été réalisée par l’Université du Colorado et portant sur plus de 8 000 participants semblerait avoir démontré qu’il y aurait même une corrélation significative entre la grandeur d’un sujet et son QI. En effet, un individu de grande taille serait, en moyenne, plus intelligent qu’une personne de petite taille. Décidément, rien de bon pour tenir éloigné le spectre de la discrimination !

La recherche qui avait été référée hors contexte par Mr Guy A. Lepage fut réalisée dans un cadre scientifique irréprochable, car bien des gens y virent, à l’époque, une offense. Pourtant, si l’auteur de ladite étude avait réellement voulu hiérarchiser l’humanité, il n’aurait sûrement pas mis les jaunes au sommet de la pyramide, mais plutôt les fils de sa propre chair blanche. Selon cette étude, les blancs ont, en moyenne, une capacité à s’adapter à la modernité supérieure aux noirs, et ou placeriez-vous le siège social d’une entreprise spécialisé en haute technologie, au Congo ou en Californie ? Selon cette étude, les jaunes ont, en moyenne, une capacité à s’adapter à la modernité supérieure aux blancs, et ou placeriez-vous le siège d’une entreprise spécialisé en robotique devant redéfinir l’intelligence artificielle, en Louisiane ou au Japon ?

Comment va mon QI ? Et bien moi, je m’en fou totalement, car un QI n’est qu’une tentative de mesurer l’intelligence humaine parmi bien d’autres ! C’est comme répondre « Ma voiture est blanche » à une question aussi complexe que « Comment se comporte le moteur de ta voiture comparativement au tout nouveau modèle ? ». Dans le cas de l’étude qui nous préoccupe, nous n’avons su que la couleur et rien de plus. L’homme à la peau blanche que je suis a donc statistiquement plus de chance de s’adapter rapidement au nouveau Windows que l’homme moyen à la peau noire, mais j’ai aussi plus de chance d’avoir le cancer de la prostate que l’homme moyen à la peau jaune. Entre vous et moi, j’aurais tellement préféré l’inverse.

Mr Le Contribuable

N.B. J’aimerais publiquement féliciter Mr Jean Djoufo pour sa digne intervention à l’émission de Denis Lévesque du vendredi 30 août 2013. Je fus sidéré par tant de calme, de sagesse, d’éloquence et de justesse dans un même propos. Quant à la qualité du français, elle ne put être que tout aussi remarquable. Quelle évolution aurait le peuple québécois, si nous pouvions désormais retirer le micro à quelques un de nos imbéciles blancs trop bien nantis pour ce qu’ils font afin de le donner à de tels hommes que ce Mr Djoufo ?

Note 1 : Dans le présent texte, j’ai nommé certaines races en ne parlant que de la couleur de leur peau, soit des blancs, des noirs et des jaunes. Ce qui est, je l’avoue, très réductionniste, mais le sujet ici traité avait ses impondérables. D’un autre côté, si j’accepte déjà d’être qualifié de « blanc » sans en être trop outré, je crois qu’il devrait naturellement en être de même pour les autres. En ce qui a trait à l’expression « homme de couleur », je ne l’utilise jamais, car contrairement à tous, je considère celle-ci comme étant « raciste » en plus d’être « hypocrite ». Une telle expression laissant sous-entendre que le blanc ne serait pas une couleur et que le blanc devrait donc être considéré comme étant la couleur de base que nous n’avons point à nommer. Fort loin d’être « Politically correct », ladite expression est pernicieuse, car sous de beaux airs, elle semble même vouloir cacher le fait qu’un homme puisse être noir ! Comme si cette simple couleur devait, de par définition, être source de honte ! Je ne pense pas que le grand Martin Luther King aurait préféré « homme de couleur » à « homme noir », car pour lui, ce qui semblait compter, c’était qu’un jour, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourraient éventuellement s’asseoir ensemble à la grande table de la fraternité.

Note 2 : Selon de récentes études, il est désormais établi que la couleur de la peau a une incidence directe sur le risque de développer éventuellement un cancer de la prostate. En effet, pendant que 35 Français sur 100 000 souffrent d’un tel cancer, de 40 à 60 Étasuniens blancs sur 100 000 en souffrent contre 70 à 100 Étasuniens noirs. En utilisant que le test de PSA, les mêmes statistiques passe de 107 blancs sur 100 000 contre 149 noirs sur 100 000. Quant aux Asiatiques, le risque de cancer ne serait que de 28 sur 100 000 selon les chiffres fournis par le régime chinois. Toutefois, les Japonais décidant d’immigrer vers les États-Unis voient leur risque augmenter de façon significative afin d’atteindre un niveau intermédiaire entre celui des Asiatiques vivant en Asie et celui des Étasuniens blancs vivant en Amérique. Un tel phénomène nous amène donc à penser qu’il existerait des interactions entre facteurs environnementaux et génétiques. De plus, il est désormais tout aussi établi que le surplus de poids augmente de façon significative le risque de développer un cancer de la prostate, car certains produits toxiques, tels que certains pesticides, sont portés à ce stocker dans nos tissus adipeux. De ce fait, un surplus de poids au niveau abdominal et pelvien serait fortement déconseillé pour l’Américain moyen. Pour en savoir plus sur ce sujet, je conseil fortement la lecture du livre : « Le cancer de la prostate, enrayer l’épidémie et les récidives » des professeurs Henri Joyeux et Meng Huor Hay publié aux éditions du Rocher.

Note 3 : Dans les années trente, Adolph Hitler fit former une escouade spéciale dans l’unique but de trouver une preuve tangible à une supposée origine divine à la race aryenne. Alors féru d’ésotérisme, le Führer se tourna vers le Tibet et décida d’y envoyer ses émissaires. Après quelques recherches, les officiers du Reich y trouvèrent une bien mystérieuse statue de 24 centimètres de hauteur pour un poids fort respectable de 10,6 kg. Selon nos connaissances actuelles, cette sculpture représenterait la divinité bouddhiste « Vaiśravana » arborant un svastika ( Voir : Note 5 ) et aurait été sculptée au XIe siècle à une époque où le bouddhisme prenait son essor dans cette partie du monde tout en supplantant la religion « bön ». Composée de fer, de nickel et de cobalt ainsi que de quelques traces de chromium, de gallium et de germanium, ladite figure votive fut réalisée à même une météorite ataxite, soit la classe de météorite la plus rare jamais trouvée sur Terre. Selon le journal « Meteoritics & Planetary Science »de septembre 2012 ( Visiter un site complémentaire | Wiley Online Library ), il y aurait même une concordance géochimique avec la célèbre météorite « Chinga » dont le premier fragment fut découvert en 1913 au à bord de la rivière « Chinge ». Naturellement, son arrivée dans l’atmosphère terrestre l’aura bien certainement scindée en de nombreux fragments qui eurent tôt fait de se disperser entre la Sibérie et la Mongolie ( Voir : Note 6 ). Les quelques impacts qui en suivirent sont actuellement évalués à une période variant entre 10 000 et 20 000 ans. À l’époque, de tels objets célestes avaient l’habitude d’inspirer une origine divine aux hommes, et de telles mésaventures inspirèrent sûrement Georges Lucas pour ses « Indiana Jones ». Toutefois, au-delà de son aspect plutôt insolite, cette représentation d’une divinité bouddhiste, même si pourtant bien réelle, ne saurait d’aucune façon scientifiquement soutenir une quelconque théorie sur l’origine des hommes.

Note 4 : Dans un souci de professionnalisme et d’équité intellectuel envers son propre invité, Mr Guy A. Lepage a-t-il seulement déjà cherché à visionner cette fameuse émission « Docu-D » qui avait été diffusée, entre autres, le jeudi 10 février 2011 au « Canal D » ? Avons-nous cherché à comprendre avant de juger ? Mr Denis Lévesque a-t-il fini par faire mieux après tant de fois où il reçut le Doc Mailloux sur son propre plateau, après tant de fois où le visionnement de la même émission lui fut gentiment suggéré ? Nos animateurs de talk-show préparent-ils réellement leurs émissions en toute objectivité afin de prôner un plus grand éventail de points de vue plutôt qu’un meilleur spectacle ?

Note 5 : Le « svastika » ou « swastika » est l’un des symboles les plus anciens et les plus répandus à avoir côtoyé les hommes au cours de leur histoire. Semblant invoquer le mouvement giratoire de la voûte céleste, il représenterait l’énergie créatrice et le renouvellement perpétuel. En Inde, le svastika était, dès le IVième siècle avant J.-C., un signe de bon augure symbolisant la chance et la santé, et ce, tant sur le plan physique que morale. Cette croix est d’ailleurs celle associée à Ganesh ( Le dieu à tête d’éléphant ), le dieu hindou de la connaissance, mais pour les bouddhistes, elle représenterait, plutôt, la roue de la Loi. Ce symbole que l’on retrouva au long des siècles tant en Égypte, en Mésopotomie, en Inde, en Mongolie, au Tibet, qu’en Amérique au Pérou était également en usage chez les Celtes. Image de salut, elle figura même le Christ rédempteur dans les catacombes romaines. En dehors de son illusion de rotation, le svastika se caractérise aussi par ses branches découpant l’espace en quartiers, ce qui semblerait vouloir le relier aux vents, aux saisons et aux points cardinaux, notamment en Extrême-Orient. Toutefois, il convient de distinguer le svastika dont la branche supérieure pointe vers la gauche ( Lévogyre ), soit les versions bouddhique et coréenne, au svastika dont la branche supérieure point vers la droite ( Dextrogyre ), voir les versions indienne et japonaise. C’est d’ailleurs cette dernière version qui devint, sous le nom de croix gammée, l’emblème du parti nazi de 1920 à 1945. Rappelons que ceux-ci utilisèrent aussi un autre symbole de puissance fort ancien, soit les éclairs, dont le pouvoir, selon certaines croyances, était tout autant créateur que destructeur. Malheureusement, notre ignorance en pareil domaine mena certains hommes, après la Seconde Guerre mondiale, à vandaliser de vieilles tombes bouddhiques appartenant à d’ancestrales familles indochinoises. Plus récemment et dans un tout autre registre, des cartes Pokémon portant un svastika bouddhique durent être retirées de la vente au Japon, car ayant injustement été jugé raciale. Naturellement, nous ne sommes pas tous des Robert Langdon, mais un petit pas vers l’autre serait parfois tellement utile pour ne pas dire ou ne pas faire n’importe quoi !

Note 6 : Actuellement, la « Meteoritical Society » a répertorié un total de 113 fragments de la météorite « Chinga ».

Photo : Mr Pierre Mailloux

Belle cravate : C’est tout ce qu’il te faut …

Au cours de mes dernières réflexions ( Voir aussi mes textes traitant de la corruption, du Commissaire au lobbyisme et de la radio poubelle ), je me suis, à quelques reprises, interrogé à haute voix au sujet de la possible existence de certaines filiations entre quelques-uns de nos hauts fonctionnaires de l’État québécois, mais sachez que pareille approche est habituellement bien mal vue par notre élite politique et journalistique. Tel un dogme ne devant absolument jamais faire l’objet d’une saine discussion, ce concept semble actuellement faire office de loi non écrite dictée par un supposé savoir-vivre de base entre élus comme si pareil silence ne pouvait que régir l’épanouissement d’un discours civiliser plutôt qu’une omerta carriériste. Simple échange de bon procédé, je ne vois pas qui tu nommes aujourd’hui et tu ne verras pas qui je nommerai demain ! En sommes-nous encore là ?

Pourtant, s’il en est un qui a toujours fondamentalement cru qu’on ne pouvait juger un homme pour les erreurs de ses pères, c’est bien moi ! On ne se leurrera pas, chaque famille compte au moins un mouton noir et jouer à l’autruche n’y changera rien. Un même milieu familial ou milieu social peut donc tout autant engendrer des gens ayant une éthique très exacerbée que d’autres à la morale tout aussi changeante que la météo. Je ne parle donc pas, ici, de la vie privée de nos élus, car celle-ci ne m’intéresse absolument pas ! Non, je parle plutôt du possible tissage d’une toile relationnelle occulte au sein même de la trame de l’organigramme de l’État et qui pourrait venir faire en sorte que deux postes devant impérativement être administrativement indépendant l’un de l’autre se retrouvent, dans les faits, à être occupé par des personnes d’un même cercle familial ou relationnel. Un type de gestion par caste ressemblant à celui prévalant dans certains pays pauvres où de grandes familles se partagent actuellement le pouvoir de génération en génération. Vouant certains noms de famille à l’ivresse du pouvoir et d’autres à une éternelle pauvreté. L’instruction n’y changeant rien, car seul le nom faisant fois de tout ! Mais serions-nous encore une colonie anglo-saxonne où un « Tremblay » ne pouvait aspirer à un poste de contremaître ?

Au niveau décisionnel supérieur d’une entreprise privée, la filiation en milieu de travail est pourtant une chose parfaitement normale et même souhaitable, car quel père de famille ayant bâti un empire ne souhaiterait pas voir ses propres enfants réussir encore mieux que lui-même ? Portant l’entreprise familiale vers de nouveaux marchés, vers une toute nouvelle échelle de profit ! Naturellement, l’erreur pourrait être fatal, mais fiston devra impérativement apprendre, et après tout, n’est-ce pas le patrimoine familial qui assumera le meilleur comme le pire et non le contribuable ? Par contre, le gouvernement est un tout autre univers, car gérant l’argent des taxes, la priorité demeurera toujours d’embaucher le meilleur et non d’assumer les faiblesses de fiston, car point de place pour l’erreur !

Alors, pourquoi distribuons-nous nos votes sur des futilités telles qu’une simple couleur de cravate ? Voulons nous être gérés par des gens qui paraissent bien ou par des gens qui savent compter ? Élisons-nous réellement le meilleur en n’exigeant ni diplômes, ni expériences en gestion de la part de nos élus ?

Au niveau décisionnel inférieur d’une entreprise privée, il y a un lien direct entre le degré de formation, l’expérience et le poste à combler. De plus, l’augmentation du nombre de diplômés constituant un débalancement dans l’offre en main-d’œuvre appropriée, l’hyperspécialisation devient donc désormais la norme. Si la filiation peut donc constituer un premier référencement dans les candidatures, elle ne devrait donc jamais aboutir à l’embauche d’une personne moins qualifiée, et ce, tant du point de vue privé que public.

Alors, pourquoi accepterions-nous que nos élus placent leur monde selon leur besoin au détriment des nôtres ? Voulons nous être gérés par des gens en qui nos élus sont redevables ou par des gens qui savent compter ? Élisons-nous réellement le meilleur en n’exigeant ni diplômes, ni expériences en gestion de la part de nos élus et amis d’élus ?

« Élucubrations cyniques d’un contribuable blasé », pourrait-on dire ! Détrompez-vous, car la première chose que le noble élu d’Amérique du Nord fait en s’assoyant dans son noble siège de député n’est pas de penser à son électorat, mais bel et bien de trouver un poste à celui qui l’aura tant aidé dans sa quête de notoriété, soit son propre directeur de campagne. Un emploi en guise de merci ! N’est-ce pas déjà là les fondements de notre fameuse petite toile qui se tisse envers et contre tout ! Le problème n’étant nullement où elle commence, mais où elle finira !

Mme Monique Jérôme Forget démontra qu’elle avait la capacité de gérer, mais dans le privé, elle n’aurait jamais pu obtenir un premier poste décisionnel en début de carrière avec un seul diplôme de psychologie en main ! Car le nombre d’universitaires augmente, les spécialistes d’une saine gestion contemporaine pullulent à la sortie de nos universités, alors pourquoi irait-on prendre la psy sans patients ? Naturellement, je ne lui en tiens pas une rigueur absolue, mais, comme le dit si bien Mr Jean-Martin Aussant, force est d’admettre que si Mme Forget avait le talent pour analyser la personnalité des intervenants devant l’affronter, qu’elle avait le talent de s’exprimer avec force et convictions, qu’elle fut un véritable symbole pour bon nombre de femmes, elle n’avait pas automatiquement le talent de compter pour autant. Pas parce que Mme Forget est une femme, mais parce que son bagage acquis sur un banc d’université ne fut pas du domaine de la gestion.

Si chaque université respectable possède sa noble faculté d’administration afin de dispenser les bases de ce qu’est une saine gestion du XXI siècle, comment peut-on encore penser qu’une simple psychologue puisse être capable de gérer le Conseil du trésor et qu’un simple médecin de campagne puisse être capable de gérer le ministère de la Santé ? Est-ce le ministère qui est ingouvernable ou son gouvernant qui n’aurait pas encore acquis tout le savoir requis pour convenablement pouvoir s’acquitter de la tâche qui lui incombe ?

À cela, si nous persistons à avantager le beau-frère et la petite-cousine lors des appels de candidatures tout en acceptant de faux diplômes, peut-on encore se surprendre de l’actuelle plus que totale inefficience de notre gouvernance ?

Mais qu’arrive-t-il lorsque notre élite élue place famille et amis à la commande de notre État indépendamment de leur potentiel intellectuel ? Peut-on encore espérer le mieux ? Ces gens sont-ils confrontés, comme tout le monde, à ces fameux tests d’aptitude du Centre des services partagés du Québec ? Ces gens sont-ils soumis à ces fameuses mesures de discrimination positive à l’embauche ? Il faut bien comprendre qu’à notre échelle, si je travaille dans une usine et que je fais embaucher mon frère pour qu’il fasse exactement le même travail à la chaîne que moi, je ne viendrai sûrement pas de changer l’ordre des choses, et cela restera indubitablement sans grandes conséquences. D’ailleurs, l’embauche avec référencement est statistiquement avantageuse au privé pour des postes dits de base, car un bon employé ne voudra jamais porter ombrage à la relation qu’il entretient avec son employeur en référent une personne immature. Toutefois, placer un frère n’ayant pas le potentiel adéquat à un poste décisionnel de l’État sous le seul prétexte d’une frêle filiation est carrément un manque de respect envers le contribuable québécois dont on dit protéger les intérêts.

La filiation entre France Dionne ( Visiter un site complémentaire | Assemblée nationale ) et Jean Charest ne nous fut-elle pas avouée du bout des lèvres par une élite qui savait depuis belle lurette tout en préférant se taire, et la valeur d’un diplôme universitaire acquis via une « usine à diplômes » ne nous fut-elle pas expliquée par l’émission « Enquête » ( Visionner le reportage | Enquête ) ? En effet, pendant que certains se contentent d’une simple contrefaçon de diplôme prétendument émise par une réelle institution du savoir ( Un diplôme de l’université McGill valant 300 $ pièce selon l’équipe d’Enquête ! ), d’autres préfèrent, quant à eux, opter pour de véritables diplômes sans valeur émis par de fausses institutions ( Un enseignement à distance, des livres curieusement surfacturés et une maîtrise pour 10 000 $ en un an sans effort ! ). C’est plus de 6000 usines à diplômes qui opéreraient actuellement dans le monde. Par exemple, le « Management, institute of Canada » n’est actuellement pas reconnu par le Canada, mais fait quand même pignon sur rue en plein centre-ville de Montréal. Cet établissement aurait pourtant dû cesser de dispenser des cours depuis bien longtemps, et surtout, cesser de vendre des diplômes, mais elle est curieusement toujours tolérée par l’élite de notre ministère de l’éducation qui ne veut même pas discuter de pareille situation. Pourquoi un tel laxisme ? C’est à se demander où ces derniers ont obtenu leurs diplômes ! Pourtant, mentir dans un curriculum vitae est actuellement un acte criminel au Canada ! Aux États-Unis, une seule enquête ( Saint Regis University ) démontra que plus de 10 000 diplômes avaient été vendus en seulement 5 ans. C’est plus de 300 hauts fonctionnaires oeuvrant à la Maison-Blanche, à la NASA, et à bien d’autres postes clef qui se sont avéré être de faux diplômés en ayant recours à ce stratagème afin de mousser leur candidature, mais la même liste recelait aussi 220 noms de Canadiens qui ne furent jamais importunés. Pourquoi ? La réponse serait-elle en lien direct avec le fait que le Québec éprouve actuellement tant de difficulté à gérer ses infrastructures routières, sa santé et tout le reste ?

QuébecTribune  Dionne France 001

Comment Mme Dionne put-elle étudier à Chicago de 74 à 77 tout en travaillant, en même temps, à l’ambassade du Canada à Washington ? Un cours par correspondance ( Voir : Note 1 ) ? Aurait-elle étudié à « La Salle University » de Louisiane plutôt qu’à « La Salle Extension University » de Chicago ? L’une ayant été classée comme étant l’exemple même d’une usine à diplômes en se prévalant d’une simple exemption religieuse ( Voir : Note 2 ) et l’autre ayant dû fermer ses portes suite à de nombreux procès et contre-poursuites de la « Federal Trade Commission ». Lorsque l’État oblige une institution d’enseignement à inscrire un avertissement sur ses propres diplômes afin d’invalider ceux-ci, les choses vont plutôt mal en terme de crédibilité ( No state accepts any law home study course, including La Salle’s, as sufficient education to qualify for admission to practice law ).

Naturellement, si le parent d’un politicien devait avoir certains problèmes personnels, je ne voudrais pas le savoir et ne devrais pas le savoir. Toutefois, pour les cas d’interférence à l’embauche et les cas d’aliénation d’indépendance dans certaines fonctions clefs, nous sommes du domaine public, car si toute personne, qu’elle soit de notoriété publique ou non, a le droit fondamental à la vie privée, à l’intimité, à la dignité et au respect de la réputation, le public a aussi, quant à lui, le droit d’être informé sur ce qui est d’intérêt public et la presse a, quant à elle, le devoir de l’en informer. Mais peut-on encore dénoncer l’adversaire, lorsque l’on a placé, la veille, les dignes membres de son propre clan ( Voir : Note 3 ) ? Pourtant, ce silence induit fait, qu’un beau matin, des toiles seront tissées dans divers postes clefs interreliés, et on ne contrôlera plus rien !

Il y a quelque temps, j’ai communiqué avec un animateur radiophonique bien connu afin de lui demander si celui-ci pouvait répondre à ma question « Mme Michèle Dionne est-elle un parent de Mr Louis Dionne ? », et celui-ci me répondit timidement : « Je fais quoi avec les journalistes à qui j’ai proposé de fouiller le dossier et qui ne voient rien là ? Eux, ayant accès au premier ministre, pourraient poser des questions, mais ils ne veulent pas … Mon pouvoir est assez limité ! D’autant plus que les arbres généalogiques ne sont pas diffusés partout, on se doit donc de poser la question directement ! ».

Désireux d’en finir avec pareil questionnement dont l’absence de réponse semble actuellement causer un certain malaise sur le Web, j’ai donc décidé de directement poser ma question à Mr Antoine Robitaille, journaliste parlementaire pour le quotidien « Le Devoir » ( Voir : Note 4 ), car celui-ci avait déjà déclaré, à quelques reprises, que le poste de DPCP du Québec devrait être directement nommé par l’Assemblée nationale plutôt que par le premier ministre. Le sujet semblait donc vouloir l’intéressé …

… La question lui fut donc posée pour la première fois le jeudi 9 mai 2013 et reposée le dimanche 9 juin 2013, mais j’attends toujours sa réponse ( Voir : Note 5 ).

Mr Le Contribuable

Note 1 : Suite à de nombreux questionnements de la part des internautes, Mr Taïeb Moalla du Journal de Québec s’intéressa, le lundi 15 novembre 2010, à la capacité de Mme Dionne d’être, en même temps, à Chicago pour étudier et à Washington pour travailler, mais celui-ci ne s’interrogea jamais sur la pertinence du diplôme ainsi obtenu, et pas plus sur la pertinence de l’institution émettrice dudit document. La valeur de ce papier ne dut pas être très viable, car il ne semble pas avoir été reconnu par l’administration de l’Université du Québec à Rimouski. En effet, de nouvelles études durent être entreprises afin d’obtenir, en 1982, le plus simple diplôme universitaire, soit un certificat. Il est aussi à remarquer que Mme Dionne ne semble pas avoir été « Secrétaire à la Direction des affaires commerciales à l’Ambassade du Canada à Washington », mais plutôt « La secrétaire du Secrétaire à la Direction des affaires commerciales à l’Ambassade du Canada à Washington » ! Mais en sommes-nous à une ambiguïté prête sur le prestigieux site de l’Assemblée nationale du Québec ? … Suite à l’intervention de Mr Moalla, certaines rectifications au CV de Mme Dionne furent demandées. L’Assemblée nationale fit donc les correctifs qui s’imposèrent, mais le site du premier ministre du Québec ( Visiter un site complémentaire | Premier ministre du Québec ) ne les a toujours pas faits ? … Toutefois, tout référencement à des études à une prestigieuse « La Salle University » est désormais disparu sur ce dernier, comme quoi, un simple petit certificat devait être plus prestigieux !

Note 2 : L’exemption religieuse est une exemption propre aux États-Unis qui confère le droit à un établissement, selon leur constitution, de dispenser des grades universitaires, notamment, en chimie sous le simple fait que Dieu créa les éléments, et ce, tout en n’exigeant absolument aucune formation particulière en chimie de la part de ces étudiants. Un véritable payez et emportez à la grâce de Dieu !

Note 3 : Par membres d’un même « clan », j’entends des membres d’un même cercle relationnel, sois des parents immédiats ( père, sœur, etc. ), parents proches ( cousine, gendre, etc. ) et les amis de longue date. Dans de tels cas, la plus grande des transparences serait de mise.

Note 4 : Tel qu’expliqué par Mr Robitaille le jeudi 3 mai 2013 au cours d’une activité publique, la liberté de la presse a un prix. Il faut donc pouvoir aller très loin, car un excès de liberté sera toujours préférable à un excès de contraintes. De plus, il y aura toujours les tribunaux afin de venir limiter ces mêmes excès !

Note 5 : Le dimanche 5 mai 2013, la même question fut respectueusement posée à Québec Solidaire via un courriel personnellement adressé à Mr Amir Khadir, et on me répondit officiellement que mondit courriel avait désormais été transféré à l’équipe de recherchistes du parti afin de recevoir toute l’importance qu’il méritait. En d’autres mots qui sont les miens, nous devons toujours payer nos taxes sans sourciller et ne jamais poser de ces infâmes questions qui rendraient notre monde tellement plus compréhensible. Sans doute, ma question méritait-elle un peu plus une tablette poussiéreuse qu’une simple réponse !

Photo : Mme France Dionne

Sondage pour « Artistes oubliés » et « Artisans méprisés »

QuébecTribune  Béland Pier 001

Pour mesurer l’état de santé d’une démocratie, on peut autant chercher à analyser le traitement accordé à une presse dite divergente que le traitement accordé aux troubadours, car de tout temps, l’autorité a toujours cherché à contrôler le message. Autrement dit, il n’y a pas de presse libre dans une dictature, car il n’y règne qu’un ministère de la Propagande, soit un ministère qui tend toujours à nous dicter quoi penser et quand penser via de coûteuses campagnes publicitaires. Dans un tel contexte, il n’y a donc plus de place pour les troubadours, car ceux-ci sont aussitôt jetés en prison pour hérésie envers l’État advenant certains écarts de philosophie avec les dogmes imposés par le dictat de l’heure.

Au Québec, de nombreux artistes mangent à la même table que nos politiciens, et ce système relationnel y est donc très fort, mais que deviennent ceux qui ne mangent pas à pareille auge ? L’histoire de Mme Pier Béland en est le meilleure des exemples. Naturellement, je ne dis pas que celle-ci fut la suprême diva du Québec, mais je dis qu’elle fut une artiste complète et sincère indéniablement aimée par un public fidèle de la même trempe que Michèle Richard et Michel Louvain, et ce, au-delà de bien des chanteurs actuellement imposés par l’industrie. Ce qui est, admettons-le, déjà fort enviable pour la plupart des membres de la colonie artistique du Québec. La carrière de cette dame aurait donc toujours dû impliquer une couverture médiatique appropriée, mais cela fut-il réellement le cas ?

Maintenant, remontons le temps à cette époque où foisonnait « Piment fort » et autres émissions caustiques. Cette époque où nos humoristes vedettes d’aujourd’hui se faisaient connaître en faisant quotidiennement usage de propos tout aussi diffamants que cruels envers cette petite poignée d’artistes québécois qui parvenaient à vivre malgré qu’on ne voulait pas les faire jouer à la radio, comme si ces derniers ne payaient pas aussi des taxes. À cette époque, notre intelligentsia qualifiait la radio de Québec comme étant de la « Radio poubelle », car Mr André Arthur osait dénoncer les excessives dépenses d’une grande dame, handicapée de surcroît, soit une certaine lieutenante gouverneure, mais avec le recul, qui avait la fausse note ? Qui tenait réellement les poignés de cette poubelle du mauvais goût ?

Avec le temps, Mr Normand Brathwaite a fini par dire, comme plusieurs autres humoristes que l’humour de l’époque ne passerait plus aujourd’hui, mais n’a jamais eu le courage de s’excuser pour les atrocités qu’il colporta quotidiennement avec ses invités ! Pourtant, pareille haine impliqua que Pier Béland ne put jamais signer son œuvre « Maudit Bordel », car cette œuvre aurait aussitôt été rejetée par une intelligentsia méprisante envers ceux qui savent être aimés sans être subventionné. En effet, ce n’est qu’avec le bout des lèvres, qu’on finit par reconnaître la paternité de Mme Béland sur ladite œuvre, et ce, avec bien peu de mots. Recopiant et recollant la même petite phrase d’un média à l’autre : « … Chanson qui lui a été donnée par Pier Béland et qui remporta un immense succès … » tout en omettant de dire l’essentiel.

Naturellement, Pier Béland n’eut que rarement la chance d’être invitée ici et là afin de nous raconter quelques insipides états d’âme, ne fut jamais approchée afin de devenir panéliste ou jurée, ne fut jamais sélectionnée pour qu’on refasse la décoration de son sous-sol, car elle ne faisait pas partie de la « Gang ». Sur le plateau de la Métropole, on résume encore aujourd’hui, la carrière de Marie-Chantal Toupin par la dimension de sa poitrine tout en se moquant toujours de Pier Béland. Sommes-nous un grand peuple émancipé de tolérance ?

Personnellement, je n’ai jamais acheté un disque de Pier Béland, pas parce que celle-ci n’était pas une véritable chanteuse, mais parce que je ne faisais pas parti de ce public qui l’admirait et qui avait, aussi, le droit d’exister. Par contre, j’ai toujours eu un très grand respect pour ces artistes qui ont su mériter la reconnaissance de leur publique malgré un système qui ne voulait pas d’eux, et à l’époque, j’avais cessé d’écouter « Piment fort », car j’avais fini par comprendre que je n’étais plus en face d’une émission humoristique, mais en face d’une « Télévision Poubelle » où le mépris était royalement rémunéré.

Mme Béland, merci pour ces belles années. Toutefois, votre aventure ne se terminera pas ainsi, car il restera toujours ce petit air de déjà vu, afin de nous rappeler que la vie, n’est parfois rien d’autre qu’un maudit Bordel. Votre prochain disque bénéficiera d’une couverture médiatique comme nul autre auparavant, et ce sera si peu, si tard …

La Direction

N.B. Le mardi 16 avril 2013, Mme Béland fut emportée par un cancer de l’utérus qui avait été que trop tardivement diagnostiqué. Le combat fut empreint d’espoir depuis juin dernier, mais fait désormais place aux souvenirs.

Photo : Mme Pier Béland

Peuple paresseux : La bouteille restera à la mer …

Au cours de la dernière année, le Québec fut ébranlé par bon nombre de manifestations populaires qui furent souvent couvertes à l’international de par la nature même des débordements qu’elles suscitèrent. Certains eurent rapidement recours à L’œuvre de Delacroix afin de se forger une digne image d’enfant de la patrie, mais le germe d’un réel changement doit-il nécessairement toujours passer par cette image de l’ouvrier pauvre voulant nourrir ses enfants et devant affronter seul les impératifs d’un méchant système capitaliste ? Ce système n’est certes pas un meilleur absolu en tout, mais il sait quand même faire encore place, au moins, à la possibilité d’espérer mieux.

Dans les faits, la Révolution française fut initiée par celui dont on s’y attendrait le moins. En effet, c’est un certain Louis Capet ( Louis XVI ) qui commença à instaurer le changement en interdisant, entre autres, la torture juridique. Il ne devait pas s’attendre à ce que ce début de changement puisse ainsi éventuellement prendre la forme d’un tsunami, car sous l’effet de l’emportement, sous l’effet de l’ivresse d’un soudain pouvoir populaire, une foule incontrôlée n’a absolument plus d’inhibitions. Même s’il avait su nourrir le peuple en insufflant le désir de changement, Danton ne fut-il pas lui-même emporté par une foule vindicative ne sachant plus trop sur quel clou frapper ? Comme a déjà dit Mr Victor Lévy  Beaulieu : « Il est difficile de dire à partir de quel mot une révolution commence réellement ». Ce sur quoi je me permettrais d’ajouter : « Mais il est encore plus difficile de dire jusqu’où ces mots nous porteront ! ». Toutefois, je m’étonne encore de constater, que les protagonistes de notre printemps érable purent aussi rapidement prendre le contrôle de nos grands médias, et ce, tout en prônant le musellement de certains journalistes et caricaturistes bien connus, car dans les faits, la priorité de toute révolution a toujours été la liberté de la presse, la liberté de parole et non le musellement de celles-ci.

Je crois que nos grands médias devraient entamer un véritable exercice de conscience sur ce printemps qui ne nous permit nullement de constructivement faire un pas vers l’avant. L’actualité fut-elle correctement présentée ? Avons-nous censuré certains événements ? J’ose croire que non ! Certes, les médias nous montraient la fureur d’un peuple près à tout pour pouvoir désespérément aspirer au changement, mais la question demeurait les frais de scolarité et rien de plus. Mais pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Serait-ce possible que les gens aient été exaspérés de voir un scandale en remplacer un autre ? Serait-ce possible que les gens n’acceptent plus qu’un drame soit remplacé par une futilité de télé-réalité présentée comme une question d’État en plein milieu d’un bulletin de nouvelles ? Montréal aurait-elle tant souffert, car nos grands médias seraient trop paresseux, acceptant toujours réponses mémorisées et déclarées à la va-vite comme si la priorité était la simple réalisation d’un topo de deux minutes pour le 18 heure, comme si le peuple n’avait plus ce droit inaliénable de connaître la vérité !

Ce qui me ramène à ce fameux mois de septembre 1989. Un mois comme un autre si ce n’est de cette bien curieuse conférence de presse que donna maître Guy Bertrand ( Télécharger le document pdf | 2,18 Mo ). À l’époque, je me souviens d’avoir été, malgré mon jeune âge, sidéré par l’importance et la solennité des propos qui y avaient été dits. À l’aube d’élection où il briguait le poste de ministre de la Justice, un avocat de bonne réputation avait osé se lever afin de dénoncer notre propre et sacro-saint système de justice tout entier. Celui-ci ne requérant pas moins qu’une commission d’enquête sur la Justice du Québec.

Le choix des mots fut fort et sans aucun compromis dans le quotidien « Le Soleil » daté du vendredi 8 septembre 1989 : « Le Watergate, c’était une petite affaire. Ici, on parle de corruption de l’appareil juridique … Il m’a dit : « Maître Guy Bertrand, vous semez la panique au ministère du Solliciteur général et de la Justice, car on se dit là-bas que si jamais vous êtes élu, avec l’immunité absolue et tout ce que vous savez, ça va être épouvantable ! » … »

Mr Bertrand dénonça certaines problématiques allant du conflit d’intérêts ministériel, à la mise sur pied de soirées alliant argent, drogue et prostitués aux frais de la princesse. Événements où étaient conviés juges, procureurs de la Couronne, délateurs et policiers dans des chalets privés. Je ne fus donc pas surpris des résultats de la Commission du juge Bastarache qui amena la population du Québec à se questionner sur la possibilité d’un retour d’ascenseur lors de causes juridiques concernant le Parti Libéral du Québec et qui aurait été présidée par certains magistrats ayant fait l’objet d’une nomination partisane.

La candidature de Mr Bertrand n’avait pas eu l’heur de plaire au sein du ministère de la Justice. Un informateur anonyme l’aurait même averti que tous les moyens possibles seraient utilisés par certaines personnes de ce ministère afin d’empêcher son élection. Pourrait-il réellement y avoir eu ingérence du politique dans le judiciaire et vice versa ? À l’époque, maître Gil Rémillard ne pouvait pas parler, car il y avait enquête, mais selon ce dernier, si Mr Bertrand détenait des preuves, il n’avait qu’à transmettre celles-ci à la Sûreté du Québec. Toutefois, Mr Bertrand désirait avoir recours à l’immunité parlementaire pour pouvoir s’exprimer. Un véritable préquelle de l’affrontement entre Marc Bellemare et Jean Charest !

Par la suite, Mr Bertrand dénonça la triste Affaire Tommy D’Errico ! Ce Mr D’Errico était, à cette époque, président de la société de construction « Beaver Asphalte » et trésorier officiel du PLQ. C’est d’ailleurs lui qui avait recruté Franco Fava, deux ans plus tôt, afin de faire collaborer ce dernier avec Marc-Yvan Côté à de subséquentes campagnes électorales. Lorsque le PLQ fut élu, le nouveau gouvernement dézona aussitôt pas moins de 4 444 hectares de la ville de Laval, soit près de 40 % de son territoire jusqu’alors zoné agricole. Toutefois, il fut ultérieurement établi que certains de ces terrains appartenaient déjà à la famille de Tommy d’Errico. Les profits d’une telle opération se seraient élevés à quelques centaines de millions de dollars. Le président du comité exécutif de la ville de Laval, Gilles Vaillancourt, avait d’ailleurs soutenu que la nouvelle zone verte consolidait, en fin de compte, les véritables terres agricoles de Laval, et ce, même si 69 % des citoyens de Laval étaient farouchement opposés audit projet. Le mardi 27 juin, Mr d’Errico démissionna de son poste de président de la Commission des finances du PLQ, et le même jour, le ministre de la Justice annonça que, faute d’indices qu’une infraction avait été commise, aucune enquête policière ne serait faite dans cette affaire. Le nom de Tommy D’Errico était aussi apparenté, par les médias, à deux autres histoires concernant l’attribution de contrats de voirie et une certaine affaire entourant un immeuble de place d’Youville dans la Capitale ( Voir : Note 1 ). Connaissant ces quelques faits pour les avoir simplement lus dans les grands quotidiens de l’époque, comment nos actuels grands penseurs purent-ils tant feindre la surprise par tout ce qui fut dit à la commission Bastarache et tout ce qui continue d’être quotidiennement dit à la commission Charbonneau ? Amnésie sélective ? Celle-là, ce n’est pas la première fois qu’on nous l’aura chanté !

À l’époque, Mr Bertrand dénonça aussi l’existence de fonds spéciaux d’opérations de plusieurs millions de dollars qui avaient pour but d’être distribué par des cadres de la SQ à des délateurs sans que cesdits fonds ne soient contrôlés par le Vérificateur général du Québec, mais le mardi 11 décembre 2012, un communiqué nous révéla que Richard Deschênes ( Ex-directeur général de la SQ ), Jean Audette ( Ex-directeur adjoint des enquêtes criminelles ) et Steven Chabot ( Ex-directeur adjoint des enquêtes criminelles ) étaient actuellement soupçonnés d’utilisation inappropriée des fonds spéciaux d’opérations. Ce sont les plaintes de la commissaire France Charbonneau qui auraient mené à certaines enquêtes auprès de hauts gradés de la SQ, car il y avait eu récemment caviardage de documents et obstruction de la part de la SQ lors du transfert de la preuve concernant l’enquête « Diligence ». Étonnant !

Il y a 20 ans, Mr Bertrand avait laissé sous-entendre que ses 20 ans de métier l’avaient amené à découvrir des informations susceptibles de placer dans l’eau chaude les hautes autorités judiciaires, et celui-ci avait conclu en disant que le Watergate n’avait été qu’une petite affaire, car ici, on parlait de corruption de l’appareil juridique. D’où la nécessité de mettre sur pied une véritable commission d’enquête royale sur la justice québécoise. Autrement dit, on ne proposait plus de simplement balayer, mais plutôt de tout nettoyer au grand jet d’eau.

QuébecTribune  Bertrand Guy 001

J’aimerais donc dire qu’au Québec, les véritables fils de la patrie ne courent pas les rues, mais il y en aura eu au moins un qui aura osé se lever seul afin d’affronter Goliath. Qui osa ce lever seul afin qu’on puise collectivement s’attaquer à la véritable racine du mal. Chose que nous n’avons toujours pas faite, et aujourd’hui, nous couvrons des manifestations sans fin, car la colère gronde. Naturellement, notre citoyen modèle ne fut jamais nommé juge pendant que le PLQ se targuait de quelques nominations non partisanes. Mais où étaient cachés ces braves du PQ lors de la conférence de presse de Mr Bertrand ? Étaient-ils dans la rue avec des casseroles où près de leur confrère à le soutenir face à l’adversité ? Furent-ils de ceux qui tentèrent de retenir Mr Bertrand lorsque celui-ci quitta la politique quelque temps après son apparente déception ? Nous ne le saurons jamais !

Mr Chapleau aura fort bien gagné sa croûte en se moquant dudit juriste au sain de l’émission consacrée à notre ami Gérard D. Laflaque. Toutefois, force est d’admettre qu’il est bien mal venu de rire d’autrui, lorsque soi-même avouons, non sans peine, avoir censurer notre propre travail au cours de la crise étudiant par peur de représailles. En effet, Mr Chapleau semble avoir bien moins de courage que de talent. Je le reconnais, le désordre social qui régnait à l’époque était fort intimidant, mais s’il était normal, par simple peur, de penser à remplacer une caricature anti-carrés-rouges par une caricature anti-Jean-Charest, il n’était absolument pas admissible de ne pas publiquement dénoncer un état de fait. Mr Chapleau aurait dû dénoncer son manque de liberté sans rire de ceux qui eurent plus de courage que lui-même. Alors ! Caméra 1 ! Caméra 2 ! Ciel, Mr Chapleau ! Était-ce vous-même que vous décriviez de la sorte ?

Naturellement, Mr Chapleau est un homme d’un très grand talent, mais lorsque les orateurs commencent à ne plus s’exprimer avec les mots qu’il souhaiterait employer, lorsque les journalistes ne présentent plus les nouvelles qu’ils voudraient pourtant traiter ( Ils sont très nombreux ! ), lorsque les dessinateurs commencent à ne plus dessiner la réalité tel qu’ils la perçoivent, la démocratie ne vaut même plus le poids de son ombre. Malheur à nous, car les sous noirs n’existent plus !

La cause désespérée qui semait, encore hier, tollé et indignation est vite remplacée par une populaire banalité. La roue tourne, les caméras filment, il nous faut de la nouvelle qui fait vendre. On aura temporairement déguisé notre petite victime en vedette d’un soir, on aura imprimé suffisamment de petits canards afin d’alimenter la section des caisses au supermarché. Peu importe que notre cause désespérée finisse dans l’indifférence, car nous en aurons, au moins, tiré bon profit. Bien venue dans ce monde où on fait désormais la « Une » avec ce qui rapporte plutôt qu’un monde où on rapporte la « Une » qui crée le changement …

… En écrivant ces quelques mots, j’ai eu quelques hésitations moi aussi, mais ne suis-je pas libre ? Et vous, Mr Chapleau, êtes-vous encore libre ?

Mr Le Contribuable

Note 1 : Mr Tommy D’Errico et « Beaver Asphalte » firent faillite durant la Commission d’enquête sur le Viaduc de La Concorde. L’entreprise « Beaver Asphalte » avait été responsable de la construction du Viaduc du Souvenir à Laval sur l’autoroute 15, effondré le dimanche 18 juin 2000 en causant un mort et deux blessés. En 2000, la célèbre entreprise fondée par Mr D’Errico fut rachetée par … Tony Accurso.

Photo : Mr Guy Bertrand